1,8 million d'entrées : 15 ans après, son acteur principal pense qu'on ne pourrait pas refaire cette comédie culte aujourd'hui
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Disponible sur Netflix jusqu'à la fin du mois sur Netflix, cette comédie avait été un des gros succès de l'année 2011. Et pourtant son acteur et réalisateur pense qu'il serait incapable de la tourne aujourd'hui.
© Mars Distribution
Dès sa sortie en 2011, Case départ n'a laissé personne indifférent. Cette comédie imaginée par Thomas Ngijol et Fabrice Éboué met en scène deux demi-frères ramenés aux origines esclaves de leur famille. Plongés dans le passé, les deux compères vont découvrir un pan méconnu de leur histoire personnelle.
Une comédie culte, malgré un sujet de fond très sensible
Un tel sujet ne se prête habituellement pas à la comédie, mais c'est pourtant par ce biais que les deux humoristes du Jamel Comedy Club ont décidé d'aborder la question de l'esclavage. Ce sujet choc, servi par un humour dévastateur, est parvenu à faire mouche, en témoignent les 1,8 million de spectateurs réunis en salles, sans oublier les millions réunis devant leur télévision à chaque rediffusion du film.
Le succès de Case départ a sans aucun doute propulsé la carrière au cinéma de Thomas Ngijol et Fabrice Éboué. Et pourtant, l'un des deux compères estime qu'il serait impossible aujourd'hui qu'un tel film puisse voir le jour. Dans un entretien accordé à Pierre Lescure dans son émission Beau Geste, Thomas Ngijol est revenu sur sa carrière, marquant un passage obligé sur la success story de Case départ.
Pourquoi Thomas Ngijol ne referait plus le film aujourd'hui
Et s'il ne regrette pas du tout le long métrage, bien au contraire, ce dernier estime que notre époque ne se prête plus à de telles comédies. "Nous, on est tellement fiers d'avoir fait ce film dans le sens où c'était une pierre importante pour nous et de notre éducation (...). Mais si tu me dis de refaire le même film aujourd'hui, déjà je pense que c'est impossible. Et même moi, dans ma tête, je me freinerais en fait."
Relancé par l'ancien président du Festival de Cannes, Thomas Ngijol reconnaît avoir changé depuis l'époque du tournage, se décrivant comme "beaucoup plus sage" aujourd'hui, à l'inverse "du punk" qu'il était auparavant. "J'ai 47 ans, et je n'ai pas envie d'être cet espèce de comique un peu névrosé qui force le rire", conclut-il.
Case départ est à retrouver sur Netflix jusqu'au 31 mars prochain.
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publié le 24 mars, Clément Cusseau, Allociné