"J'ai fini par tout faire moi-même" : depuis 24 ans, Jason Statham s'est fixé une règle sur ses films d'action... Et il le regrette aujourd'hui
temps de lecture 3 minutes
Jason Statham revient sur "Le Transporteur" (2002) et admet regretter d'avoir trop réalisé lui-même ses cascades. Un choix qui a lancé sa carrière, mais qui lui pèse aujourd'hui après plus de 20 ans de films d'action.
© Backgrid USA-Bestimage
Au fil du temps, Jason Statham s'est imposé comme un ingrédient presque automatique du cinéma d'action contemporain. Peu importe le scénario : qu'il joue un apiculteur, qu'il opère dans les profondeurs de l'océan Pacifique à bord d'un sous-marin ou qu'il soit mécanicien, une constante demeure. Si un proche est en danger, il enfile son équipement et part régler les choses à sa manière.
Comme le rappelle FarOut Magazine, cette année, il revient sur les eaux dans une nouvelle production Sky, après The Beekeeper sorti en 2024. Le film, intitulé Mutiny, le met en scène à bord d'un cargo, engagé dans une croisade solitaire. En effet, il y incarne Cole Reed, un ex-agent des forces spéciales devenu responsable de la sécurité, qui se retrouve injustement accusé du meurtre de son supérieur. En cherchant à comprendre la conspiration dont il est la cible, il est piégé à bord d'un cargo dont l'équipage est constitué de mercenaires. Isolé en pleine mer, Reed devra affronter la situation sans aucun soutien extérieur... On peut donc s'attendre à le voir éliminer des adversaires de façon inventive, sans décevoir les attentes du public.
Une mécanique d'action bien rodée
Il parle peu (il n'avait que douze répliques dans The Beekeeper), progresse à travers une succession d'ennemis jusqu'à affronter un adversaire plus redoutable que les autres. Le héros reprend ensuite la mer, laissant la porte ouverte à une suite. Une formule éprouvée, mais efficace, que le public continue d'apprécier.
Le succès de Jason Statham repose sur une recette inchangée depuis plus de 20 ans. Et difficile de lui en vouloir : la star britannique de l'action a longtemps réalisé elle-même ses cascades, au point que ce choix, assumé dès ses débuts, finit aujourd'hui par avoir un coût physique inévitable.
Statham n'impute cette situation à personne d'autre qu'à lui-même. Très tôt dans sa carrière, il a tenu à garder le contrôle sur ses scènes d'action, réalisant lui-même la majorité des combats et cascades dès le début des années 2000, au lancement de l'une de ses franchises les plus marquantes.
Il a confié (via FarOut Magazine) : "J'ai fait Le Transporteur avec Luc Besson, et j'ai fini par tout faire moi-même. Donc, à partir de ce jour-là, ce fut une pente glissante d'essayer de changer les choses - jusqu'à ce que je n'y arrive plus."
Le Transporteur, le choix qui a tout changé
Dans Le Transporteur (2002), Statham incarne un ancien militaire des forces spéciales devenu chauffeur-livreur de colis "particuliers". À sa sortie, le film rencontre un succès solide, suivi de deux suites ayant généré plus de 200 millions de dollars au box-office. Il s'agit de son premier grand rôle principal au cinéma, celui qui l'impose comme une figure du cinéma d'action international aux côtés d'acteurs comme Jet Li, Bruce Willis ou Sylvester Stallone.
Outre Mutiny, attendu en salles le 19 août prochain, les fans pourront le retrouver en 2027 dans The Beekeeper 2, ainsi que dans Viva La Madness, projet de Guy Ritchie, et un nouveau volet de Fast & Furious, prévu aux alentours de 2928, où il reprendra le rôle de Deckard Shaw, prêt à recroiser le fer avec Dwayne Johnson et Vin Diesel.
En attendant, retrouvez Jason Statham dans The Beekeeper en exclusivité sur Prime Video. Quant à Mutiny, dont la bande-annonce est à découvrir ci-dessous, le film sortira dans nos salles le 16 août 2026.
publié le 23 mai, Aude Mackau, Allociné