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"C'est peut-être l'acteur que j'admirais le plus" : la première fois qu'il a rencontré Jean Gabin, ce légendaire comédien français a été très impressionné

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La plus belle rencontre de ce grand acteur français a été de travailler avec Jean Gabin, le comédien qu'il admirait plus que tous les autres.

© Gaumont

Jean Gabin était le roi des phrases bien envoyées ! On se souvient par exemple de son avis laconique sur Citizen Kane, mais il en avait tout autant sur le monde du cinéma... probablement sans en croire au fond un traître mot ! C'est en tout cas ce que pense Philippe Noiret, qui avait travaillé avec l'acteur sur un long métrage.

En l'an 2000, au micro de Patrick Simonin pour TV5 Monde, la star de Cinéma Paradiso et de Coup de torchon revenait sur sa rencontre avec Jean Gabin, un acteur qu'il vénérait :

"Ça a beaucoup compté pour moi, d'abord parce que c'est peut-être l'acteur que j'admirais le plus, français en tout cas sans aucun doute, et parce que ça a été une étape importante dans ma vie professionnelle."

Son film avec Gabin

C'est en 1964 qu'il croise la route de Jean Gabin sur le tournage de Monsieur, un film de Jean-Paul Le Chanois dans lequel il incarne le riche industriel qui emploie le majordome incarné par Jean Gabin. Un autre rôle marquant qui lui ouvrira les portes des Copains (1965) et de La Vie de château (1966).

" avait des jugements souvent d'une mauvaise foi magnifique sur le cinéma, je me souviens d'une phrase qu'il m'avait dite : 'Ils commencent à m'emmerder avec leur cinéma', comme si lui [n'en] faisait pas partie. J'ai beaucoup appris. C'est ça, le grand plaisir. C'est le seul avantage qu'on ait à vieillir, c'est d'accumuler ce genre de rencontre, de plaisir."

Noiret a travaillé "pour" Gabin !

Noiret côtoiera à nouveau Gabin, mais indirectement, en participant au film Le Voyage du père (1966) avec Fernandel, coproduit par ce dernier et Jean Gabin avec leur société de production la "Gafer". Le Voyage du père est le deuxième des neuf films qu'ils financeront ensemble.

Quant à Philippe Noiret, il poursuivra son ascension jusqu'à tourner Alexandre le bienheureux d'Yves Robert (1968), qui l'installe définitivement en tête d'affiche et le fait connaître du très grand public. Il remportera deux César du Meilleur acteur pour Le Vieux fusil de Robert Enrico et La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier.

publié le 2 novembre, Corentin Palanchini, Allociné

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