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"Avec le budget le plus bas possible" : il y a 31 ans, cette star du film d'action a réduit son salaire de 99% pour jouer avec Paul Newman

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Bruce Willis a presque tout sacrifié pour un rôle... juste pour tourner aux côtés de Paul Newman ! Découvrez l'histoire d'un choix audacieux loin des projecteurs et des gros cachets.

© Paramount Pictures

Au sommet de sa carrière, Bruce Willis n'a pas toujours choisi l'argent. Dans les années 90, l'acteur a accepté de réduire drastiquement son cachet pour un rôle dans une comédie dramatique, simplement pour avoir l'opportunité de partager l'écran avec une icône d'Hollywood : Paul Newman.

Après avoir explosé grâce à Piège de cristal (Die Hard) en 1988, qui l'a propulsé au rang de star mondiale du film d'action, on aurait pu s'attendre à ce que Bruce Willis reste cantonné aux rôles musclés et à gros budget. Pourtant, il a opté pour des projets très variés, explorant autant le drame que la comédie. Ses premiers choix post-Piège de cristal incluent le poignant Un héros comme tant d'autres, sur un vétéran du Vietnam en quête de sens, la comédie noire Le Bûcher des vanités, et la franchise Allo maman ici bébé, où il prête sa voix au célèbre bébé en question.

Même après avoir consolidé sa renommée avec 58 minutes pour vivre (Die Hard 2) et Le Dernier samaritain, Willis n'a pas hésité à s'engager dans des films plus modestes et risqués financièrement. Par exemple, il n'a touché que 800 000 dollars pour Pulp Fiction, mais a reçu une part des bénéfices, ce qui en a fait un choix rentable et mémorable.

Prêt à tout pour tourner avec Paul Newman...

En 1994, pour Un Homme presque parfait de Robert Benton, Bruce Willis a fait un geste encore plus radical : il a accepté de gagner à peine 1% de son salaire habituel, soit un maigre 1400 dollars par semaine, le minimum syndical à l'époque. Pourquoi ? Parce qu'il voulait à tout prix tourner aux côtés de Paul Newman.

Il avait à l'époque déjà travaillé sous la direction de Robert Benton pour Billy Bathgate en 1991, un film qui n'a pas rencontré le succès escompté mais reste cher à son cœur. Benton, décédé en mai dernier, lui avait alors expliqué que le budget de son nouveau projet serait extrêmement limité, comme il l'a raconté dans les colonnes du Los Angeles Times en 1995 : "J'ai appelé Bruce et je lui ai dit : 'Ce n'est pas comme Billy Bathgate, il n'y a pas d'argent pour celui-là.' J'ai dit : 'Nous allons tous faire ce film avec le budget le plus bas possible.'" La réponse de Willis ? "Il a dit : 'Ne t'inquiète pas pour ça. Nous allons passer un bon moment.'"

Dans Un Homme presque parfait, Willis joue Carl Roebuck, un entrepreneur en bâtiment qui se heurte régulièrement à son employé Sully, incarné par Newman. Leur alchimie a été largement saluée par la critique, contribuant au succès du film, nommé pour l'Oscar du Meilleur scénario et ayant rapporté environ 39 millions de dollars au box-office.

... même si ce n'était pas tout à fait la première fois !

Une anecdote amusante : les deux acteurs étaient déjà apparus dans le même film, Le Verdict (1982) de Sidney Lumet, mais Paul Newman n'en avait aucun souvenir. Bruce Willis, non crédité au générique, avait en effet figuré en arrière-plan - aux côtés de Tobin Bell d'ailleurs, connu pour son rôle de John Kramer/Jigsaw, dans la franchise Saw -, ce qui fit sourire le vétéran d'Hollywood lorsqu'on lui montra la scène.

Des années plus tard, Willis évoquait avec enthousiasme l'expérience de travailler avec Paul Newman dans un entretien avec Playboy : "Il est incroyable. Il a 70 ans et il essaie toujours de nouvelles choses à chaque prise. Un gars comme lui n'aurait pas à le faire, il pourrait juste se montrer et être la star. Mais il n'a pas été comme ça pendant une minute. On a passé beaucoup de temps à se faire rire. C'était un truc de mecs, on essayait de se casser les couilles. C'était un truc de folie. Ça s'est passé comme ça [claquement de doigts]."

Pour revoir cette tragi-comédie, pépite moins connue de la carrière de Bruce Willis, il faudra se tourner vers ses éditions DVD.

publié le 23 novembre, Aude Mackau, Allociné

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