Réaliste et surprenant, Primate va vous rappeler les films d'angoisse à l'ancienne
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Réalisé par Johannes Roberts, "Primate" met en scène Ben, un chimpanzé hors de contrôle qui transforme la vie d'une famille en cauchemar. Un hommage aux films d'horreur "old school".
© Paramount Pictures
Dans Primate, le cauchemar a un nom : Ben. Ce chimpanzé, aussi animal qu'il peut paraître humain, est l'autre membre d'une famille habitant dans les hauteurs paradisiaques d'Hawaï. Atteint de la rage, le singe va se transformer en machine à tuer. Pour survivre, Lucy (Johnny Sequoyah) et ses amis n'ont d'autre choix que de tromper son intelligence et d'échapper à sa violence.
Réalisé par Johannes Roberts, Primate est un film d'horreur à l'ancienne. Pour le chimpanzé, aucun effet numérique n'a été utilisé - et, on vous rassure, aucun animal non plus. Tout ce qui est visible à l'écran relève d'effets pratiques. Ben est en réalité un costume dans lequel s'est glissé un acteur pour lui donner vie.
Un homme dans la peau de Ben
Il s'agit de Miguel Torres Umba, un comédien spécialisé dans les mouvements physiques. Initialement, une jeune adolescente de 14 ans avait été trouvée pour incarner l'animal mais le réalisateur a jeté son dévolu sur l'acteur pendant une audition comme il l'explique dans Bloody Disgusting.
"Il y avait une barre qui dépassait du mur, et il a bondi dessus, a grimpé tout en haut du mur en hurlant et en criant, puis il a sauté en bas. On se disait : "Ah oui, on tient notre homme!"
Dès lors, Ben n'était plus un simple antagoniste de second plan mais bien la véritable star du film. Sur le tournage, Miguel Torres Umba apparaissait rarement sous sa réelle identité mais toujours en costume pour instaurer un mystère et maintenir une réelle distance avec les autres acteurs.
Hommage à John Carpenter
Quelques éléments du visage de Ben étaient également réalisés grâce à de l'animatronique - une technique permettant de créer des mouvements grâce des câbles ou une télécommande.
Primate s'inscrit directement dans la lignée des films d'horreur divertissants et décomplexés qui reposent sur un véritable savoir-faire des effets visuels. Parmi ses plus grandes références, le réalisateur Johannes Roberts cite un maître du genre, John Carpenter. La musique de Primate est, par ailleurs, un hommage directe à celle de Christine, classique du cinéaste légendaire.
Primate, actuellement au cinéma
publié le 21 janvier, Thomas Desroches, Allociné