EXCLU "J'ai passé une demi-heure avec lui" : Vincent Lagaf' en manque de son petit-fils, il évoque comme rarement sa famille qu'il a cru ne jamais revoir
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Le célèbre animateur du Bigdil a vu son pronostic vital engagé cet été après de graves soucis cardiaques. Pour "Purepeople", Vincent Lagaf' a accepté de se confier sur son état de santé actuel et ce qu'il a mis en place pour aller mieux, mais aussi sur sa vie sans chichi dans le Var auprès de sa compagne et sa rencontre avec son petit-fils, qu'il aspire à voir grandir le plus longtemps possible...
Vincent Lagaf' a 66 ans et un emploi du temps chargé depuis sa reprise du Bigdil... Vincent Lagaf' à la conférence de rentrée 2022/2023 BFM TV à Paris. Crédit Coadic Guirec/Bestimage - © BestImage, Coadic Guirec/Bestimage
Ce jeudi 30 octobre 2025, Vincent Lagaf' souffle ses 66 bougies. Et pour l'humoriste et animateur, connu pour son énergie débordante et son franc-parler, il n'est pas encore question de retraite puisqu'il vient de relancer son émission culte Le Bigdil sur la chaîne RMC Story. Mais cet été, le célèbre trublion de la télévision française s'est fait une grosse frayeur en subissant en urgence un quadruple pontage cardiaque.
Pour Purepeople, Vincent Lagaf' a accepté de revenir sur cet évènement qui a bien failli lui coûter la vie et sa rencontre avec son tout premier petit-enfant, né au mois d'août. C'est par téléphone, dans sa maison de Cavalaire-sur-mer, et plus précisément dans son garage où il était en pleine séance de bricolage avec un ami, que l'ex-animateur star de TF1 s'est confié à nous. Sans filtre et avec l'envie de rassurer son public sur son état de santé, Vincent Lagaf' s'est livré sur sa convalescence, son nouveau rôle de grand-père, sa vie en toute simplicité dans le Var et la femme qui partage sa vie, une certaine Nathalie.
Vincent Lagaf' : "J'ai eu très peur de mourir et, aujourd'hui, je n'ai plus de temps à perdre" Purepeople : Vous avez été victime d'une fatigue extrême il y a quelques mois, après avoir notamment tourné 44 émissions télé en 20 jours, et vous avez dû être opéré du cœur...Vincent Lagaf' : Oui, il y a eu une cadence de travail qui a été trop importante. Je faisais mon one man show 6 heures d'affilée chaque jour, c'était un peu stupide. C'est ma faute aussi, j'aurais dû être moins présomptueux quant à mon degré de résistance. Quand je me suis fait opérer, j'avais des artères bouchées à 97 % pour l'une et 95 % pour l'autre, mon pronostic vital était engagé d'après le chirurgien. En revanche, quand on a analysé mon sang, on s'est rendu compte que je n'avais pas un poil de cholestérol alimentaire...
Cette alerte était due à quoi alors ?Je me suis demandé comment je pouvais avoir les artères aussi bouchées alors que j'avais passé ma vie à faire du sport, à contrôler ce que je mange... Je n'ai jamais picolé ou tapé dans la drogue, à part pendant mes années au Club Med. Et c'était il y a longtemps. Mais le cholestérol que j'ai, voilà, j'ai appris qu'il était dû à autre chose. Et c'est important que les gens sachent cela. Même avec une hygiène de vie saine, s'il y a du stress, de l'adrénaline, de l'angoisse, de la pression, ce que j'ai clairement vécu pendant 30 ans dans le show-business, et bien c'est mauvais. Le stress fabrique du cholestérol en gros, et du mauvais. Celui qui petit à petit bouche les artères. Alors, j'en profite pour faire de la prévention : si comme moi, vous vous sentez essoufflés et fatigués, sans comprendre pourquoi, il ne faut pas hésiter à aller consulter. Ça dure un quart d'heure et ça peut sauver la vie.
Vous avez eu peur de mourir ?J'ai eu très peur. Aujourd'hui, je reprends vraiment la phrase de Michel Audiard : 'Faut pas parler aux cons, ça les instruit'. Je n'ai plus de temps à perdre. Je veux aller de l'avant, ne regarder que les bons côtés de la vie... Alors, je sais, c'est facile à dire quand on s'appelle Vincent Lagaf' comme moi, qu'on a réussi sa vie et qu'on a une sécurité financière.
Comment se passe votre convalescence ?Pendant un mois, j'ai eu de la rééducation cardiaque dans un centre à Issy-les-Moulineaux. Et puis, je me suis acheté un vélo d'appartement pour m'entraîner chez moi et faire travailler le cœur 30 minutes par jour. J'habite le Sud de la France et j'aurais bien fait ma rééducation à la mer, en me baladant avec mes chiens dans la colline... mais c'est vrai qu'en plein hiver, quand il fait un sale temps, il valait mieux pouvoir faire mes séances à domicile. Et je vous assure que ça me fait tout drôle de faire du vélo en regardant la télé ! Mais, blague à part, ma convalescence se passe bien. Je n'ai pas changé énormément de choses dans mon quotidien, j'ai juste des médicaments à prendre et ça, ce sera à vie.
