3 heures de concert, invités surprises... Jean-Louis Aubert régale le public de Paris La Défense Arena
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Pour fêter ses 50 ans de carrière, Jean-Louis Aubert s'est offert Paris La Défense Arena samedi soir lors d'un concert généreux de 3 heures avec Vianney, M ou Louane en invités. Nous y étions, on vous raconte !
© Guillaume Souvant / AFP
Guillaume Souvant / AFPIl y a du mouvement à l'avant. Le concert ne commence que dans 20 minutes, mais des centaines de spectateurs squattent déjà les premiers rangs de la fosse, en configuration totalement assise. Si quelques agents de sécurité viennent les inviter à se rassoir à leurs places, ceux-ci seront finalement autorisés à rester en place. On ne gâche pas une fête pareille ! Car pour la dernière date en salles de sa tournée "Pafini Tour", Jean-Louis Aubert fête ses 50 ans de carrière en grande pompe en remplissant Paris La Défense Arena. Et ils sont quelques 30.000 à avoir répondu présent. "C'est quand ça commence" entonne d'emblée le protagoniste de la soirée. Le décor arc-en-ciel se déploie façon XXL avec deux écrans latéraux. Première surprise : le son, d'habitude brouillon au sein de La Défense Arena, est très correct.
Hommage à Barbara et "La bombe humaine" repris par le publicEn voix et en forme, Jean-Louis Aubert ne tient déjà plus en place et lance "New York avec toi" (renommé "Paris avec toi") dès la deuxième piste, et la foule exulte. Le coup d'envoi d'une soirée qui va alterner entre les classiques de Téléphone et ceux de son propre répertoire solo. Pas le temps de souffler que s'enchaînent les emblématiques "Les plages", "Au coeur de la nuit" et "Argent trop cher" puis "La Bombe Humaine", reprise avec joie par le public. Frissons : le rockeur ne voulait plus l'interpréter après les attentats du Bataclan. Mais avoir entendu le public la chanter comme « une forme de résistance douce » l'a fait changer d'avis. Il la dédie aux victimes des attentats, tout comme "Alter Ego" où il suspend le temps, en hommage aux disparus. Barbara surtout, dont il reprend "Le jour se lève encore" et "Dis quand reviendras-tu ?", assis sur les marches au bord de scène. « Elle m'a envoyé un fax un jour en me demandant de la chanter quand elle ne serait plus là. À la fin du fax, elle avait écrit "Je ne pourrai pas venir à l'Olympia, mais je serai toujours dans ta guitare". Et elle est là » raconte-t-il avec émotion, en montrant son instrument fétiche.
Un duo surprise avec Vianney dans les gradinsUne émotion rapidement remplacée par la proximité : car Jean-Louis Aubert fait fi de l'immensité de la plus grande salle couverte d'Europe et s'offre une bonne vingtaine de minutes dans la foule, à aller saluer les spectateurs. En montant dans les gradins, il tombe sur... Vianney. « Je suis venu avec mon papa et son ami qui ont un groupe de musique. La semaine dernière, ils me disent qu'ils essaient de jouer "New York avec toi". Je leur ai dit "Venez prendre une petite leçon". On est là en famille et on t'aime ! » lui explique le chanteur, actuellement en pause. Ni une ni deux, ils interprètent "La vie m'suffit", issu de son album "À 2 à 3". Puis Jean-Louis Aubert rejoint une plateforme montante en fond de salle et remonte dans le temps. "Hygiaphone" et "Métro (c'est trop)" sont interprétés avec fougue, son guitariste et son bassiste prenant place dans les gradins.
Le retour sur la scène principale se fait sous le signe de l'émotion. Au piano, il invite Louane à partager son titre rare "On aime (comme on a été aimé)". « Elle va me faire pleurer » conclut-il, au bord des larmes. Avant de convier un autre invité : Raphaël, avec qui Jean-Louis Aubert a chanté son premier succès "Sur la route". Le dernier défilé de tubes commence et fait lever toute la salle : "Juste une illusion", l'ultra fédérateur "Temps à nouveau" et l'inévitable "Un autre monde" où « dansent les ombres du monde ». Mais toujours pas d'anciens membres de Téléphone en vue, ce qui est dommage pour un tel événement...
"Vous êtes ma vie"Rappelé de longues minutes, l'artiste remonte sur scène et lance une version endiablée de "Ça (c'est vraiment toi)", qu'il interrompt après un solo de son excellent guitariste : « Ce soir, je mets ma carte joker ». On espère encore Louis Bertignac. Perdu, il joue au Zénith de Caen au même moment et c'est Matthieu Chedid qui débarque sur scène. Les deux se lancent dans un combat guitaristique homérique et font durer la chanson plus d'une dizaine de minutes, en incluant même un petit "Satisfaction". Joli clin d'oeil quand on a souvent décrit Téléphone comme les Rolling Stones français ! Et ce n'est toujours "Pafini". Cette tournée porte décidément bien son nom... Jean-Louis Aubert revient sur scène pour un second rappel sur "Tout y est" et finit seul, devant 30.000 spectateurs, pour le traditionnel "Voilà c'est fini". « Vous êtes ma vie » conclut-il, après un concert ultra généreux de trois heures et 34 chansons. "Pafini" toujours : car si le concert du soir a été filmé en vue d'une diffusion prochaine sur France Télévisions, la tournée se poursuivra à l'été prochain.Setlist du concert de Jean-Louis AubertC'est quand ça commence
New York avec toi
Saute !
Les plages
L'enfant perdu
Il était une fois
Au cœur de la nuit / Argent trop cher
La bombe humaine
Alter ego
Le jour se lève encore (reprise de Barbara)
Dis, quand reviendras-tu ? (reprise de Barbara)
Sensation
Voilà, ce sera toi
Marcelle
La vie m'suffit (avec Vianney)
La chanson qui guérit
Défie l'horizon
Hygiaphone
Métro (c'est trop)
Demain sera parfait
Moments
Bien sûr
On aime (avec Louane)
Le jour s'est levé
Sur la route (avec Raphaël)
Merveille
Ailleurs
Juste une illusion
Temps à nouveau
Un autre monde
Rappel :
Puisses-tu
Ça (c'est vraiment toi) (avec ‐M‐)
Rappel 2:
Tout y est
Voilà c'est fini
publié le 15 décembre, Théau BERTHELOT, Purecharts