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Cinéaste culte, Pedro Almodóvar revient en Compétition à Cannes ! Autofiction, son nouveau film, va-t-il remporter le Palme d'or ?

temps de lecture  2 minutes

Avec "Autofiction", Pedro Almodóvar réalisé son 25e long métrage. Le film, qui sort ce 20 mai dans toutes les salles françaises, est présenté en Compétition au Festival de Cannes.

© El Deseo / Iglesias Más

Pedro Almodóvar est comme chez lui à Cannes. Le réalisateur y a présenté de nombreux films et remporté un Prix de la mise en scène en 1999 pour Tout sur ma mère et un Prix du scénario pour Volver en 2006. Vingt ans plus tard, le cinéaste espagnol le plus célèbre au monde revient en Compétition pour présenter Autofiction, un nouveau film très intime.

L'intrigue s'ouvre en 2004 et suit Elsa (Bárbara Lennie), une réalisatrice de cinéma très populaire en écriture de son nouveau long métrage. Pour trouver l'inspiration, elle utilise la vie d'une de ses proches prise au piège d'un mariage malheureux. Le spectateur découvre qu'il suit en réalité deux intrigues parallèles. L'histoire d'Elsa n'est qu'une fiction écrite par Raúl (Leonardo Sbaraglia), cinéaste culte en pleine crise créative dont le parcours se rapproche dangereusement de son personnage.

Sept ans après l'introspectif et très personnel Douleur et gloire, dans lequel Antonio Banderas incarnait l'alter ego d'Almodóvar, le metteur en scène s'intéresse de nouveau au jeu de miroirs. Ici, il pose une question passionnante : un artiste, quel qu'il soit, dispose-t-il d'une liberté sans limite pour exploiter la vie des gens qui l'entoure à des fins créatives ?

Créer, une question de vie ou de mort

"Y a-t-il des aspects de la vie des autres qui doivent être soustraits au regard du créateur ?", questionne Pedro Almodóvar dans sa note d'intention. Il l'admet lui-même, contrairement à son alter ego dans le long métrage, le réalisateur n'a jamais rencontré de problèmes avec ses proches suites à ses films.

Néanmoins, comme le personnage d'Elsa - qui est aussi très inspiré par le cinéaste - il a été victime de nombreuses crises d'angoisse et de migraines épouvantables. Autofiction met aussi en lumière les angoisses d'un cinéaste et son urgence de créer. Le héros incarné par Leonardo Sbaraglia le dit : "Si je n'écris pas et ne réalise pas, je suis mort." Plus fort que tout, ce besoin créatif vital ne peut exister sans le prix de quelques sacrifices.

Autofiction, au cinéma dès ce 20 mai dans toute la France

publié le 20 mai 2026 à 08h00, Thomas Desroches, Allociné

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