Springsteen : Deliver Me From Nowhere est-il un bon film ? Le biopic sur le chanteur légendaire, porté par Jeremy Allen White, fait-il vibrer les fans ?
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Jeremy Allen White prête ses traits à Bruce Springsteen dans un biopic consacré à la création de l'album Nebraska. Très attendu, le film suscite curiosité et émotions chez les fans. Mais le Boss a-t-il trouvé son digne interprète ?
© 20th Century Studios. All Rights Reserved.
Icône incontestée du rock américain, Bruce Springsteen, alias "The Boss", c'est plus de 150 millions d'albums vendus dans le monde, 20 Grammy Awards, une carrière de plus d'un demi-siècle, et des hymnes immortels comme Born to Run ou Dancing in the Dark qui ont façonné l'histoire de la musique.
Le réalisateur Scott Cooper, déjà familier des portraits de musiciens avec Crazy Heart (Oscar du meilleur acteur pour Jeff Bridges), s'attaque cette fois à cette autre légende américaine avec Springsteen: Deliver Me From Nowhere, inspiré de l'enregistrement de l'album culte Nebraska (1982).
Pour incarner le Boss, il choisit Jeremy Allen White, révélé par Shameless et consacré par la série multi-récompensée The Bear - un casting qui attise déjà la curiosité des fans comme des cinéphiles.
Le biopic ne retrace pas toute la vie du chanteur, mais se concentre sur la genèse de l'album Nebraska, au début des années 1980. À cette époque, Bruce Springsteen, au bord d'une célébrité mondiale, lutte pour concilier la pression du succès et les démons de son passé. Enregistré seul sur un magnétophone quatre pistes, dans sa chambre du New Jersey, Nebraska est devenu un disque culte, brut, introspectif et peuplé d'âmes en quête de rédemption.
Mais Jeremy Allen White parvient-il à capturer l'intensité et la fragilité du Boss ?
Sur AlloCiné, Springsteen: Deliver Me From Nowhere obtient une moyenne de 3,8 sur 5, avec 71 notes et 17 critiques.
Une sincérité vibrante et des dialogues justes au service de l'émotion
Une partie des fans de Bruce Springsteen se réjouit de ce biopic qui met en lumière toute la complexité de l'icône du rock américain. Les clins d'œil précis à la vie du chanteur, ainsi que l'interprétation habitée des acteurs, ont su conquérir le cœur des admirateurs du « Boss ».
Joelcaufin (5/5) : "Un bon moment pour les fans et pour les autres. Casting impeccable mention pour les deux principaux rôles."
Martial Morvan (5/5) : "Très beau biopic... Le rôle de Jon Landau dans la carrière du Boss est absolument primordial, ce film le démontre en tout point."
Domit64 (4,5/5) : "Probablement que les fans, comme moi, ne sommes pas totalement objectifs devant ce film. Je n'ai personnellement pas appris grand-chose de la vie de Springsteen mais l'émotion, la détresse de cet artiste et l'indéfectible soutien que lui apporte Jon Landau font de ce film un must-see. Pour les non-initiés, certaines scènes sont sûrement difficiles à comprendre.
Un film à voir pour comprendre la dépression qui touche tout le monde et un film à voir pour la BO ! Et un Jeremy Allen White exceptionnel, de même que tous les autres interprètes."
Jean-Christophe Bigot (4,5/5) : "Indispensable pour tout vrai fan du vrai Springsteen, le film se concentre sur l'artiste authentique et sincère qu'il était à l'époque de la création du mythique Nebraska, il montre également la magnifique relation avec Jon Landau son manager et le rôle que celui-ci a joué dans cette période douloureuse. Tout simplement indispensable !
Jackpopopote (4/5) : "Après Aznavour, Robbie Williams et Bob Dylan cette année, voici un nouveau biopic sur une tranche de vie du Boss, aussi fascinant que complexe.
C'est clairement réussi. Belle prestation de Jeremy Allen White. On ressent toute la détresse de son personnage. Les dialogues sont d'une grande qualité. À voir !"
Des longueurs et un manque d'ampleur qui freinent l'élan du biopic
Comparé à la vague récente de biopics consacrés à des icônes comme Aznavour, Bob Dylan ou Robbie Williams, ce portrait de Springsteen souffre de la comparaison. Trop classique dans sa forme, le film pâtit de quelques longueurs scénaristiques et d'un manque de profondeur, du moins aux yeux des spectateurs les plus sceptiques.
Mphilippe Ndg (3/5) : "Un film qui dévoile le côté dépressif de certaines vedettes. Un film peut-être moins spectaculaire que d'autres films de ce genre mais il reste agréable à regarder."
Yann C. (3/5) : "Film plutôt plaisant, mais qui manque d'une étincelle pour vraiment embarquer totalement. Peut-être un manque de quelque chose dans l'interprétation."
Cool_92 (2,5/5) : "Un biopic visuellement beau mais bien trop classique. Les acteurs sont bons, notamment Jeremy Allen White qui réussit son interprétation. La photographie est belle et le film agréable. Mais pour quel intérêt au final ? On a un sentiment de déjà vu quand on nous raconte une énième histoire de père alcoolique. Surtout, le film manque d'ampleur et d'enjeux, en savoir plus sur la dépression du Boss pendant la genèse de l'album Nebraska c'est intéressant mais est-ce que cela mérite tout un long métrage consacré à ça ? Des longueurs sont d'ailleurs aussi à déplorer. A réserver aux inconditionnels ou alors aux amoureux des biopics musicaux."
Naughty Doc (2,5/5) : "(...) Le souci est que le film est très souvent dans la pose plus que l'incarnation, diluant son propos avec comme clé de voûte l'enfance traumatique de Bruce vis-à-vis d'un père violent. Problème : passés ces interludes en noir & blanc, le récit n'aura que faire de toute catharsis, replaçant Stephen Graham sur la route de Jeremy Allen White sans réelle confrontation. Le film tient donc debout uniquement via son postulat de base, bien que la 2e heure trouve son flow en se concentrant mieux sur l'album Nebraska.
Au final, on en ressort avec l'impression d'une production solide, mais qui n'a rien à dire de + sur le Boss. Enfin, Un Parfait inconnu partage énormément de similitudes, mais la comparaison va clairement en sa faveur tant le métrage de Mangold est plus riche à tous les niveaux."
BlueBird (1/5) : "C'est si dommage de rater un film sur un si grand artiste ! L'enfance en noir et blanc tire-larmes, les analyses "psycho-pédagogiques" de l'agent, Jeremy Strong qui en fait des tonnes... pas une chanson en entier et des effets de style douteux. Un grand grand ratage."
En conclusion
Les spectateurs saluent la sincérité et la justesse des interprétations, tout en regrettant un manque d'originalité et de rythme. Si les fans de Bruce Springsteen y trouvent une émotion authentique, d'autres jugent le film trop classique et inégal pour marquer durablement les esprits.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere est à retrouver actuellement en salles.
publié le 24 octobre, Gaëlle Robert, Allociné