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Nouveau sur Netflix : déconseillée aux moins de 16 ans, cette série est adaptée d'un grand auteur de thrillers nordiques qui a vendu plus de 60 millions de livres dans le monde

temps de lecture  2 minutes

Disponible dès aujourd'hui sur Netflix, la série "Harry Hole" adapte en neuf épisodes le roman culte d'un des auteurs de thrillers les plus lus au monde.

© Netflix

Jo Nesbø. Si son nom ne vous dit rien, c'est 60 millions de livres vendus dans le monde, traduits en 50 langues, et une place de choix au panthéon du roman noir scandinave. Avec Harry Hole, son inspecteur alcoolique, torturé et brillant, il a contribué à définir l'esthétique du Nordic Noir, ce genre qui mêle des enquêtes glacées, une vraie psychologie des personnages et une critique sociale en toile de fond.

Sauf que cette fois, Jo Nesbø ne se contente pas d'écrire. Il signe lui-même la création et l'adaptation, et endosse même le rôle de showrunner. Un vrai pari, rare, pour un romancier de cette envergure, qui aurait pu se contenter de céder ses droits.

La série, qui voit Tobias Santelmann dans le rôle principal de Harry Hole, adapte pour sa première saison L'Étoile du diable, le cinquième roman de la saga. Nesbø lui-même a confié à Tudum : "Pour moi, raconter des histoires ne consiste pas à donner aux gens ce qu'ils pensent vouloir, mais ce qu'ils ne savaient pas qu'ils voulaient." Ambitieux, le monsieur.

Harry Hole, parfait anti-héros

L'histoire suit Harry Hole, un inspecteur des homicides de génie mais tourmenté, aux prises avec ses propres démons, qui doit résoudre une série de meurtres rituels à Oslo tout en ayant affaire à un système judiciaire gangréné par la corruption. Car à ses côtés - ou plutôt en face de lui - se dresse Tom Waaler, inspecteur ripou et antagoniste principal, incarné par Joel Kinnaman.

L'acteur suédois, révélé au grand public dans The Killing puis Altered Carbon et Suicide Squad, joue ici dans sa langue natale, ou presque : le norvégien, suffisamment proche du suédois pour lui permettre de livrer une performance au plus près du matériau source. Le voir enfin évoluer dans un registre scandinave, avec toute la nuance que le genre exige, est en soi une excellente nouvelle.

Le réalisateur Øystein Karlsen décrit la série à Tudum comme "un mélange de whodunit haletant et d'un vrai drame avec des personnages et des vies auxquels le spectateur peut s'identifier, avec plus de rebondissements que dans n'importe quelle autre série de thriller."

Oslo comme personnage à part entière

La série a été tournée dans plus de 160 décors différents sur 113 jours à Oslo, transformant la capitale norvégienne en véritable personnage. Une version "Gotham nordique", selon les mots du réalisateur. Sauf que là, la capitale norvégienne est baignée de soleil. L'intrigue se déroule en pleine canicule, ce qui contribue à l'atmosphère étouffante de la série.

Et pour habiller tout ça, Netflix a frappé très fort : Nick Cave et Warren Ellis signent la bande originale, eux qui ont déjà composé pour The Proposition ou Wind River. Pour les amateurs de Nordic Noir, c'est tout simplement la série à ne pas rater ce printemps.

publié le 26 mars 2026 à 12h00, Emilie Semiramoth, Allociné

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