"Des salaires qu'elle n'atteindra jamais" : Adèle Exarchopoulos a une maman au métier modeste, comment vit-elle cette différence ?
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À 31 ans, Adèle Exarchopoulos a tout d'une star de cinéma. Sauf la prétention. Née dans une famille modeste, l'actrice a gardé de son éducation une humilité profonde. Même si elle le sait, son métier la place dans une autre dimension financière que celle de sa mère, pourtant travailleuse essentielle. Elle se confie sur cette différence auprès de "Télé 7 Jours".
Adèle Exarchopoulos est née dans une famille modeste dans laquelle elle n'a manqué de rien. Adele Exarchopoulos participe au Photocall de L'amour Ouf (Beating Hearts) lors du 77ème Festival de Cannes au Palais des Festivals à Cannes, France. Photo par David NIVIERE/ABACAPRESS.COM - © Abaca Press, Niviere David/ABACAPRESS.COM
Les strass, les paillettes, les prix, la célébrité et les séances photos n'ont pas fait oublier à Adèle Exarchopoulos d'où elle vient. Pourtant parmi les actrices les plus en vogue de sa génération, comédienne aux rôles auréolés de succès et récompensée notamment par deux César (meilleur espoir féminin en 2014 pour La Vie d'Adèle puis celui de meilleure actrice dans un second rôle dix ans plus tard pour Je verrai toujours vos visages), la jeune femme de 31 ans n'a jamais fait preuve de vantardise.
Si la notoriété n'est pas montée à la tête de la compagne de François Civil, c'est en partie grâce à ses origines modestes. Née d'un papa chef d'entreprise et d'une mère infirmière, Adèle Exarchopoulos s'est toujours inspirée d'eux dans sa vie professionnelle. Et ils l'ont toujours aidée à garder les pieds sur Terre. "Dans mes dîners de famille, on ne prête pas plus attention à mon métier qu'à celui de ma mère infirmière ou de mon frère plombier", racontait-elle dans les pages de Madame Figaro.
Ses frères, Emile et Baptiste, "ne profitent pas du tout de a notoriété". Et pour celle qui s'est fait connaître aux côtés de Léa Seydoux, c'est une chance. "Ils doivent me demander une fois par an de les aider à entrer en boîte de nuit avec des copains", décrivait-elle auprès de nos confrères. Issue d'une famille aimante et simple, Adèle Exarchopoulos assure ne ressentir "aucun privilège, à part d'exercer une profession" qu'elle aime.
Dans son enfance, Adèle Exarchopoulos n'a "manqué de rien"Mais elle le sait : son métier est tout de même extraordinaire. Et au fil de ses collaborations, la maman d'Ismaël a basculé de la classe moyenne à laquelle appartient sa famille à une caste plus riche. "L'embourgeoisement, on trouve toujours cela délicat d'en parler, car c'est une chance, reconnaît l'ancienne compagne d'un rappeur auprès de Télé 7 Jours. En fonction de là d'où tu viens, c'est plus ou moins perturbant."
L'actrice qui accorde cette interview à Télé 7 Jours dans le cadre de la promotion de son dernier film Chien 51 (de Cédric Jimenez) a aussi pu sentir un décalage entre son quotidien d'actrice et les métiers de ses proches. Notamment financier. Si elle reconnaît n'avoir "manqué de rien" dans sa "famille modeste" et d'avoir eu "beaucoup d'amour", Adèle Exarchopoulos est parfois mal à l'aise avec les cachets souvent rondelets atteints dans le 7e art. "Ma mère est infirmière alors, quand on me propose des salaires qu'elle n'atteindra jamais, il y a forcément un sentiment d'indécence", confie-t-elle.
Ses valeurs simples, elle veut les transmettre à son filsPour elle, pas question d'en souffrir. Ce sentiment ? "Chacun le guérit à sa façon", assure la grande amie de Géraldine Nakache. "Pour ma part, je ne suis pas partisane d'afficher les bonnes actions que je peux faire, je me suis arrangée avec cette forme de culpabilité", jure-t-elle encore dans les pages de l'hebdomadaire. Surtout, elle n'est pas née avec une cuillère dorée dans la bouche.
Longtemps vendeuse de sandwichs puis professeure en prison tout en accomplissant du bénévolat autour du monde, Adèle Exarchopoulos n'a rien perdu de son humilité. "Je suis maman, et la fille de mes parents, c'est ça mon rôle et mon quotidien. Mon travail c'est une passion et c'est ma chance...", tranchait-elle à Numéro Magazine. Maman d'un garçonnet qu'elle protège, l'actrice veut d'ailleurs lui transmettre les valeurs qui sont les siennes. "La loyauté, le respect, le partage, énumérait cette maman poule. Et également la liberté d'être qui il veut et la confiance de croire en ses rêves."
publié le 12 octobre, Lucie Gosselin , Purepeople