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"C'était un homme d'une simplicité..." : quand Jean Lefebvre rendait hommage à un acteur légendaire du cinéma français

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Lors d'une interview, Jean Lefebvre avait salué l'humilité d'un célèbre acteur avec qui il avait plusieurs fois travaillé.

© StudioCanal

Jean Lefebvre a toujours rendu hommage à ceux qui ont marqué son parcours, et parmi les grandes vedettes qu'il a admiré, il y a Bourvil. L'acteur des Tontons flingueurs ne tarissait pas d'éloge sur l'interprète d'Antoine Maréchal dans Le Corniaud, comme en témoigne cet extrait d'interview disponible sur TikTok :

"Il m'a dit une chose qui m'a beaucoup marqué"

"C'était un homme d'une simplicité et qui ne se prenait pas au sérieux. J'adorais Bourvil parce qu'il m'a dit une chose qui m'a beaucoup marqué. Il m'a dit : 'Jamais je n'aurais cru arriver au stade où j'en suis'. Et c'est un peu mon avis pour moi aussi. Et puis, il m'a dit : 'Tu vois, on doit avoir beaucoup de respect pour le public, parce qu'on leur donne peut-être du plaisir, mais à nous, ils donnent beaucoup de joie aussi'."

Lefebvre a tourné à trois reprises avec la star de La Grande vadrouille. La première fois était en 1958 dans Un drôle de dimanche de Marc Allégret dans lequel Lefebvre n'a qu'un rôle de réceptionniste et où Bourvil est en tête d'affiche face à Danielle Darrieux. Puis il y a eu Un clair de lune à Maubeuge de Jean Chérasse (1962) mais les deux hommes ne se croisent pas à l'écran et enfin le méconnu Trois enfants... dans le désordre de Léo Joannon (1966) dans lequel ils sont enfin à égalité en haut de l'affiche.

L'occasion de se côtoyer un peu plus, y compris à la cantine du tournage :

"Bourvil ne mangeait jamais à la cantine"

"Il y avait une chose formidable : ne mangeait jamais à la cantine. Il venait avec une gamelle. Et je lui avais demandé pourquoi il ne venait pas à la cantine. Il m'avait répondu : 'Parce que je ne mange que la nourriture de ma femme, parce qu'elle me fait une nourriture extraordinaire et tu vas comprendre pourquoi. Demain, tu ne vas pas manger à la cantine, je vais demander à ma femme qu'elle te prépare une gamelle'. Le lendemain, il est venu avec deux gamelles, et je dois avouer que j'ai fait un repas extraordinaire."

publié le 25 octobre, Corentin Palanchini, Allociné

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