Divertissements

Too Much sur Netflix : la nouvelle série de Lena Dunham (Girls) est-elle inspirée d'une histoire vraie ?

temps de lecture  2 minutes

Lena Dunham, créatrice de "Girls" est de retour avec "Too Much" sa nouvelle série dans laquelle elle ne tient qu'un petit rôle pour laisser la vedette à Megan Stalter et Will Sharpe.

© Ana Blumenkron/Netflix

Huit ans après Girls, Lena Dunham revient là où on ne l'attendait pas vraiment... Dans une comédie romantique estivale, mais à sa façon ! Elle signe avec son mari, Luis Felber, la série Too Much qu'on pourrait tout simplement traduire par "Trop" ce qui la caractérise bien. Car la promesse est tenue.

Et si le pitch ressemble à une histoire d'amour classique entre une Américaine paumée et un musicien anglais plutôt paumé lui aussi, sachez que ça va un peu plus loin. En effet, Lena Dunham ne s'en cache pas : Too Much est largement inspirée de sa propre histoire.

Après un gros chagrin d'amour il y a plusieurs années, elle s'est installée à Londres. Elle y a rencontré Luis, et leur romance a été aussi intense qu'inattendue. Résultat ? Ils signent à quatre mains une série semi-autobiographique, drôle, décalée et un bien chaotique comme elle sait le faire et comme ses héroïnes en général.

Une héroïne un peu paumée, beaucoup trop attachante

Dans Too Much, on suit Jessica (interprétée par Megan Stalter révélée dans Hacks), une trentenaire américaine rudement larguée, qui plaque tout pour recommencer à zéro à Londres. Elle y croise Felix (Will Sharpe), un musicien un peu perché. C'est un coup de foudre à la Lena Dunham. Traduction : c'est plutôt une collision frontale entre deux névroses.

Jessica est ce genre de personnage "messy", comme Dunham les adore : vulnérable, trop honnête, parfois (très, trop souvent) insupportable, mais profondément humaine. En face, Felix est l'anti-prince charmant, lunaire et fuyant. Et bien que tout semble improbable, leur histoire sonne vrai, parce qu'elle vient d'un vécu. Et ça change tout.

Signé Lena Dunham

Si Lena Dunham est partout dans l'ADN de Too Much, elle n'apparaît que très peu à l'écran, dans le rôle de la sœur aînée et (bien sûr) hyper névrosée de Jessica. Une décision assumée, après l'exposition massive qu'elle a connue avec Girls. Cette fois, elle préfère laisser Megan Stalter porter la série, tout en assurant la réalisation.

Et le choix est payant. Avec sa fraîcheur et la sympathique qu'elle inspire, Megan Stalter insuffle à Jessica une énergie nerveuse, touchante qu'on croirait presque improvisée. Quant à Lena Dunham, elle prouve qu'elle peut toujours parler d'elle... sans forcément être au centre de l'image. Une forme de maturité créative ? Peut-être. Une volonté de se réinventer, sûrement.

Un casting assez dingue

Autour du duo principal, Netflix a aligné une distribution impressionnante : Naomi Watts, Kit Harington, Stephen Fry, Jessica Alba, Andrew Scott mais aussi Adèle Exarchopoulos... Bref, du très très lourd pour entourer une romance qui n'a rien de classique.

Produite par Working Title (les producteurs de Love Actually), Too Much est un cocktail à la fois pop, malin, un peu amer et résolument moderne. Ça devrait bien résonner aussi avec la Gen Z même si Dunham est une millennial. C'est aussi une rom-com qui fait rire, qui pique parfois un peu, mais qui touche juste. Le plus vrai dans tout ça ? Les névroses des deux protagonistes qui les rendent si accessibles et qui ressemblent tellement au monde et aux amours d'aujourd'hui.

publié le 10 juillet, Emilie Semiramoth, Allociné

Liens commerciaux