Dean Cain, alias Superman" dans la série culte "Loïs et Clark", rejoint la police migratoire controversée aux États-Unis
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L'ex-interprète de Clark Kent rejoint l'ICE, la police fédérale de l'immigration, en soutien à la politique migratoire musclée et d'ultra droite de Donald Trump.
Dean Cain dans "Lois et Clark : Les nouvelles aventures de Superman" - © Warner Bros. Television
L'époque de "Loïs & Clark" est révolue pour Dean Cain. L'acteur, qui incarnait Superman dans la série des années 1990, diffusée sur M6 jusqu'en 1997, vient d'annoncer son engagement au sein de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement), la très controversée police fédérale chargée d'arrêter et d'expulser les migrants sans papiers. Fidèle soutien de Donald Trump, il présente ce choix comme un "acte patriotique".
"Nous ne pouvons pas avoir tout le monde"Dans une vidéo postée sur Instagram - bande-son du thème de Superman en fond -, il appelle les Américains à "protéger la patrie et les familles", vantant les avantages financiers offerts aux nouvelles recrues : prime de 50.000$, remboursement de prêt étudiant et retraite bonifiée. Déjà shérif adjoint et policier réserviste, Dean Cain a officialisé sa démarche sur la chaîne conservatrice Fox News, affirmant vouloir prêter serment "dès que possible".
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Cette prise de position radicale de Dean Cain intervient aussi sur fond de polémique autour du dernier "Superman" de James Gunn, qui avait qualifié l'histoire du héros d'"allégorie de l'immigration". Une vision que l'acteur juge trop politique et éloignée de ses valeurs : "Il faut des limites, parce qu'on ne peut pas accueillir tout le monde aux États-Unis", a-t-il estimé dans une interview accordée à TMC. "Nous ne pouvons pas avoir tout le monde, sinon la société va échouer."
Son engagement intervient alors que l'administration Trump intensifie sa campagne anti-immigration : 10.000 postes d'agents à pourvoir, 75 milliards de dollars de budget pour l'ICE -, et un objectif affiché d'expulser un million de personnes en un an. Depuis janvier, les raids se multiplient, parfois en violation d'ordonnances judiciaires interdisant les arrestations fondées sur le profilage ethnique. Des opérations menées qui ont visé aussi bien des sans-papiers que des résidents légaux et même des citoyens américains, déclenchant des manifestations dans tout le pays.
Le 6 août, Fox News a diffusé les images d'une "opération Cheval de Troie" : des agents surgissant d'un camion pour arrêter 16 personnes à Los Angeles, ville sanctuaire où vivent 1,35 million d'immigrés. Une action jugée illégale par les défenseurs des droits civiques, qui rappellent que "chaque personne, quel que soit son statut, a le droit de vivre sans être traquée ou enfermée".
publié le 17 août, Bruna Fernandez , Puremédias