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Prononcée par Schwarzenegger il y a 35 ans dans ce film culte de science-fiction, cette réplique est l'une des plus cinglantes du cinéma

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S'il fallait donner la définition d'une réplique qui tue, on pourrait aisément utiliser celle-ci, prononcée par Schwarzy dans un film de SF culte des années 90 !

© Carolco

En 1990, Paul Verhoeven, le hollandais furieux, nous offrait un monument de la science-fiction : Total Recall ! Tiré d'un roman du célèbre Philip K. Dick, le film avec Arnold Schwarzenegger a connu un joli succès, récoltant 261 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget estimé à 65 millions.

Une oeuvre SF mythique

En France, il attire 2,3 millions de curieux, soit le meilleur score de Verhoeven au pays de Molière, juste derrière Basic Instinct et ses 4,6 millions d'entrées. A l'époque, Arnold Schwarzenegger est déjà le roi d'Hollywood, le grand manitou du cinéma d'action. Ce dernier a l'habitude de distribuer des punchlines aussi meurtrières que ses poings !

Ainsi, dans Total Recall, il va délivrer une des répliques les plus mémorables de la science-fiction, aussi puissante que cinglante ! A ce moment du récit, Douglas Quaid, incarné par Schwarzy, a découvert que sa vie sur Terre n'était qu'un souvenir implanté dans son esprit par la société Rekall. Par conséquent, celle qu'il croyait être son épouse, Lori (Sharon Stone), est en réalité un agent à la solde du grand méchant, Cohaagen (Ronny Cox).

Cette dernière, aidée de plusieurs hommes de main, parvient à le neutraliser afin de le livrer à Richter (Michael Ironside), le sbire loyal de Cohaagen. Après un combat brutal contre Melina (Rachel Ticotin), venue secourir Quaid de cette mauvaise passe, Lori s'empare d'un couteau pour poignarder son adversaire.

Mais c'était sans compter sur Quaid, qui se réveille au dernier moment. Il s'empare de la mitraillette d'un des mercenaires et tire sur l'arme blanche pour désarmer sa fausse épouse. Cette dernière, se sachant dos au mur, tente à nouveau de le manipuler pour lui faire baisser sa garde. Tout en parlant, elle passe sa main dans son dos pour empoigner son pistolet.

Une réplique qui tue !

"Doug ! Chéri ! Tu ne vas pas me faire de mal ? Tu ferais pas ça ? Enfin, chéri, sois raisonnable. Après tout, nous sommes mariés !", scande-t-elle, avant de saisir son flingue et tenter de tirer sur Quaid. Mais ce dernier n'est pas dupe ! Conscient de la supercherie, il fait feu avant sa femme, la touchant en pleine tête. Lori s'écroule, raide morte.

L'espion s'avance alors vers son corps et dégaine une punchline mythique : "Considère ça comme un divorce !" C'est littéralement une réplique qui tue ! En VF, avec la voix emblématique de Daniel Beretta sur Schwarzenegger, c'est du véritable miel pour les oreilles.

Considère ça comme un divorce ! C'est une des scènes les plus mémorables et les plus "arnoldiennes" du film, avec ce mélange d'action ultra-violente et d'humour noir typique de Paul Verhoeven et Schwarzenegger dans les années 80 et 90.

Aussi tranchante que sarcastique, cette réplique est entrée au panthéon des meilleures punchlines de Schwarzy, à l'instar du fameux "Hasta la vista, baby" de Terminator 2, "T'as pas une gueule de porte-bonheur" de Predator ou encore "T'aimes les omelettes ? Tiens, j'te casse les oeufs" de Last Action Hero. On peut également citer l'ultra célèbre "Je reviendrai", issu de Terminator, que Schwarzy replace quasiment partout !

publié le 21 novembre, Vincent Formica, Allociné

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