Frotter Frotter sur France 2 : quand la réalité dépasse la fiction...
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Ce soir, France 2 diffuse les derniers épisodes de "Frotter Frotter", une série inspirée de la grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris. Mais saviez-vous que le tournage de la série avait lui aussi été impacté par une grève ?
© Michael CROTTO - Cinétévé - France Télévisions
Ce mercredi 26 février, France 2 diffuse les deux derniers épisodes de Frotter Frotter, une mini-série portée par Eye Haidara, Karole Rocher et Emilie Caen.
Librement inspirée de la véritable grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris, Frotter Frotter suit l'histoire de Solange, Michèle et de leurs collègues.
Accablées par des conditions de travail éprouvantes, ces travailleuses de l'ombre décident de se mettre en grève pour une durée indéterminée afin d'obtenir de meilleures rémunérations et un traitement plus juste.
Mais après plusieurs mois de lutte, l'épuisement et la précarité pèsent lourd. Les salaires s'amenuisent, les difficultés s'accumulent et le doute finit par s'installer.
Heureusement, l'espoir d'une négociation pourrait les pousser à poursuivre la bataille. Solange, Michèle et leurs sœurs d'uniforme gagneront-elles le combat ?
Quand la réalité dépasse la fiction
Il y a des coïncidences qui ne s'inventent pas... Et le tournage de la fiction de France 2 en est la parfaite illustration.
A ce titre, Marion Vernoux, la réalisatrice de la série, et ses équipes ne s'attendaient certainement pas à ce que le sujet traité dans leur série ressurgisse jusque sur le plateau de tournage.
En effet, le tournage de Frotter Frotter - qui a eu lieu à Lille et ses alentours du 6 novembre 2023 au 10 janvier 2024 - a été impacté par une grève des techniciens de l'audiovisuel.
"C'était un tournage très heureux mais il se trouve qu'à ce moment-là, dans toute la France, il y avait un mouvement social des techniciens de l'audiovisuel qui réclamait une revalorisation de leur salaire pour s'aligner sur l'inflation", a expliqué Marion Vernoux lors d'un point presse avant de poursuivre, "Avec Frotter, Frotter, nous racontons l'histoire d'une grève et il y a eu une grève sur le tournage. Ce n'était pas facile de tourner ce projet avec deux tiers de l'équipe en grève".
Et d'ajouter, "Il y a donc beaucoup de scènes de la série où nous n'avons que les acteurs et trois techniciens derrière la caméra. A un moment, on m'a proposé de tenir la perche. Ça n'a pas été simple mais en même temps, j'étais extrêmement soutenue par la production et les acteurs au moment où c'est arrivé".
Un tournage sous tension qui donne encore plus de sens à cette fiction sociale.
publié le 26 février, Jennifer Radier, Allociné