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75% des Français ne l'assument pas mais Faustine Bollaert, elle, avoue ne pas du tout apprécier cette activité avec ses enfants

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Les interminables sessions de jeu sur le tapis du salon ? Très peu pour Faustine Bollaert. L'animatrice assume son style d'éducation et met un grand coup de pied dans la culpabilité parentale.

Les interminables sessions de jeu sur le tapis du salon ? Très peu pour Faustine Bollaert. Faustine Bollaert lors de l'enregistrement de l'émission "Serge Lama, le dernier rappel", diffusée sur France 3 à 21h10. © Clovis-Moreau/Bestimage - © BestImage, Christophe Clovis-Cyril Moreau / Bestimage

Très prise avec son travaille de journaliste au quotidien, Faustine Bollaert est avant tout une maman poule hyper active. Pour autant, elle se met quelques limites sur son investissement avec ses enfants. Lors d'une interview accordée au média Lou, l'animatrice de 47 ans s'est livrée avec franchise sur son rapport au jeu avec Abbie, 13 ans, et Peter, 10 ans, qu'elle a eus avec Maxime Chattam. "Je n'ai jamais adoré jouer. On m'a tellement fait culpabiliser sur ce sujet en me disant : 'Ah tu ne passes pas 2h avec des Playmobil avec tes enfants ?' Ah non, ça me fait chier en fait, ça me fait chier", assume-t-elle sans filtre.

L'animatrice pointe d'ailleurs du doigt la pression sociale qui pèse sur les mères et les pères d'aujourd'hui, souvent tiraillés entre leur amour inconditionnel et un profond ennui d'adulte face aux jeux de rôles enfantins. "Mais c'est un tabou. J'ai des copains qui passent des heures, et c'est horrible parce que je tiens 3 minutes. Et après, je ne l'aime même plus mon enfant qui m'impose ça, je lui en veux en fait."

La star du PAF a néanmoins trouvé sa propre recette pour partager des moments de grande complicité en famille, en misant sur l'humour, le mouvement et la vraie vie. "J'aime beaucoup rigoler avec mes enfants donc je suis un peu clown. J'aime danser dans la cuisine, je mets de la musique à fond. Mais les jeux de société, moyen... En revanche, j'aime bien rendre la vie quotidienne joyeuse, c'est-à-dire que ça devient un jeu. Donc, on va aller acheter des plantes et on va jardiner ensemble. On va cuisiner un truc ensemble", détaille-t-elle.

Parents et jeux : que disent les chiffres en France ?Faustine Bollaert peut être rassurée, l'idée selon laquelle un "bon parent" doit être le principal partenaire de jeu de son enfant est en réalité une construction très récente selon les données sociologiques et les études sur le comportement des familles.

Sur de nombreux forums et consultations de la petite enfance, on estime qu'une immense majorité des parents avoue secrètement ne ressentir aucun plaisir dans ce qu'on appelle "le jeu symbolique" (faire semblant, animer des figurines, jouer à la dînette). D'ailleurs, une étude de l'Apel (Association des parents d'élèves de l'enseignement libre) souligne que si 75 % des parents déclarent jouer avec leurs enfants, ils admettent que c'est le plus souvent à l'initiative des enfants.

Toujours selon cette même étude, bien que les trois quarts des parents participent, seuls 65 % le font au moins une fois par semaine.

publié le 13 août 2026 à 07h40, Liane Lazaar , Purepeople

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