Nicolas Demorand absent de la matinale de France Inter : pourquoi Florence Paracuellos, sa remplaçante, évoque "une ambiance particulière" ?
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Depuis l'automne, Florence Paracuellos assure l'intérim de la matinale de France Inter, en remplacement de Nicolas Demorand. Son style sobre et chaleureux a été salué par les auditeurs notamment avec des audiences en hausse.
Florence Paracuellos assure l'intérim de la matinale de France Inter avec sérénité et efficacité. Florence Paracuellos, journaliste de France Inter qui remplace Nicolas Demorand à la matinale. - © France Inter
Lorsque Nicolas Demorand a dû se mettre en retrait, la matinale de France Inter s'est retrouvée face à un défi majeur. Maintenir la diffusion de ce rendez-vous suivi chaque matin par plus de cinq millions d'auditeurs. Un immense paquebot radiophonique qui a finalement été confié à une figure de la maison. La discrète, mais expérimentée Florence Paracuellos. Fidèle à la station depuis un quart de siècle, la journaliste connaît les rouages de l'antenne comme personne.
Pourtant, il faut le savoir cette prise de fonction n'était ni programmée ni même souhaitée par la journaliste sur le long terme. Après sept années passées à présenter le journal de la matinale, Florence Paracuellos avait exprimé le besoin de ralentir. De retrouver un rythme de vie plus compatible avec sa vie familiale. Son passage au journal de 19 h devait marquer ce tournant comme le révèle Nice Matin. Mais ce milieu-là réserve parfois des détours imprévus. C'est à l'automne que l'animatrice est appelée pour assurer un remplacement temporaire. Ce qu'elle pensait n'être que quelques jours s'est finalement transformé en plusieurs semaines !
Un exercice délicat, d'autant plus que la tranche horaire avait déjà connu un bouleversement avec le départ de Léa Salamé quelques mois plus tôt. Sans chercher à révolutionner une mécanique bien huilée, Florence Paracuellos a trouvé le bon équilibre. La journaliste a su imposer un ton qui rassure autant qu'il accompagne. Loin de déstabiliser la matinale, cette transition a été accueillie avec bienveillance par les auditeurs, au point de voir les audiences repartir à la hausse à la fin de l'année 2025.
Une mission réussie haut la main pour Florence ParacuellosCelle qui avait confié vouloir "retrouver une vie diurne" assume pourtant, chaque matin, ce rendez-vous central du service public. "En fin de saison dernière, après sept ans de matinale au journal de 8 h, j'avais envie de retrouver une vie normale, car je me réveillais à 1 h 40 et j'avais demandé à faire le journal de 19 h", avait-elle expliqué. Un souhait rapidement bousculé par la réalité de l'antenne. Malgré le succès rencontré, Florence Paracuellos ne veut pas garder la tête de la matinale. Elle insiste sur le caractère temporaire de sa mission. "Évidemment, la place est chaude pour Nicolas dès qu'il peut revenir, et dès qu'il veut revenir", rappelle-t-elle.
Ce rôle a néanmoins transformé sa perception de la matinale. Là où le journal était un exercice solitaire, la présentation devient un travail collectif. "Là, c'est toi qui accueilles à la table. Tu as l'impression que c'est toi qui invites. Tu as envie de dire aux gens, asseyez-vous, prenez un café. C'est ta table du petit-déjeuner." Une image qui parle aux auditeurs et qui explique sans doute le succès qu'elle a rencontré. Mais ce n'est pas pour autant que le rythme ne reste pas exigeant.
Réveil à 3 h 45, studio plongé dans la nuit, rédaction encore endormie : "Il y a une ambiance particulière, une ambiance de groupe. Tout le monde est dans le même état. On n'a pas assez dormi." Florence Paracuellos incarne ainsi une matinale profondément humaine. Et même si l'exercice reste décalé, la journaliste y trouve un paradoxe réconfortant : elle dort désormais davantage qu'avant. "Je gagne deux heures de sommeil, ce n'est vraiment pas négligeable."
publié le 11 février, Lucie Gosselin , Purepeople