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"J'aurais dû acheter des immeubles, des hôtels" : Le multimillionnaire Marc Simoncini (Qui veut être mon associé ?) en dit plus sur la gestion de son argent

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Juré ce jeudi soir sur M6 dans l'émission "Qui veut être mon associé ?", Marc Simoncini s'était confié il y a quelques mois au micro de RTL. Le fondateur de Meetic y livrait un témoignage sans fard sur son parcours, entre fortune colossale, épisodes dépressifs et rapport complexe à la réussite.

"J'ai tout fait pour perdre ce pognon" Marc Simoncini au photocall de la 48ème cérémonie des César à l'Olympia à Paris. © Dominique Jacovides / Olivier Borde / Bestimage - © BestImage, BORDE-JACOVIDES / BESTIMAGE

Juré de l'émission Qui veut être mon associé ? - à retrouver ce jeudi soir sur M6 - et fondateur de Meetic, Marc Simoncini, dont la fortune est estimée à 500 millions d'euros d'après le magazine Challenges (ce qui le classe au 279e rang des fortunes de France), s'était confié il y a quelques mois au cours d'un entretien sur RTL sur son parcours et notamment sur les périodes plus compliquées de sa carrière d'entrepreneur.

Il a notamment évoqué deux périodes de dépression. La première a suivi la vente de son site hébergeur iFrance à Vivendi. À cette époque, bien que la transaction soit valorisée à 182 millions d'euros, le paiement est majoritairement effectué en actions Vivendi. Lors de l'effondrement boursier du groupe, ces actions perdent l'essentiel de leur valeur, le laissant avec des dettes accumulées : "C'était dur..." La seconde dépression est survenue dix ans plus tard, lors de son divorce, qui a coïncidé avec son départ définitif de Meetic en 2011 : "La pire période est celle qui m'a emmené à mon divorce."

Marc Simoncini (Qui veut être mon associé ?) se confie sur l'héritage de ses enfantsIl revenait également pour RTL sur ses choix financiers de l'époque avec sévérité : "J'ai réinvesti 100% de ce que j'ai gagné dans des startups. Quand on y réfléchit bien, c'est le meilleur moyen de tout perdre. (...) J'aurais dû acheter des immeubles, des hôtels. Jamais des startups. J'ai tout fait pour perdre ce pognon". Il estime que la recherche du bonheur par l'argent est une erreur de trajectoire : "Si vous pensez que vous avez travaillé toute votre vie pour avoir l'argent qui vous permet d'avoir la vie que vous avez rêvé d'avoir et donc que vous allez être heureux, vous vous trompez de route. Cela m'a amené à la vie que j'ai aujourd'hui où je n'ai plus besoin de grand-chose et donc plus besoin d'argent."

Sur le plan de la transmission, il explique avoir donné à ses enfants "un petit capital, un petit appartement et un projet", afin qu'ils ne soient pas uniquement des héritiers. Il a également abordé le rapport culturel français à la richesse : "En France, on a intérêt à être judéo-chrétien. (...) Si vous avez au moins la capacité de dire "Ok, j'en ai gagné, mais putain, qu'est-ce que j'en ai chié"... Déjà, on ne vous coupe pas la tête tout de suite. Vous avez un sursis". Enfin, il a mentionné une remise en question de son moteur personnel qu'il identifiait jusqu'ici comme étant la colère : "Je pensais que c'était la colère. Il a été remis en question il y a un mois".

publié le 12 février, Bertrand Bielle , Purepeople

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