Divertissements

Jackie Chan : restez bien pendant le générique de fin de son nouveau film d'action !

temps de lecture  3 minutes

Passé avec succès par les salles chinoises, "The Shadow's Edge" sort dans les nôtres ce mercredi 3 décembre. Et ce thriller d'action porté par Jackie Chan va vous régaler jusqu'à la dernière seconde.

© Space Odyssey

Ça parle de quoi ?

Un mystérieux mafieux et ses 7 fils adoptifs manipulent et ridiculisent la police en piratant le système de surveillance ultramoderne de la ville, dans le but de récupérer une fortune en crypto-monnaie. La police devenue impuissante doit faire appel à un ancien expert qui va s'associer avec une jeune policière à laquelle il est lié par un secret qu'elle ignore. Une partie d'échec commence alors, où les cerveaux et la loyauté seront mis à l'épreuve.

Hong Kong Fou Fou

Savez-vous à quand remontait la dernière apparition de Jackie Chan, en chair et en os, dans les salles françaises avant cette année ? A 2010 et la sortie du reboot de Karaté Kid dans lequel il donnait la réplique à Jaden Smith. On a certes pu entendre sa voix, dans les séances en VO de Kung Fu Panda 2 et 3, Ninja Turtles - Teenage Years ou Lego Ninjago, mais cela faisait quinze ans que la carrière de cette star du cinéma d'action se déroulait sur les plateformes de streaming ou directement en vidéo.

L'année 2025 aura donc été événementielle à plus d'un titre sur ce plan : après Karaté Kid Legends, le revoici donc dans The Shadow's Edge, polar hong-kongais mâtiné d'action qui repose sur une série d'oppositions. Entre la police et les pirates/braqueurs qui les font tourner en bourrique, entre la jeune garde et l'ancienne (symbolisée par les différences de méthodes entre celles du personnages principal et de ceux qu'il vient aider), entre le concret et le dématérialisé... Inspiré de Filatures, le long métrage de Larry Yang (qui avait déjà dirigé la star dans Ride On, visible sur Prime Video) n'en devient pas non plus un pamphlet anti-IA pour autant, même si l'idée est de transposer son intrigue dans le monde actuel, où la surveillance est centrale.

Mais, à l'instar du virevoltant City of Darkness, qui cherchait à ressusciter l'esprit du cinéma d'action de Hong Kong d'avant la rétrocession, The Shadow's Edge convoque un peu de ce savoir-faire à l'ancienne dans un récit aux préoccupations modernes, fait de filatures, investigations et poursuites entrecoupées de combats virtuoses qui nous rappellent que Jackie Chan, même en étant moins bondissant que par le passé, conserve encore des aptitudes incroyables. Et son face-à-face (souvent à distance) avec Tony Leung Ka Fai, interprète du méchant vu notamment dans L'Amant de Jean-Jacques Annaud, va avec cette idée de lier passé et présent, alors que le film met en parallèle leurs statuts respectifs de figures paternelles.

Gros succès dans les salles chinoises

Sorti en août dernier dans les salles chinoises, où il a rapporté l'équivalent de 157,4 millions de dollars en l'espace de quatre semaines, The Shadow's Edge arrive aujourd'hui dans les nôtres. Sans doute aidé par son succès, mais qu'importe, car il est plaisant de revoir sur grand écran des opus tels que celui-ci, qui semblent appartenir à une autre époque alors qu'ils ont influencé une bonne partie du cinéma d'action hollywoodien, de Matrix à John Wick. Surtout que le film est généreux jusque dans son générique de fin.

Dans la lignée des Rush Hour, il nous offre en effet un bêtisier amusant, qui cumule plusieurs prises ratées et nous montre certains de bobos de la star sur le tournage (dont un complètement improbable avec une étagère), avant que l'ensemble ne redevienne sérieux avec une scène bonus qui rebat certaines cartes et ouvre la porte sur une potentielle suite. Et celle-ci, si elle voit bien le jour, on espère la voir également dans nos salles.

publié le 3 décembre, Maximilien Pierrette, Allociné

Liens commerciaux