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"Moi, j'ai un truc" : Bruno Salomone n'avait pas un quotidien comme tout le monde, il devait parfois s'isoler

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Une triste nouvelle a été annoncée ce dimanche 15 mars 2026 : Bruno Salomone s'est éteint à l'âge de 55 ans, des suites d'une longue maladie. En 2019, le comédien s'était ouvert sur un trouble dont il était atteint et qui l'obligeait parfois à se mettre à l'écart.

Bruno Salomone s'est éteint à l'âge de 55 ans Bruno Salomone assiste à l'avant-première de Madeleine Collins, qui s'est tenue à l'UGC Les Halles, à Paris. Photo par Jerome Domine/ABACAPRESS.COM - © Abaca Press, Domine Jerome/ABACA

C'est aux côtés de Jean Dujardin, Éric Collado, Éric Massot et Emmanuel Joucla que Bruno Salomone s'est fait connaître. Nous C'est Nous s'amusait à réaliser des parodies, notamment de boys band. Et le comédien s'est ensuite illustré dans la série Fais pas ci, fais pas ça pendant neuf saisons. Ce dimanche 15 mars 2026, son agent Laurent Grégoire a annoncé à l'AFP : "C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone. Il s'est éteint (...) après s'être battu contre une longue maladie."

En 2019, l'interprète de Denis Bouley était l'invité de l'émission Ça ne sortira pas d'ici sur France 2. Il avait confié à Michel Cymes souffrir d'un trouble peu connu : la misophonie. Cette pathologie est en réalité plutôt commune puisqu'elle toucherait 15% de la population. Bruno Salomone expliquait ne pas supporter certains bruits comme la mastication, la respiration ou le tapotement de doigts sur un clavier. Ces sons pouvaient provoquer de fortes angoisses.

La méthode choisie par Bruno Salomone pour lutter contre son troubleLors de son passage à la télévision, l'ex de Julie Gayet avait concédé qu'on est tous plus ou moins atteint de misophonie : "Personne ne trouve ça agréable quelqu'un qui mâche des popcorns très forts à côté de lui au cinéma". Mais il avait détaillé l'effet de ces bruits chez lui : "Moi, j'ai un truc, j'ai un vrai blocage avec ça ; je focalise dessus. Après, le cerveau, il est pervers, il focalise dessus. Plus on y pense, plus je les scanne et limite, je les cherche. Donc au cinéma, je m'isole."

Car Bruno Salomone avouait ne pas trop oser en parler pour ne pas passer pour un capricieux : "Le mieux, c'est de se barrer." Sur Vivre FM, l'acteur avait partagé ce quotidien parfois compliqué par son trouble : "Ces petits bruits peuvent vous rendre fous (...) La difficulté de la misophonie, c'est d'en parler."

La Fondation pour l'audition décrit la misophonie comme un "bouton d'alarme qui s'enclenche dans votre cerveau à l'écoute de certains sons". Il s'agit d'une "aversion intense envers des sons ou bruits spécifiques" qui se différencie d'une simple gêne auditive et déclenche une "réaction émotionnelle disproportionnée lors de l'exposition sonore, pouvant aller de l'irritation à la colère, voire à une profonde détresse".

Il n'existe pas de traitements mais certains médicaments, certaines thérapies et surtout la communication avec son entourage et le corps médical peuvent permettre de mieux vivre avec la misophonie. Surdités Info Service propose un espace d'écoute et d'orientation pour les personnes concernées. Bruno Salomone n'était pas la seule célébrité à souffrir de misophonie puisque le chanteur Philippe Katerine s'était lui aussi ouvert sur ce trouble dont il est atteint.

publié le 15 mars, Lucie Gosselin , Purepeople

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