Divertissements

"On est un peu bête quand on est jeune" : dans les années 80, Daniel Auteuil a refusé de travailler avec cette légende du cinéma et il le regrette aujourd'hui

temps de lecture  2 minutes

L'acteur Daniel Auteuil aurait voulu travailler avec l'un des plus grands acteurs du cinéma français, et il n'a pas su saisir sa seule opportunité de le faire.

© Bruno Bebert / Dominique jacovides / Bestimage

Si l'acteur et réalisateur Daniel Auteuil a un regret, c'est peut-être d'avoir refusé un rôle que lui proposait le grand comédien Alain Delon au début des années 80. Une décision qu'il attribue aujourd'hui à sa jeunesse, comme il en a fait part au micro de C à vous :

"C'était un polar qu'il réalisait en plus !"

"Quand on est un jeune acteur, on est parfois un peu bête. Et je ne regrette pas forcément le film, mais je regrette de n'avoir pas passé trois mois avec lui. Franchement. Mais il fallait en passer par là, vous savez, on fait ses erreurs. (...) C'était un polar qu'il réalisait en plus !"

Si le film n'est pas explicitement cité dans cet entretien, cette dernière information réduit le champ des possibles à trois longs métrages, puisque Delon n'a mis en scène que trois fois pour le cinéma : Pour la peau d'un flic (1981), Le Choc (1982) et Le Battant (1983).

Difficile cependant de déduire dans lequel de ces films Daniel Auteuil aurait pu apparaître car dans tous les cas, en ce début des années 80, il est surtout connu pour ses comédies comme Les Sous-doués ou Pour cent briques, t'as plus rien. Précisons que l'année du Battant avec Delon, il est la tête d'affiche du polar L'Indic, signé Serge Leroy, avec également Thierry Lhermitte.

Auteuil, Delon, une belle histoire

Nous sommes en 1987, peu de temps après la sortie de Jean de Florette avec Auteuil. Cette année-là, Jean-Paul Belmondo revient sur les planches pour la première fois depuis 28 ans, dans Kean, une adaptation par Jean-Paul Sartre d'une pièce d'Alexandre Dumas, mise en scène par Robert Hossein. Auteuil raconte, toujours dans C à vous :

"C'est à la première de Kean, au théâtre Marigny, quelque temps avant Les César. On se lève, on applaudit Jean-Paul Belmondo. se retourne, il me regarde et je suis foudroyé par son regard. Je rentre chez moi et je lui écris une lettre que je n'ai jamais osé lui envoyer. Mais lui, m'a envoyé une lettre (..)".

"Dans cette lettre, il disait qu'il tenait absolument à être le premier à me féliciter pour le César que j'allais avoir. Parce qu'il a toujours voulu être le premier et il l'a toujours été."

publié le 21 novembre, Corentin Palanchini, Allociné

Liens commerciaux