Fin des livetweets, discrétion dans les médias... Après un premier mois d'auditions tendues, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public se dote de nouvelles règles
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Dans un communiqué officiel, le député Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, a expliqué avoir fixé quatre règles "non négociables" au rapporteur Charles Alloncle et aux autres membres du bureau, pour la suite du bon déroulement des auditions.
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La Commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public reprendra le 19 janvier. Une première série d'auditions, concernant notamment la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, la patronne de Radio France Sibyle Veil ou encore les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, avait été tenue à la fin de l'année 2025, dans des climats particulièrement électriques... Notamment rappelé à l'ordre par la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet pour ses prises de paroles multiples sur les réseaux sociaux et dans les médias, le rapporteur UDR Charles Alloncle avait été au cœur de plusieurs épisodes tendus ces dernières semaines.
Quatre nouvelles règles imposées aux membres de la commission d'enquêteUne réunion, sollicitée par le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus, s'est tenue le 6 janvier. Au menu des discussions : la reprise des auditions dans un climat serein et apaisé, ce qui n'était plus le cas, selon lui, au mois de décembre. "J'ai considéré que les principes que nous avions fixés unanimement lors du lancement de nos travaux n'avaient pas toujours été respectés lors de [ce premier mois]", peut-on lire. "Mon rôle n'est pas de censurer le rapporteur, les députés membres de la commission, ni d'exercer une police des pensées ou d'éviter les questions qui fâchent. Mon rôle est à la fois simple et éminemment complexe : garantir le bon fonctionnement de cette commission d'enquête", rappelle-t-il au passage.
Au cours de cette réunion, les membres de la commission se sont bien remis d'accord sur l'interdiction de la détourner "pour la transformer en tribunal politique, procès individuels ou en lieu de politique spectacle." Le "respect absolu des personnes auditionnées et dignité des échanges et des débats aussi bien durant les auditions qu'à l'occasion de nos expressions publiques sur les réseaux sociaux et dans les médias" a également été rappelé, tout comme l'importance de ne pas ou [déformer] "les propos des personnes auditionnées." "À cette fin, j'ai proposé au bureau de la commission d'enquête les quatre règles suivantes : 1 - pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions (pas de "livetweets"). 2 - engagement de discrétion/modération/sobriété des expressions du rapporteur, du président et des membres du bureau dans les médias en parallèle de la commission [...]. 3- Pas de travestissement, de déformation des propos des personnes auditionnées. 4- communication au bureau de la commission de tous les documents que le rapporteur évoque/mentionne durant les auditions." Jérémie Patrier-Leitus, après avoir précisé que les dispositions avaient été acceptées par tous les membres de la commission, a officialisé l'envoi prochain des nouvelles convocations.
publié le 7 janvier, Fanny Petoin , Puremédias