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"C'est vraiment un grand honneur et je suis chanceuse de vivre cette aventure" : Virginie Grimaldi se confie sur son rôle de présidente du jury du Festival de la fiction de La Rochelle

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À l'occasion du Festival de la Fiction de La Rochelle 2025, AlloCiné s'est entretenu avec la présidente du jury de cette édition, la romancière Virginie Grimaldi. L'occasion de revenir sur cette incroyable opportunité !

© Denis Guignebourg / Bestimage

Ce mardi 16 septembre a eu lieu l'ouverture du Festival de Fiction de La Rochelle 2025 ! Un événement qui réunit chaque année tous les professionnels du petit écran et les amoureux des fictions francophones. Pour cette nouvelle édition dédiée au très regretté Stéphane Strano, c'est Virginie Grimaldi qui assure le rôle de présidente du jury de cette nouvelle édition.

L'occasion pour la rédaction d'AlloCiné de partir à la rencontre de la romancière à succès. Nous avons ainsi parlé de cette opportunité qui lui tient particulièrement à cœur et de la façon dont elle allait juger les cinquante oeuvres présentées cette année encore.

Mais ce n'est pas tout, puisque son ouvrage Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie vient d'être adapté à l'écran et sera présenté lors du Festival de la Fiction de La Rochelle 2025. Une mini-série en quatre épisodes qui ont particulièrement ému l'autrice. Confidences !

AlloCiné : Qu'est-ce que cela vous fait d'être le présidente du jury du Festival de la Fiction de La Rochelle cette année ?

Virginie Grimaldi : Je suis honorée avant tout de savoir qu'ils ont pensé à moi. C'est vraiment un grand honneur et je me sens chanceuse de pouvoir vivre cette aventure. J'ai le trac et la pression parce que c'est une grosse responsabilité de juger les œuvres d'autres personnes. Mais j'ai rencontré les autres membres du jury et je pense qu'on va réussir à se mettre d'accord pour distinguer les œuvres qui nous ont le plus plu.

Est-ce une proposition que l'on ne peut pas refuser ?

Je vous avoue que j'ai hésité. Mais parce que justement, je ne savais pas si je serais à ma place et si je serais à la hauteur de la tâche qui m'est confiée. J'aime faire les choses bien. Je prends mes responsabilités très à cœur. Et donc, dans un premier temps, j'ai dit non.

Mais ça n'a pas duré longtemps. Au bout d'une heure de réflexion, je me suis dit que ça pouvait être une expérience extraordinaire, notamment sur le plan humain. Et puis, j'ai envie de sortir un peu de ma zone de confort.

Comment allez-vous juger les œuvres en compétition ?

Depuis que je sais que je vais être présidente du jury du Festival de la Fiction de la Rochelle, je regarde toutes les œuvres différemment. Je pense que c'est pour ça qu'ils ont pensé à moi aussi parce que j'ai un oeil un peu différent, un peu frais par rapport à des personnes qui sont du milieu.

Le compositeur va être peut-être plus attentif à la musique, le réalisateur à l'image, les acteurs au jeu des acteurs. Moi, je pense que ça va être un ensemble de tout ça et en même temps, je vais rester sur ce que je regarde en premier en découvrant une œuvre : l'émotion que ça va me procurer, si ça m'attrape ou pas, ce qu'il en reste aussi après. Parfois, on regarde quelque chose et on l'oublie aussi vite. J'arrive avec ce regard un peu un peu neuf.

Quelle place occupe la télévision dans votre vie en tant que téléspectatrice ?

Elle n'est pas souvent allumée. Elle l'était plus à une certaine période. Maintenant qu'on a des enfants, on l'éteint un peu facilement. Mais je suis une grosse consommatrice de séries et de fictions, et de certaines émissions aussi. On regarde en général en replay.

Quelles séries ou téléfilms vous ont récemment marqué ?

Dernièrement, j'ai adoré Culte et Miskina ! Ce sont des genres très différents, mais j'ai beaucoup aimé. J'ai adoré En thérapie également. Sinon, je regarde beaucoup de fictions étrangères aussi. J'ai adoré The White Lotus. J'ai beaucoup aimé Game of Thrones. J'adore Breaking Bad.

Est-ce que vous avez des genres de prédilection ?

Non, justement, vraiment tout. Tout ce qui me donne envie, ou quand j'entends quelqu'un qui me dit : "Il faut absolument que tu regardes celle-là". Là, dernièrement, j'ai regardé une série historique, c'était À L'Aube de l'Amérique. J'ai beaucoup aimé, alors que je n'y serais pas allée spontanément. C'est assez éclectique.

On voit que les fictions françaises osent davantage ces dernières années, elles ont la particularité de parler de sujets assez forts. Est-ce que c'est important pour vous ?

Oui, justement, je suis attentive aux sujets qui sont traités. Et en effet, je vois qu'on parle de plus en plus ces dernières années de tout ce qui est violence faite aux femmes, féminicides, le racisme, l'homosexualité.

À travers la fiction, que ce soit dans les livres ou à l'écran, on peut faire passer des messages beaucoup plus facilement, l'air de rien. Ça permet d'ouvrir les esprits juste en en parlant ou même en n'en parlant pas, mais simplement en montrant certaines situations. Je pense à l'homosexualité !

Le fait est qu'on voit de plus en plus de couples homosexuels dans les œuvres, sans que ce soit un sujet même si ce n'est pas encore assez. Je trouve ça très bien que ça évolue.

publié le 17 septembre, Betty Ramez, Allociné

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