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"Le meilleur film de guerre que j'ai vu" : Orson Welles veut que vous rattrapiez ce film

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Ce film de guerre porté par James Coburn était à voir absolument d'après Orson Welles, l'auteur de "Citizen Kane" en personne !

© StudioCanal

En plus d'avoir réalisé l'un des films les plus influents du cinéma d'après-guerre avec Citizen Kane, Orson Welles a dévoré les films américains et européens, au point de développer une cinéphilie remarquable. Il a continué à voir des films toute sa vie, et en 1977, un long métrage a particulièrement attiré son attention.

Il adore ce film de guerre

Il s'agit d'un film de guerre réalisé par Sam Peckinpah intitulé Croix de fer, et qui se déroule en 1943, sur le front russe. L'armée allemande bat en retraite et c'est à ce moment qu'arrive le commandant de bataillon Stransky (Maximilian Schell), aristocrate prussien volontairement venu pour remporter la glorieuse distinction de la Croix de fer. Il va se heurter au sergent Steiner (James Coburn) qui n'a pas du tout la même vision que lui de l'uniforme et du conflit.

Cité dans l'ouvrage consacré à Peckinpah édité par Capricci, Welles déclarait, à l'époque de la sortie du film, que "[Croix de fer] est le meilleur film de guerre que [j'ai] vu sur le simple soldat depuis A l'Ouest, rien de nouveau."

Et ce n'est pas rien quand on rappelle qu'en 1930, A l'Ouest, rien de nouveau avait remporté deux Oscars dont Meilleur film et Meilleur réalisateur pour le metteur en scène Lewis Milestone. La comparaison de Welles est donc plutôt élogieuse, et il ne s'était pas trompé, car Croix de fer est resté le dernier film majeur de Peckinpah, passé sous le radar à sa sortie à cause de celle de Star Wars au même moment.

Pas de médailles pour Peckinpah

Clairement antimilitariste, Croix de fer choisit d'adopter le point de vue du soldat allemand, plutôt rarement montré à l'époque, et retire à la guerre le clinquant héroïque que le cinéma lui a souvent attribué par le passé et lui attribuera dans le futur.

Peckinpah signe une œuvre d'une noirceur et d'une violence folle qui juge les récompenses de pacotille (comme la croix de fer), en décalage complet avec la réalité du terrain et du front. Un grand film de guerre, et le seul de son réalisateur.

publié le 25 décembre, Corentin Palanchini, Allociné

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