Divertissements

EXCLU Vincent Lagaf' inséparable de son fils Robin, un géant de 35 ans, ce rôle clé qu'il joue à ses côtés dans sa vie professionnelle

temps de lecture  6 minutes

Vincent Lagaf' n'est pas homme à garder sa langue dans sa poche et c'est bien pour cela que le public l'apprécie autant. Pour "Purepeople", l'animateur star du Bigdil a accepté de se confier sur le retour de cette émission culte et son regard sur les audiences, bien différentes de celles qu'il pouvait faire il y a plus de 20 ans. Il se livre également sur son fils unique, Robin, qui l'accompagne dans ses tournages professionnels et sur les raisons qui pourraient, un jour, le pousser à prendre sa retraite.

Vincent Lagaf' a fait le pari fou de relancer une émission culte des années 1990 : le Bigdil. Vincent Lagaf' lors de la conférence de presse de rentrée des chaînes du groupe RMC-BFM à Paris. Crédit Pierre Perusseau / Bestimage - © BestImage, Pierre Perusseau / Bestimage

Ce jeudi 30 octobre 2025, un nouveau numéro du Bigdil spécial Halloween sera diffusé dès 21h10 sur RMC Story. Pour l'occasion, Vincent Lagaf', toujours accompagné de son acolyte extra-terrestre Bill, portera le costume d'oncle Fétide de La famille Addams et invitera un groupe de métal avec plusieurs danseurs de hiphop. Un drôle de mix qui promet une ambiance survoltée digne des meilleurs shows de l'animateur français.

A 66 ans aujourd'hui et malgré une lourde opération du coeur cet été, Vincent Lagaf' revient donc sur le petit écran avec l'envie inchangée de divertir petits et grands. Et le public semble toujours au rendez-vous même si pour l'ex-trublion de TF1 les nouvelles audiences peuvent parfois interroger. Pour celui qui est devenu grand-père pour la première fois au mois d'août, bien que les habitudes de consommation des Français avec la télévision aient changé, il n'est pas question de renier sa personnalité ou de prendre encore sa retraite.

Vincent Lagaf' assume qui il est, les rêves qui l'animent, il garde son franc-parler légendaire et nous confie lors de cette interview avoir fait le choix de s'entourer, pour ce chapitre si précieux de sa vie professionnelle, d'une équipe en qui il a pleinement confiance.

Vincent Lagaf' : "Mon fils Robin, qui a maintenant 35 ans, est cadreur sur le Bigdil" Purepeople : C'était un pari risqué de relancer le Bigdil de nos jours. Avec un peu de recul, vous en êtes satisfait ?Vincent Lagaf' : Je suis très content d'avoir eu la confiance de la chaîne RMC pour repartir sur ce format d'émission. On a fait une première saison d'essai avec très peu de moyen et quand on a vu l'engouement nostalgique des spectateurs, on s'est dit : 'On va faire une saison 2 avec de vrais moyens !'. Donc là, je pense que ça y est, on est revenu au même niveau de qualité que ce qu'on pouvait faire il y a 20 ans. Si ce n'est que moi, aujourd'hui, j'ai 66 ans ! J'ai eu pas mal d'accidents de parcours, de galères... je n'ai plus exactement la même patate que j'avais à l'époque. Mais le plaisir est là. Et, vous savez, à mon âge, je ne travaille plus que pour le plaisir de travailler et pour être entouré des gens que j'aime.Vous avez souhaité choisir vos techniciens ?J'ai reconstitué l'équipe que j'avais autour de moi il y a 30 ans. Mon fils Robin, qui a maintenant 35 ans et qui est né sur un plateau de télévision, en fait partie. Il est cadreur sur le Bigdil et pilote de drone sur d'autres émissions que je fais. J'ai retrouvé ma maquilleuse d'antan... En fait, c'est simple, j'ai rassemblé toute la bande initiale de potes. J'ai rappelé des mecs au bout de 20 ans en leur disant 'Je redémarre le Bigdil, ça te branche ?' et il n'y en a pas un seul qui m'a dit : 'Attend, je vois mon planning'. Ça a tout de suite été : 'Donne-moi les dates, je m'arrange !'.

Qu'est-ce qui vous change le plus par rapport à la version des années 1990 ?Ce qu'il y a de bien aujourd'hui, c'est que je ne bosse plus avec la pression que TF1 pouvait me mettre. Attention, c'était normal on va dire à l'époque que cette chaine soit aussi exigeante envers moi. Ils mettaient énormément de moyen, ils avaient des objectifs à atteindre... Mais je me rappelle que quand j'atteignais les objectifs d'audiences, j'étais le champion du monde et, à l'inverse, quand je ne les atteignais pas, j'étais un moins que rien... C'était ça d'un jour à l'autre. Heureusement, cette mentalité n'existe plus.

