Scarlett Johansson : vous connaissiez l'actrice, découvrez la réalisatrice ! Que vaut Eleanor The Great, son premier film ?
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Présenté au Festival de Cannes, le premier film de Scarlett Johansson, "Eleanor The Great", avait séduit ses premiers spectateurs. La nouvelle réalisatrice nous révèle comment elle vit son passage derrière la caméra.
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Scarlett Johansson a grandi sur les plateaux de cinéma. Après 30 ans de carrière en tant qu'actrice, la star américaine ouvre un nouveau chapitre, celui de réalisatrice. Elle met en scène son premier long métrage, Eleanor The Great, présenté en avant-première mondiale au Festival de Cannes.
Entre drame et comédie, le film suit l'histoire une grand-mère de 94 ans, Eleanor (June Squibb), qui, après la mort de sa meilleure amie, déménage à Manhattan pour vivre avec sa fille et son petit-fils. Alors qu'elle s'inscrit dans une association pour rompre sa solitude, Eleanor ment et se fait passer pour une rescapée de l'Holocauste en utilisant l'histoire de son amie décédée.
Humour et sincérité
Simple, mais d'une grande efficacité, Eleanor The Great séduit par son humour, sa sincérité mais aussi son absence total de jugement envers le personnage principal. Eleanor The Great s'intéresse au mécanisme du mensonge et tente de comprendre les motivations qui poussent certaines personnes à tromper les autres.
Le film s'articule autour d'une grande amitié entre la grand-mère et une jeune étudiante en journalisme (Erin Kellyman) intéressée par son faux passé. Et malgré le mensonge de l'héroïne, les spectateurs développent une vraie sympathie pour Eleanor. Une magie qui opère en partie grâce à l'interprétation de l'actrice principale June Squibb, 95 ans, aussi drôle que touchante.
Le réalisateur observe, comprend et sait ce dont les acteurs ont besoin pour les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes Lorsqu'on rencontre Scarlett Johansson à Cannes, nous lui avons demandé quel était le réalisateur ou la réalisatrice qui l'avait inspiré à sauter le pas :
"En tant qu'actrice, mes meilleures expériences sont celles où les réalisateurs sont dans la communication et la transparence. Certains réalisateurs avec lesquels j'ai travaillé pourraient parler des personnages pendant des heures, tandis que d'autres sont beaucoup plus réservés et dépendent de l'acteur en question."
Elle poursuit : "Travailler avec Jon Favreau à plusieurs reprises et l'avoir vu diriger une telle variété d'acteurs m'a beaucoup inspirée. Il dit toujours que c'est un peu comme un travail de un thérapeute. On observe, on comprend, on sait ce dont les acteurs ont besoin pour les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes. J'essaie d'aborder les choses de cette façon, je crois."
Un film personnel
Bien qu'elle relève entièrement de la fiction, l'histoire d'Eleanor The Great est personnelle pour Scarlett Johansson. D'origine juive, la réalisatrice apprend, en 2017, qu'une partie de ses ancêtres du côté de sa mère avait été tuée durant l'Holocauste.
Avec ce premier long métrage, la star choisit la douceur et le rire au pathétique et signe un début prometteur pour son parcours de cinéaste.
Propos recueillis par Thomas Desroches, à Cannes, en mai 2025
Eleanor The Great, actuellement au cinéma
publié le 19 novembre, Thomas Desroches, Allociné