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"Des critiques d'une misogynie sans nom" : Alessandra Sublet revient sur "les balles perdues" qu'elle s'est prises à son arrivée dans "C à vous" sur France 5

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L'ancienne animatrice du talk-show de France 5 a décrit l'écriture de son premier roman "Toi que je n'attendais plus" comme "une aventure".

Alessandra Sublet était l'invitée de France Inter pour son premier roman. - © Youtube

Alessandra Sublet a enterré sa carrière d'animatrice TV. En avril 2022, la quarantenaire annonçait son souhait de changer d'orientation professionnelle en se consacrant à la comédie, après un dernier intérim aux commandes du "Grand concours" sur TF1. Depuis son retrait des caméras, elle a notamment créé son seul-en-scène, décroché un rôle dans un film pour la plateforme Netflix et publie son premier roman, "Toi que je n'attendais plus", aux éditions Robert Laffont. À l'occasion de la sortie de cet ouvrage, qu'elle qualifie d'"aventure", l'ex-présentatrice de "C Canteloup" a confirmé son souhait de ne plus prendre la lumière des caméras. "J'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce métier et, honnêtement, cela aurait été beaucoup plus confortable de continuer ! Mais je vais avoir 50 ans et je me sens à ma place", a-t-elle confié à "Télé 7 Jours", pleinement épanouie dans sa nouvelle vie. "J'ai reçu des propositions mais je peux affirmer aujourd'hui que je ne reviendrai jamais à la télévision", assure celle qui se tourne désormais vers la transmission.

"Cette étiquette d'inculte m'emmerde"Qu'est-ce qui explique dès lors cette envie définitive de tourner les talons à cet univers qui lui a souri pendant deux décennies ? Du dégoût ? "Pas du tout", répond l'intéressée à nos confrères. Des traumatismes, alors ? Sujet du "Grand portrait" de France Inter, Alessandra Sublet a souligné que l'étiquette d'"inculte" collée sur son front l'a parfois complexée. "La culture n'est pas une toise de 0 à 10 où l'on note des gens. Moi, on m'a laissé très longtemps à -2. J'ai toujours crié haut et fort que je préférais 'Top Gun' ou 'Bridget Jones' à Truffaut et Hitchcock mais ça ne m'a pas empêché de connaître certaines de leurs répliques en interview", a rapporté celle qui a souvent été dénigrée intellectuellement par Thierry Ardisson.

La néo-romancière plaide pour le mélange des genres : "Ça vaut dire quoi ? Que l'on ne peut pas écouter France Inter, Nova et d'un autre côté Europe 1 et RTL2, que l'on ne peut pas être sur le service public et TF1. Je n'aime pas cette étiquette, cela m'emmerde". Pour autant, Alessandra Sublet savait à quoi s'attendre lorsqu'elle a commencé à connaître le succès comme chef de bande à la table de "C à vous". "Vous ne pouvez pas faire un métier public, et venir vous plaindre de prendre des balles perdues. Je n'ai jamais eu ce problème, parce que ce n'est pas le prix à payer mais le choix que vous faîtes", reconnait-elle. Et de poursuivre son développement en évoquant son cas personnel : "Plus vous grimpez dans les médias, plus vous êtes en première ligne. Moi, j'étais très heureuse d'être sur le front, j'étais pleine d'ambitions, et c'est important d'aller au bout de ses envies. Mais j'en ai chié et je ne m'en suis pas plainte. C'est ce qui s'est passé sur 'C à vous', où toutes les critiques étaient monstrueuses au départ, et notamment d'une misogynie sans nom. Il n'y a que le travail qui paie. Car, quand les audiences sont là, tu peux que fermer ta gueule".

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"Aucun 'background' de culture"L'ancienne star du PAF n'a pas toujours été la femme forte et sans complexe qu'elle campait devant les caméras. Au micro de Steven Bellery sur RTL, elle avait reconnu avoir ressenti des "moments de gêne" en direct du loft de France 5. "Evidemment que ça m'est arrivé. Moi, j'ai débarqué, surtout à l'époque de 'C à vous', je n'avais absolument aucun 'background' de culture pour interviewer tous ces gens-là. Ce sont les personnalités qui m'ont enrichie", a-t-elle avoué. Et de raconter : "D'autres plus encore même ! Je pense à Jean d'Ormesson ou Jacques Chancel, qui, à chaque fois, venait dans mon bureau me faire une petite leçon bienveillante". "Après, je suis réellement comme vous me voyez. Il n'y a pas de Dark Vador en moi. Je suis profondément quelqu'un d'enjoué".

publié le 20 janvier, Olivier Cortinovis , Puremédias

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