"Les humains ont transformé la science-fiction en réalité" : 20 ans après La Revanche des Sith, le réalisateur de Star Wars présente un nouveau projet qui lui tient à coeur
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George Lucas, créateur légendaire de la saga "Star Wars", était présent sur la scène du Comic Con de San Diego pour présenter au public un projet qui lui tient à coeur ! Il en a aussi profité pour donner sa définition de l'Art.
© Bestimage
Aussi étonnant que cela puisse paraître, George Lucas n'avait encore jamais participé en personne au Comic Con de San Diego. C'est un comble pour celui qui est considéré comme le Pape de la pop culture, en tant que créateur de la saga Star Wars.
Le temple de l'art
Le dimanche 27 juillet, le cinéaste est donc apparu sur scène, se faisant ovationner par plus de 6 500 fans déchaînés. George Lucas n'était pas là par hasard ! Il était présent pour évoquer un projet d'envergure, le Lucas Museum of Narrative Art. L'ouverture de ce "temple de l'art populaire" est prévue pour 2026 à Los Angeles.
Cofondé par George Lucas et Mellody Hobson, le Lucas Museum of Narrative Art s'étalera sur une surface gigantesque de 28 000 m2 ! Il comprendra de vastes galeries, 2 salles ultramodernes, plus de 150 000 pièces de collection, et bien d'autres surprises.
Pour nous mettre l'eau à la bouche, l'artiste a dévoilé quelques objets précieux issus des tournages des films Star Wars et Marvel. Par ailleurs, il n'était pas tout seul lors de sa présentation ; il était accompagné du réalisateur Guillermo Del Toro et du designer Doug Chiang, spécialiste des effets spéciaux et artisan majeur de la saga intergalactique. La conversation était menée par la comédienne Queen Latifah.
Ainsi, en exclusivité, les visiteurs du Comic Con ont pu admirer le Landspeeder X-34 de Luke Skywalker dans Un Nouvel Espoir, la moto TSMEU-6 du Général Grievous, le chasseur N-1 d'Anakin dans La Menace Fantôme, ainsi que les célèbres Speeder Bikes du Retour du Jedi. Le musée proposera également des concept arts inédits et de nombreux autres objets emblématiques issus de la franchise intergalactique.
Côté Marvel, les visiteurs pourront découvrir le dessin original de la toute première couverture d'Iron Man datant de 1968, ainsi que les illustrations originales de Black Panther de la même année. De plus, grâce à une collection personnelle issue de 50 ans d'archives artistiques de George Lucas, le musée présentera des œuvres, dont certaines inédites, de Norman Rockwell, Frida Kahlo, Jessie Willcox Smith et bien d'autres.
La définition de l'Art par George Lucas
Lors de cette conversation avec Guillermo Del Toro, George Lucas en a profité pour donner sa définition de l'Art. "Je pense qu'il s'agit avant tout d'un lien avec l'œuvre, pas de son prix ni de la célébrité de son auteur. C'est quelque chose de personnel", a d'abord indiqué le metteur en scène.
Si vous ressentez une connexion émotionnelle avec quelque chose, alors c'est de l'art. "Si vous ressentez une connexion émotionnelle avec quelque chose, alors c'est de l'art. L'idée que les gens puissent vous dire ce qu'est l'art me dépasse... D'après mon expérience de cinéaste, l'opinion des autres ne compte pas. Seuls comptent vos actes et vos ressentis", a asséné George Lucas.
"J'ai travaillé avec des centaines d'illustrateurs dans ma vie, et ils sont tous brillants, mais ils ne reçoivent aucune reconnaissance. Ce musée est un temple dédié à ces personnes", a-t-il assuré. Le papa de Star Wars a aussi rappelé l'important de la SF dans la culture populaire. "La science-fiction est un mythe", a-t-il exposé.
"Les humains l'ont transformé en réalité grâce aux livres et à l'art de la science-fiction, qui poussent les gens à se dire : 'Oh, on pourrait aller sur la Lune.' Et une fois que cette idée est implantée, on commence à croire qu'on peut vraiment le faire", a ajouté George Lucas.
Le coup de gueule de Del Toro
De son côté, Guillermo Del Toro a abordé le sujet de l'utilisation de l'Intelligence Artificielle dans la création artistique.
"J'entends dire qu'on peut faire de l'art avec une application, mais je suis désolé, c'est impossible. C'est la différence entre un plaisir et une protéine pour les yeux. Personnalité et émotion, voilà ce qu'il faut pour créer de l'art. Je suis désolé, une putain d'application ne le permet pas", a martelé la réalisateur oscarisé pour La Forme de l'eau.
Personnalité et émotion, voilà ce qu'il faut pour créer de l'art. Je suis désolé, une putain d'application ne le permet pas. Le maestro, très en verve, a également déclaré que les comics avaient été les premiers canaux de diffusion culturelle à mettre "des coups de poing aux nazis". Il a aussi rappelé que "le premier éditeur à afficher une conscience sociale" était DC Comics.
publié le 28 juillet, Vincent Formica, Allociné