Des "affirmations fausses, erronées, tronquées" : France Télévisions se défend point par point des accusations proférées par Charles Alloncle
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Dans un communiqué officiel, le groupe audiovisuel public a tenu à éclaircir trois déclarations tenues par le rapporteur de la commission sur la neutralité du service public, Charles Alloncle, dans une interview au "Point".
© Le député UDR Charles Vallonce, rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, au micro de Benjamin Duhamel sur France Inter
Les auditions organisées dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public ont tout juste repris, lundi 19 janvier, et France Télévisions monte déjà au créneau. En cause ? Des propos tenus par le député UDR Charles Alloncle, rapporteur de cette même commission, dans un article du "Point" publié le dimanche 18 janvier, et visant le fonctionnement du groupe présidé par Delphine Ernotte-Cunci.
France Télévisions répond à Charles AlloncleFrance Télévisions a pris la parole dans un communiqué officiel publié le 19 janvier. "Dans une interview au 'Point' du 18/01/26, le rapporteur de la commission d'enquête relative à l'audiovisuel public suggère ou insinue plusieurs éléments relatifs à la gestion de France Télévisions. Ces affirmations étant fausses, erronées ou tronquées, France Télévisions répond", peut-on lire en préambule sur le compte X du groupe audiovisuel. Concernant la déclaration de Charles Alloncle : "Je soupçonne une insécurité financière, voire des comptes maquillés du groupe France Télévision", le groupe audiovisuel dénonce "une affirmation extrêmement grave". "L'entreprise respecte année après année la trajectoire budgétaire qui lui est allouée. Son budget est validé annuellement par son Conseil d'administration, instance composée de représentants de l'Etat [...] et de personnalités qualifiées. La sincérité budgétaire du groupe n'a jamais été mise en doute", écrit France Télévisions, précisant que la Cour des comptes a récemment publié un rapport sur la gestion de l'entreprise. "Enfin,, les comptes annuels de l'entreprise sont évidemment validés par des commissaires aux comptes assermentés, votés par son Conseil d'administration et partagés avec l'Etat, le Parlement ou encore l'Arcom."
Dans une seconde citation tirée de l'interview, Charles Alloncle regrettait de ne pas avoir encore à sa possession les documents nécessaires pour vérifier la situation financière de France Télévisions. "Faux. À date, plus de 26.000 documents ont été transmis au rapporteur de la commission d'enquête, représentant plus de 1 million de pages de documents", répond l'entreprise publique. "Les rapports de gestion, les comptes sociaux et les comptes consolidés ont été transmis [...] il y a près de 30 jours." Troisième citation litigieuse, selon le groupe audiovisuel public : celle dans laquelle Charles Alloncle suggère qu'il existe un gros écart entre les comptes de l'entreprise et la communication officielle, se basant sur un communiqué de 2025 intitulé "Des résultats exceptionnels pour le groupe en 2024". "Le rapporteur semble confondre la communication financière du groupe et la communication de ses résultats éditoriaux, rétorque France Télévisions. Il est ainsi fait référence au communiqué du 13 mars 2025 , à l'occasion de l'arrêté des comptes 2024 de l'entreprise. Ce communiqué évoquait "les résultats exceptionnels du groupe en 2024" car l'année avait été marquée par des résultats d'audience au plus haut depuis 12 ans. S'agissant des résultats financiers relevés par ce communiqué, celui-ci met simplement en évidence et de façon factuelle le fait que France Télévisions présentait un résultat d'exploitation à l'équilibre pour l'année 2024 [...]", conclut le groupe audiovisuel public.
publié le 20 janvier, Fanny Petoin , Puremédias