"Des adaptations nécessaires" : Comment le handicap de Michaël Jérémiasz a impacté le tournage de "Nos terres inconnues" sur France 3
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"Nos terres inconnues" revient sur France 3 ce mercredi 29 octobre 2025 avec un nouvel animateur, Samuel Ostiguy, et un nouvel invité venu explorer une région de France, le champion paralympique Michaël Jérémiasz. Découvrez comment la production a-t-elle adapté le tournage au handicap du sportif.
La bande-annonce de "Nos terres inconnues" avec Inès Reg. L'émission revient le 29 octobre avec un nouvel animateur, Samuel Ostiguy. - © vidéo : France 3 / photo : Adenium TV
Ce mercredi 29 octobre 2025, France 3 diffuse un nouveau numéro de "Nos terres inconnues". Raphaël de Casabianca ayant annoncé son départ, la chaîne a dû trouver un remplaçant. Frédéric Lopez, producteur du programme, a choisi de donner sa chance au Québécois Samuel Ostiguy. Ce dernier est un ancien militaire de l'armée canadienne qui s'est reconverti dans l'organisation d'expéditions extrêmes. Il se définit comme un "architecte d'aventures", créant des voyages sur mesure dans des territoires parfois inexplorés. Les téléspectateurs de France 3 ont déjà pu le voir aux côtés de Frédéric Lopez dans 'Notre Vraie Nature'.
Pour sa grande première aux commandes de "Nos terres inconnues", il se rend dans le Luberon avec Michaël Jérémiasz, champion paralympique de tennis. Dans cette émission, les invités sont généralement mis à rude épreuve physiquement. Tout le monde se souvient notamment de la session de canyoning de Malik Bentalha. Lors de la conférence de presse à laquelle Puremédias a assisté, nous avons donc demandé si le handicap du sportif a eu un impact sur le tournage. "Pour chaque invité, l'équipe a la bienveillance et la considération de prendre en compte les particularités de chacun. Évidemment, vous comprendrez que décider d'aller faire de la décalade, quand on descend en rappel, on ne l'aurait pas fait si nous n'avions pas été encadrés. Donc il y avait évidemment une équipe d'encadrement, un plan d'analyse de gestion des risques. Tout a été bien pris en compte. Puis il y a aussi des super alliés qui sont très proches de Michaël, qui ont conseillé l'équipe sur peut-être des limites, des stratégies, des outils qui pourraient l'aider. Mais après, Michael est super athlétique, super capable, super volontaire. D'ailleurs, on le voit dès les premiers instants, dans le sentier, que Michaël n'a clairement pas besoin de moi", a assuré Samuel Ostiguy.
"Michaël, c'est quelqu'un qui aime bien avoir le contrôle""Michael est champion olympique, il fait des choses qu'on ne saurait pas faire. Quand on a travaillé sur la destination, Michael ne savait pas encore qu'il pourrait venir. L'équipe a rencontré une femme qui avait des chevaux et on a appris par Laëtitia, une proche de Michaël, que lui, les chevaux, ce n'est pas son truc. Du coup, on s'est dit que ce serait une belle séquence. Pour l'escalade, on a demandé si c'était possible, on nous a dit que non, mais que, en revanche, on pouvait faire autre chose. Après, il faut qu'il accepte, parce que se mettre en position de vulnérabilité, ce n'est pas évident. Michaël, c'est quelqu'un qui aime bien avoir le contrôle. Mais donc, du coup, c'est ça qui était fort. Donc, on n'a pas fait des choses particulières parce que Michael qui est porteur d'un handicap, on a fait des choses particulières parce que Michael, c'est un mec qui aime bien se confronter à ses limites, et on savait qu'on allait s'éclater ensemble", a poursuivi Frédéric Lopez, qui a dernièrement fait son grand retour dans "Rendez-vous en terre inconnue" pour une édition spéciale célébrant les 20 ans du programme.
"Effectivement, on aurait pu rendre ce voyage beaucoup plus confortable en étant dans quelque chose d'adapté, mais ce n'est pas l'objet. Ce n'est pas l'objet de la vie que je veux avoir, et ce n'est pas ce à quoi j'encourage les personnes, quelles qu'elles soient, handicapées ou pas, à faire. Moi, je préfère encourager les gens à sortir des sentiers battus. Donc oui, il y a des adaptations nécessaires, oui, il y a du matériel nécessaire. L'escalade, ça existe en fauteuil, mais c'est une sacrée performance. Descendre en rappel une barre de 30 ou 40 mètres en est une autre. Et puis ce n'est pas que l'enjeu de la performance, c'est surtout l'enjeu d'aller là où on nous propose d'aller. Après, les solutions, en réalité, il y en a quand même beaucoup. Donc ça commence déjà avec Samuel, puisque c'est mon binôme, et puis c'est aussi avec tous les gens qu'on rencontrait. Quand il y avait des obstacles, on essayait simplement de trouver un autre chemin. C'est aussi ça qui, à mon sens, doit être inspirant pour les personnes qui vont se diront potentiellement 'pourquoi moi, je ne le tenterais pas ?'", a conclu Michaël Jérémiasz.
publié le 29 octobre, Mathis Ferrut , Puremédias