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"C'était une opportunité..." : Danny Boyle explique ce qui l'a motivé à revenir à la franchise de zombies qu'il a créée au début des années 2000

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Le nouveau film de la franchise a été en partie tourné avec des iPhones...

Vidéo et photo : bande-annonce de 28 ans plus tard. - © Sony Pictures

Cela fait déjà 23 ans que le public a découvert avec stupéfaction le récit post-apocalyptique de Danny Boyle, 28 Jours Plus Tard, et pourtant une nouvelle suite est sur le point de sortir. Très bientôt, nous pourrons découvrir 28 Ans plus tard, écrit une nouvelle fois par Alex Garland et réalisé par Boyle, avec l'espoir qu'il nous impressionnera à nouveau.

Alors que 28 Ans plus tard cherche à conserver le style visuel unique - parfois brutal - de son prédécesseur, qui avait bouleversé les fans de zombies et le grand public grâce à ses "infectés" rapides et son esthétique de vidéo numérique, ce nouvel opus s'annonce aussi plus vaste et ambitieux que les origines modestes du premier film. IGN a pu voir les 30 premières minutes du film cette semaine, avant de s'entretenir avec Danny Boyle sur son retour dans l'univers du Virus de la Rage.

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"On a utilisé un format d'image très large cette fois", confie Boyle à IGN. "On pensait pouvoir tirer parti de l'inconfort créé par le premier film avec la vitesse, l'aspect viscéral des infectés. En format large, ils peuvent surgir de n'importe où... vous êtes constamment en train de les chercher du regard".

Objectif de grandeur sans perdre l'intimité des personnagesDans 28 Ans plus tard, avec Aaron Taylor-Johnson, Jodie Comer et Alfie Williams, Danny Boyle voulait à la fois embrasser une sensation d'ampleur et préserver les moments plus intimistes qui ont fait le succès du film original. Sans oublier de nouvelles façons, vraiment effrayantes, de représenter les infectés.

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De 28 jours à 28 ans, avec un Brexit entre-tempsDepuis la sortie du premier film, Boyle et Garland ont régulièrement envisagé une suite (en plus de 28 Semaines Plus Tard en 2007, qu'ils ont produit). Boyle se souvient d'avoir assisté à une projection de reprise au British Film Institute et d'avoir été surpris par l'enthousiasme du public.

"Vous vous dites : 'Waouh'", rigole-t-il. "Et chaque fois qu'on ressentait ça, Alex et moi nous retrouvions pour discuter d'une suite".

Ils avaient quelques idées, mais elles ne les enthousiasmaient pas vraiment. "Alex avait même écrit un script à un moment, mais c'était ce à quoi on pouvait s'attendre : le virus utilisé comme arme par l'armée, un gouvernement ou une organisation secrète... Rien de très excitant pour nous".

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C'est en pensant à une approche radicalement différente qu'ils ont trouvé un nouvel angle : non pas étendre la menace à l'échelle mondiale, mais réduire l'échelle, la ramener au local. "On a pensé à la Grande-Bretagne, surtout à cause du Brexit. Il y avait des choses qu'on voulait explorer depuis le premier film. C'était une opportunité"

Ainsi, 28 Ans plus tard commence dans une communauté insulaire, coupée du reste du Royaume-Uni et épargnée par le virus - mais obligée de survivre par elle-même. "C'est pour ça que ces films existent. Ce ne sont pas des leçons, mais des reflets de qui nous sommes, de ce que nous avons vécu en tant qu'individus et en tant que société".

"Aujourd'hui, l'iPhone a remplacé les caméras de 2002"Le film original avait été tourné en vidéo numérique, avec une esthétique brute qui faisait partie de son succès. Pour cette nouvelle suite, Danny Boyle a voulu retrouver cette approche inventive, notamment en utilisant... des iPhones, parfois jusqu'à 20 en même temps !

"À l'époque, on avait l'idée que dans un monde post-apocalyptique, il y aurait plein d'enregistrements amateurs. Aujourd'hui, l'iPhone a remplacé les caméras de 2002".

Danny Boyle a travaillé avec Anthony Dod Mantle, directeur photo du premier film, pour créer un format très large : 2,76:1, inhabituel pour un film d'horreur, souvent réservé à des films en Imax ou Panavision.

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Diverses techniques ont été utilisées : caméras fixées aux acteurs, drones, multiples types d'optiques, et trois plateformes spécifiques pour les séquences tournées à l'iPhone. "On a une plateforme pour 8 iPhones, une autre pour 10, et une troisième pour 20. Il y a une scène incroyable dans la deuxième moitié du film où on utilise les 20 iPhones. Vous saurez laquelle. C'est graphique, mais aussi superbe".

Cela permet d'avoir une vue à 180° sur une scène et de jouer avec le montage pour renforcer l'impact, notamment dans les scènes violentes. "Ça plonge le spectateur dans la scène. On est avec Jodie Comer et son fils, ou dans un train abandonné avec un infecté nu à la colonne apparente".

Action intense et profondeur des personnagesBoyle et Garland ont collaboré à plusieurs reprises depuis La Plage (2000), et c'est justement leur complémentarité qui rend cette suite aussi prometteuse. "Alex écrit toujours des scripts qui défient les conventions du cinéma. Il y a des défis physiques, des idées peu orthodoxes", dit Boyle.

Et si Garland maîtrise les personnages, Boyle amène "la dynamique cinématographique" : il aime surprendre les acteurs avec des caméras multiples qu'ils ne peuvent pas anticiper. "J'aime raconter des histoires qui ne concernent pas que les personnages, mais aussi ce qui les entoure, le monde réel qui influence cette fiction".

28 Ans plus tard sortira au cinéma le 18 juin.

publié le 3 juin, Mathis Ferrut , Purebreak

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