Ce classique méconnu a inspiré de nombreux films d'épouvante, et Martin Scorsese en est fan !
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Quarante-cinq ans après sa sortie, "The Changeling - L'Enfant du diable" de Peter Merak ressort en salles dans une version restaurée. L'occasion de remettre en lumière ce film d'épouvante avec George C. Scott. Frissons garantis.
© CHESSMAN PARK PRODUCTIONS LTD
À quelques heures de la fête d'Halloween, un film sorti il y a 45 ans refait surface sur grand écran et mérite toute votre attention. Réalisé par Peter Medak, The Changeling - L'Enfant du diable ne bénéficie pas de la même notoriété que Shining, pourtant sorti la même année, mais l'effroi qu'il procure a laissé des marques.
L'intrigue s'ouvre sur une tragédie, celle vécue par John Russell, compositeur de musique, témoin de la mort de sa femme et sa fille à la suite d'un accident. L'homme endeuillé emménage à Seattle dans un grand manoir inhabité depuis douze ans. Entre ces murs, il espère retrouver de l'inspiration.
C'est à ce moment que des phénomènes inexpliqués interviennent. John entend des voix et sent une présence. Il se sait surveillé et suivi dans l'enceinte de sa propre maison, pourtant vide. Il ignore encore qu'il est sur le point de découvrir que ce lieu hanté renferme un inquiétant secret.
À première vue, The Changeling - L'Enfant du diable remplit toutes les cases du film de maison hantée somme toute assez classique. C'est sans compter sur la mise en scène inspirée de son réalisateur et l'interprétation de son acteur, George C. Scott, bluffant. Tout fonctionne car tout nous paraît réel.
Une source d'inspiration
Il vous sera, par exemple, impossible d'oublier cette longue scène de spiritisme qui en a inspiré tant d'autres. Comme celle reprise par Alejandro Amenábar dans Les Autres, avec Nicole Kidman, film dont le ton et la tension puisent, entre autres, dans l'œuvre de Peter Medak.
Une autre scène a su s'inscrire dans l'inconscient des cinéastes. Elle concerne des escaliers et une balle rouge, lancée de manière inexpliquée avant de dévaliser les marches devant les yeux terrifiés du personnage principal. La Française Justine Triet reproduira ces images dans sa Palme d'or, Anatomie d'une chute - qui n'a pourtant rien d'un film de fantômes.
Martin Scorsese, lui, cite The Changeling - L'Enfant du diable comme l'un des "films les plus effrayants jamais faits", aux côtés de L'Exorciste ou Psychose. Avec les années, le long métrage de Peter Medak a de nombreuses fois été mentionné et plébiscité par les amateurs de genre, sans jamais s'imposer comme un film reconnu auprès du grand public.
Dans The Changeling - L'Enfant du diable, ce ne sont pas les litres de sang qui comptent, ni même le nombre de jump scares. Tout repose sur la tension dramatique et l'atmosphère, transformant un simple film de fantômes en classique absolu qui, vous l'aurez compris, n'a pas fini de hanter les esprits.
The Changeling - L'Enfant du diable, actuellement au cinéma
publié le 30 octobre, Thomas Desroches, Allociné