C'est l'un des meilleurs films des années 90 : 28 ans après, cet acteur culte se souvient de Robin Williams, qui était totalement en roue libre
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Disparu en 2014, Robin Williams a laissé un immense vide dans le coeur des spectateurs. 28 ans après Will Hunting, son partenaire Stellan Skarsgård se souvient de sa collaboration avec lui, avec sincérité et émotion.
© Miramax
En 1998, deux petits jeunes se faisaient connaître à Hollywood avec une oeuvre qui allait marquer son temps : Will Hunting ! Ce duo n'était autre que Matt Damon et Ben Affleck, qui ont signé le scénario de ce film mémorable, mis en scène par Gus Van Sant.
Will Hunting est un véritable triomphe, notamment récompensé par deux Oscars : Meilleur second rôle pour Robin Williams et Meilleur scénario original pour Matt Damon et Ben Affleck. Pour rappel, le récit suit le jeune Will Hunting, un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles.
Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses études, refusant le brillant avenir que pouvait lui procurer son intelligence. Il vit désormais entouré d'une bande de copains et passe son temps dans les bars a chercher la bagarre et à commettre quelques petits délits qui risquent bien de l'envoyer en prison.
C'est alors que ses dons prodigieux en mathématiques attirent l'attention du professeur Gerard Lambeau, du Massachusetts Institute of Technology. Ce dernier est incarné par l'immense acteur suédois, Stellan Skarsgård. 28 ans plus tard, au micro de Variety, il se souvient avec émotion de sa collaboration avec le regretté Robin Williams, disparu en 2014.
Robin Williams en roue libre
"Robin partait dans tous les sens, bien sûr, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'improviser et de faire des choses délirantes. Son esprit lui fournissait en permanence des idées comiques et sombres, comme une cascade qui vous tombe dessus", a indiqué le comédien.
Robin partait dans tous les sens, bien sûr, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'improviser et de faire des choses délirantes. "Mais ce que Gus Van Sant obtenait en faisant dix prises comme ça, c'était une matière incroyable. Au montage, il pouvait transformer Robin pour en faire un type très odieux s'il le voulait, un type très drôle, un type très triste, ou quelque chose entre les deux", a expliqué Stellan Skarsgård.
Lors d'une projection spéciale de Will Hunting à Los Angeles il y a quelques semaines, l'artiste était également revenu sur la personnalité de Robin Williams, cité sur Entertainment Weekly. "En privé, quand on était seuls, il était calme, gentil, vraiment adorable, et il pouvait parler de tout", se souvient l'acteur.
Une personnalité déroutante
"Mais dès que d'autres personnes débarquaient, Robin Williams devenait quelqu'un d'autre. Dès que deux ou trois personnes le rejoignaient, il se levait d'un coup, comme pour se protéger, d'une certaine manière. Je pense que ça lui venait de l'école. Il devait être drôle pour survivre", a souligné Stellan Skarsgård.
"Robin était toujours celui qui disait : Encore une, encore une, encore une. Alors on faisait dix prises parfois, au lieu de trois, parce qu'il voulait en tenter une rapide, une lente, une joyeuse, une triste, une drôle, une pas drôle."
Robin était toujours celui qui disait : Encore une, encore une, encore une. Alors on faisait dix prises parfois, au lieu de trois. "C'était presque vital pour lui. Par exemple, s'il avait une idée de blague, il fallait qu'il la joue, qu'il l'expulse. Il ne pouvait pas la garder en lui. J'avais vraiment l'impression qu'il avait trois cerveaux qui fonctionnaient en parallèle, et à toute vitesse", a conclu le comédien suédois, qui a brillé récemment dans Valeur sentimentale.
Si vous n'avez encore jamais vu Will Hunting, ou si vous voulez le revoir, le film est disponible sur les plateformes Netflix et HBO Max.
publié le 27 février, Vincent Formica, Allociné