Vincent Lagaf' : "Je suis un dinosaure et j'ai encore du mal avec les nouvelles façons de consommer la télé"Vous avez pu être déçu de vos audiences actuelles ?Oui, certains chiffres me surprennent encore un peu. D'ailleurs la chaine RMC s'arrache les cheveux pour essayer à chaque fois de me rassurer. Moi j'avais l'habitude de bien plus hauts scores. J'avais un contrat à l'époque où il ne fallait pas que je fasse en dessous de 6 millions de téléspectateurs ! Et là, je suis en mode 'Vous vous rendez compte ?! On ne fait que 500 000, allez 600 000 voire 650 000 avec le replay'. On est loin de ce que j'ai pu faire plus jeune... Et on me répond que les temps ont changé !En effet, les habitudes du public ont évolué...C'est vrai que mon fils, ses amis et tous les jeunes avec qui je parle autour de moi ne regardent plus du tout la télévision comme avant. Il n'y a plus ce rendez-vous devant l'écran où toute la famille se réunit, ou alors il est moindre... Les gens regardent la télé sur leur portable lorsqu'ils sont assis sur les toilettes, quand ils sont dans le train ou à une pause déjeuner au travail. La télé se consomme différemment et j'ai vraiment encore du mal avec ça. Je suis un vieux dinosaure ! Je fais encore partie de la génération qui ne comprend pas pourquoi on regarde la télévision ailleurs que... sur une télévision !

Pour autant, vous n'essayez pas d'être un autre, ou de faire différemment, pour plaire davantage...Je reste ce que je suis, c'est-à-dire un clown moderne qui ne craint pas le ridicule et qui n'a pas d'autre d'ambition que de faire sourire les gens et de les détendre... D'une manière générale, si je ne m'amuse pas, le public le sent. Je suis très mauvais comédien, alors j'ai du mal à faire semblant. Sur la dernière saison du Bigdil, il y a 25 ans, j'en avais marre et ça se voyait. Ça n'a pas loupé : l'émission s'est cassée la gueule. Là, tous les matins, je me lève en me disant 'Mais quel bonheur ! Qu'est-ce que j'aime ma fin de vie !'. Alors, je vous l'accorde, c'est étrange de dire ces mots, mais avec ce que je viens de traverser, je bouffe la vie. Je profite de ce que j'aime car je suis un miraculé.

Vincent Lagaf' : "La retraite ? Forcément, elle arrivera. Car je ne veux pas en arriver à soûler les gens" La retraite, il vous arrive d'y songer ?Forcément, il y a un moment où il va falloir s'arrêter. Ce n'est pas que j'ai peur de faire l'émission de trop, ça je m'en moque car tant que je m'amuse... Non, ce que je ne veux pas, c'est devenir mauvais ! Je ne veux pas en arriver à soûler les gens en fait. J'ai eu la chance de bien gagner ma vie par le passé, de ne pas faire n'importe quoi avec mon fric, donc si demain je stoppe tout, il me suffit de réduire un peu mon train de vie, de vendre deux, trois trucs et ça ira. Avec la retraite et ce que je possède, je peux vivre confortablement. Et puis, honnêtement, vivre dans le luxe n'a jamais été mon but. Bien sûr, j'ai aimé les belles choses, les voitures, les bateaux, mais je n'ai plus envie de tout ça.

Il vous reste encore des rêves à accomplir ?Il y a des choses que je n'ai pas encore pu faire. Je rêve toujours de présenter une émission comme Koh-Lanta. Vraiment, j'adorerais ! Ou alors, être à la tête d'une émission comme Fear Factor. Depuis très longtemps aussi, je rêvais d'animer Monster Garage et je suis ravi car on a enfin réussi à racheter les droits. Ça va arriver en 2026... Sinon, Stéphane Sallé de Chou (le directeur général du pôle entertainment du groupe RMC BFM, ndlr) voudrait qu'on fasse un biopic sur ma vie. C'est un grand honneur de se dire que t'as eu une carrière qui intéresse suffisamment les gens pour la retracer dans un projet de film. Moi ça me plairait de jouer mon rôle aujourd'hui... Après, il faudrait trouver un mec qui me jouerait jeune. Et ça ne pourra pas être mon fils, car on se ressemble de visage, mais pour le reste, pas du tout. Lui, il fait 1m85, 100 kilos, il est grand, costaud, et surtout : il a des cheveux ! En plus, je suis certain qu'il préfèrerait tenir un rôle de l'autre côté de la caméra.

Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople

publié le 30 octobre, Lucie Gosselin , Purepeople

Liens commerciaux