Divertissements

"Je l'aime beaucoup, car..." : pour Alfred Hitchcock, le film préféré de sa carrière c'était celui-ci !

temps de lecture  2 minutes

Découvrez le film préféré d'Alfred Hitchcock parmi tous ceux de sa longue carrière.

© Youtube / The Dick Cavett Show

Quel est le film préféré d'Alfred Hitchcock parmi tous les siens ? C'est la question à laquelle il avait dû répondre sur le plateau du Dick Cavett Show en 1972, et il avait alors répondu :

"Je l'aime beaucoup"

"C'est bien sûr, comme toujours, le dernier en date, mais la réponse est trop attendue. Non, c'est un film que j'ai tourné il y a des années, L'Ombre d'un doute. Je l'aime beaucoup, car il possède une vérité, c'est une étude de personnage. On y suivait une famille dans une ville californienne, et l'oncle Charlie arrive et s'installe avec eux (...)."

Sorti en 1943 aux Etats-Unis, L'Ombre d'un doute est le 6ème long métrage américain signé par Hitchcock. L'oncle Charlie (Joseph Cotten) arrive chez sa sœur et va se rapprocher de sa nièce (Teresa Wright). C'est elle qui va commencer à "avoir un doute" sur Charlie, et se demander si elle n'est pas folle, puisqu'elle semble la seule de la famille à comprendre que quelque chose n'est pas clair.

En amont du tournage, Hitchcock avait donné des consignes très précises pour que les repéreurs du studio Universal lui trouvent la maison parfaite pour représenter l'habitation d'une famille de la classe moyenne dans une petite ville. Une demeure de Santa Rosa est choisie, et devient l'un des personnages à part entière de l'histoire grâce à son porche, son accès à l'étage depuis l'extérieur, et ses escaliers qui pourraient faire tomber n'importe qui...

Toujours aussi bon, 80 ans après

L'Ombre d'un doute est une merveille, car la mise en scène, tout autant que les acteurs, viennent nous placer dans l'incertitude quant à cet "oncle Charlie". Sa nièce s'interroge : a-t-il commis des crimes et si oui, lesquels ? Est-il injustement harcelé ? Innocent ? La lumière éclaire le visage de Joseph Cotten dans les moments où le doute n'est pas permis et sait s'éteindre en un éclair dès que le doute s'insinue.

Une merveille de mise en scène qui a franchi les années et fonctionne toujours autant aujourd'hui. Loin d'être le plus connu des films de son réalisateur, L'Ombre d'un doute mérite d'être vu ou revu.

Il a par ailleurs connu deux remakes : Step Down to Terror de Harry Keller (1958) avec Colleen Miller et Charles Drake, puis des années plus tard le téléfilm Shadow of a Doubt de Karen Arthur (1991) avec Mark Harmon et Margaret Welsh.

publié le 13 avril 2026 à 19h00, Corentin Palanchini, Allociné

Les commentaires ne sont plus disponibles sur les articles Orange.fr. Cliquez ici pour en savoir plus

Fermeture des commentaires

Chères lectrices, chers lecteurs,

Vos avis sont précieux pour faire vivre l'actualité sur Orange.fr. Nous tenions cependant à vous informer que l'espace « commentaires » de nos articles sera suspendu à partir du 29 septembre 2026. La lecture et la publication de messages ne seront plus possibles. Mais rassurez-vous, nos équipes sont mobilisées pour tenter de rétablir cette fonctionnalité.

Bien entendu, vous pourrez continuer à profiter de l'ensemble de vos articles habituels.

Nous vous remercions chaleureusement pour votre fidélité et votre compréhension.

L’équipe éditoriale Orange

Liens commerciaux