Vincent Lagaf' : "Je ne suis pas encore un papi gaga parce que j'habite à 900 kilomètres de mon petit-fils" Vous êtes devenu grand-père fin août, cette belle nouvelle a aussi dû être un sacré bouleversement ?Oui, je suis papi et ça aussi c'est une raison pour laquelle je ne veux plus me prendre la tête à présent. La seule chose qui compte, c'est de pouvoir aider mon fils Robin à bien élever son enfant, mon petit-fils. Et puis, surtout, j'aspire à le voir grandir... Pouvoir être le grand-père qui lui fait faire des conneries et qui lui demande de ne rien dire à sa mère !
Vous êtes déjà un papi gaga ?Je ne suis pas encore un papi gaga parce que j'habite à 900 kilomètres de lui. Je vis à Cavalaire-sur-Mer et mon fils Robin est à Paris... Donc mon petit-fils, pour l'instant, j'en profite tous les jours en vidéos, en photos, j'entends ses gazouillis au téléphone, mais je ne l'ai pas encore vraiment vu. J'ai passé une demi-heure avec lui en sortant de l'hôpital parce que j'ai été opéré quasiment au moment où il est né... Mais je ne l'ai vu qu'une seule fois en deux mois. Là, je remonte à Paris au début du mois de novembre pour le travail et je vais passer plusieurs jours pour vraiment profiter de lui. J'ai envie de le regarder dans les yeux, c'est ce qui me manque : que nos regards se croisent. Par contre, pour ce qui est de changer les couches, je passe mon tour. Ce n'était déjà pas trop mon truc pour mon fils, je crois que j'ai dû le faire une fois et je ne suis pas allé au bout !
Vous n'avez jamais caché être un enfant adopté, c'était important pour vous d'avoir une descendance ?Je voulais faire perdurer le nom parce que je suis tout seul sur cette Terre à être de ce sang. Maintenant, on est trois avec mon fils et mon petit-fils, la machine repart, le nom va rester et il y aura bien une descendance. C'était important pour moi, non pas de me dire 'ça y est, on redevient une famille normale', car les enfants adoptés sont des enfants tout à fait normaux, mais il nous manquait ce côté sanguin. Mon père et ma mère adoptifs ne sont pas de mon sang, ma sœur non plus.
Vincent Lagaf' : "À Cavalaire-sur-Mer, certains veulent que je devienne Maire !" Lorsque vous n'êtes pas en tournage, vous vivez donc dans le Var. Il est comment le Lagaf' du Sud ?C'est un ours ! Il y a beaucoup de gens dans Cavalaire-sur-Mer qui pensent des choses différentes sur moi. Soit, on vous dira que je suis agréable et sympa soit que je suis une tête de con qui envoie balader les gens... et c'est tout à fait vrai ! En réalité, je ne supporte pas qu'on vienne me demander sans la moindre politesse une photo lorsque je suis au restaurant avec des amis, par exemple. Un petit 'Bonjour, je suis vraiment désolé de vous déranger, je rêve de faire une photo avec vous' et là c'est d'accord, mais sinon, ceux qui débarquent en s'imposant, c'est non direct. Sinon, à Cavalaire-sur-Mer, en dehors des mois de juillet et août tout le monde me connait, m'appelle Vincent, Vince ou Franck. C'est une petite ville où il est facile de me croiser. Il y a même des voisins qui veulent que je me présente en tant que Maire ! La politique ne m'intéresse pas une seule seconde alors je leur réponds : 'Ce n'est vraiment pas une bonne idée car je n'ai aucune diplomatie avec les casse-bonbons !'.
Un quotidien très loin des paillettes finalement...Oui je passe mon temps dans ma maison, plus particulièrement dans mon garage avec Michel, mon assistant depuis 25 ans. On fait de la mécanique ensemble. Il y a aussi ma chérie avec qui je peux descendre au village manger un bout. Et puis j'aime les balades avec mes chiens... Je suis pas du tout bling-bling. Je n'aime pas m'habiller ou rester à table pendant deux plombes. Moi, je n'envie rien à personne et je souhaite à tout le monde de pouvoir vivre avec la même mentalité que moi : vis pour toi ! Vous ne cachez pas être un homme amoureux. J'ai vécu avec deux femmes dans ma vie. J'en ai connu plus, bien sûr, mais je n'ai vécu qu'avec deux : la mère de mon fils avec qui j'ai passé 22 ans de ma vie et ma psychologue, avec qui je suis depuis 25 ans... Parce que je vis avec une psy, c'est la vérité ! Elle est spécialisée dans la criminologie, c'est passionnant. Je vis avec une grosse tête, à l'opposé de mon métier et c'est peut-être pour cela que ça dure depuis aussi longtemps. Par ailleurs, elle n'aime pas du tout le monde du show-business et ce n'est pas pour me déplaire.
Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople
publié le 30 octobre, Lucie Gosselin , Purepeople