Cette star du cinéma français a fait le choix d'être prise en charge dans un établissement spécialisé : "Ça m'a sauvé la vie"
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Si Valérie Lemercier est l'une des comédiennes qui a fait le plus marrer les Français, sa vie n'a pas toujours été rose. Dans "20h30 le dimanche", diffusée ce 26 octobre 2025 sur France 2, la comédienne et réalisatrice a raconté sans détour le jour où elle a pris elle-même l'initiative de pousser la porte d'un hôpital psychiatrique.
Valérie Lemercier et Laurent Delahousse dans "20h30 Le Dimanche" - © France 2
Valérie Lemercier incarne, depuis ses débuts dans la série Palace, une certaine idée de l'humour. Au cinéma dans L'Opération Corned Beef, Les Visiteurs, La Cité de la peur, Le derrière ou Palais royal, ou sur scène, où elle excelle depuis la fin des années 1980, elle a fait marrer plusieurs générations de spectateurs. Mais dans sa vie, tout n'a pas toujours été rose pour cette comédienne, qui a fêté le 9 mars 2025 ses 61 ans. Dans 20h30 le dimanche, diffusée ce 26 octobre 2025 sur France 2, Valérie Lemercier a raconté à Laurent Delahousse ce jour où elle se sentait si mal qu'elle a pris, elle-même, l'initiative de se rendre dans un hôpital spécialisé dans le traitement de la santé mentale. Elle avait 23 ans, et ambitionnait déjà de devenir comédienne : elle avait en effet suivi les cours de l'acteur et metteur en scène Jean Chevrin, à Rouen, et s'apprêtait à connaître le succès, notamment grâce à Jean-Michel Ribes.
Ce jour-là, Valérie Lemercier s'est rendue "à Sainte-Anne", un centre hospitalier parisien spécialisé dans la psychiatrie. "Avec ma petite valise", précise la comédienne, sur France 2. "Je coulais, tout simplement, poursuit-elle. Ça n'allait pas. Je ne pouvais même pas marcher." Était-ce un burn-out ? "Je ne sais pas, assure Valérie Lemercier à Laurent Delahousse. Ca n'existait pas les burn-out à l'époque." Plus de 40 ans plus tard, la réalisatrice d'Aline, le biopic sur Céline Dion qui lui a valu le César de la meilleure actrice en 2022, ne regrette pas d'avoir poussé, ce jour-là, les portes de Sainte-Anne. "Je m'en suis remise à des professionnels et j'ai bien fait, explique l'actrice dans 20h30 le dimanche. Ça m'a sauvé la vie." D'ailleurs, elle n'a pas tardé à retrouver la forme. "Ma première séance de psy, le lendemain, j'ai travaillé, raconte Valérie Lemercier. Le lendemain, le lendemain ! J'ai vécu de mon métier."
J'ai été cueillie probablement par une grosse dépression
Ce n'est pas la première fois que Valérie Lemercier évoque ses problèmes de santé mentale qui l'ont conduite à être accompagnée par des médecins, pendant un mois et demi, au sein d'un hôpital psychiatrique. Elle avait déjà parlé de cette période difficile dans 7 à 8, il y a quelques mois. "J'ai été cueillie probablement par une grosse dépression, avait expliqué la comédienne à Audrey Crespo-Mara, le 6 avril 2025, sur TF1. Voilà. J'y suis allée avec ma valise et on m'a prise. Ça n'allait pas, je coulais." Valérie Lemercier avait confié dans cette émission que ne pas pouvoir vivre de son métier faisait partie des poids qu'elle traînait, à l'époque. "Je faisais plein de petits boulots, mais je ne faisais pas celui que j'avais choisi, avait-elle indiqué. C'était abyssal. On ne peut même plus marcher. Ils m'ont prise au sérieux et ils m'ont gardée." A l'hôpital Sainte-Anne, elle a été "soignée", avait également confié l'actrice, dans une émission diffusée sur TMC. "Le jour où j'ai commencé à parler à quelqu'un, où j'ai commencé à pouvoir dire non, j'ai commencé à travailler, à être actrice."
Le 15 février 2024, dans Paris Match, Valérie Lemercier avait expliqué à quel point Aline, son film sur l'interprète de Pour que tu m'aimes encore, fut une libération, pour elle. "Le film sur Céline Dion m'a appris à davantage me confier, parce qu'elle a longtemps été un livre ouvert", avait-elle assuré dans les colonnes de l'hebdomadaire. Mais c'est une petite chatte, Carole, que son compagnon lui a offert, qui l'a également aidée à aller mieux, ces dernières années. "Je n'ai jamais eu d'animaux domestiques durant mon enfance, à part un chaton trouvé dans la rue qui a donné des pustules à tout le monde, avait-elle indiqué à Paris Match. Je dors mieux depuis l'arrivée de Carole. Elle me tranquillise. J'ai même pu arrêter les somnifères."
publié le 27 octobre, Louise Martin , Purepeople