Ce soir à la télé : noté 4,1 sur 5, ce film de Clint Eastwood adapte une histoire vraie à peine croyable
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Chaque jour, AlloCiné vous recommande un film à (re)voir à la télé. Ce soir : l'histoire vraie saisissante d'un pilote d'avion qui a accompli un véritable exploit !
© Warner Bros.
L'histoire s'est déroulée le 15 janver 2009. Ce jour-là, le capitaine "Sully" Sullenberger et son copilote Jeffrey Skiles embarquent pour le vol 1549 pour un trajet reliant New York à la Caroline du Nord. A peine décollé, l'avion heurte un vol d'oiseaux qui atteint les réacteurs. Le pilote décide alors un coup de poker : amerrir sur le fleuve Hudson en espérant sauver ses passagers.
Y a-t-il un pilote dans l'Hudson ?
Tom Hanks incarne le pilote Sully Sullenberger tandis que son épouse Lorrie est jouée par Laura Linney et Jeffrey Skiles par Aaron Eckhart. Sorti en 2016, Sully comporte une époustouflante scène d'amerrissage, mais on y suit surtout "l'après incident" et les conséquences que cette décision prise dans l'urgence va avoir sur le capitaine Sully.
Avec ce film, Clint Eastwood poursuit son étude des héros américains et de leur traitement par les institutions après American Sniper (2015) et avant Le 15 h 17 pour Paris (2018). Avec Sully, on comprend que le réalisateur interroge l'ingérence gouvernementale -représentée dans Sully par le Conseil national de la sécurité des transports- qui cherche si les héros ont commis des erreurs de jugement plutôt que de les célébrer.
Les rapports entre Tom Hanks et Clint Eastwood
S'il s'agit de la seule collaboration entre Tom Hanks et Clint Eastwood, qui a une façon de mettre en scène quasi muette : il lève le doigt et fait un cercle pour signifier que ça tourne, et les autres membres de l'équipe du tournage l'imitent. Hanks s'en s'amusera sur les plateaux de télé américains :
"Il se tient juste à côté de vous et il dit : 'D'accord, vas-y.' Et vous le faites et peut-être qu'il dira : 'Recommence cela. Fais-le encore une fois.' Et vous le faites et il répond : 'Très bien, ça suffit.'"
Il n'y a parfois pas besoin de beaucoup parler pour faire des chefs-d'œuvre. Mais peut-être faut-il être l'un des meilleurs réalisateurs du cinéma américain ?
publié le 9 novembre, Corentin Palanchini, Allociné