Divertissements

Gérald-Brice Viret remplace Franck Appietto qui a démissionné de la présidence de CStar et impose une nouvelle couverture à la rédaction de "Télé-Loisirs"

temps de lecture  3 minutes

Franck Appietto, ancien directeur général de feu C8 et CStar, précise à Puremédias être "toujours en contrat" avec le groupe Canal+. Il est remplacé dans ses fonctions par Gérald-Brice Viret qui multiplie les casquettes et imprime un peu plus sa marque dans le groupe de Vincent Bolloré.

Franck Appietto, directeur général de C8 - © Aurélien Faidy/C8

Historique du groupe Canal+, où il est arrivé en 1999, Franck Appietto a démissionné de la présidence de CStar, dernière chaîne de flux gratuite du groupe qu'il dirigeait depuis l'extinction de C8 en février 2025.

Franck Appietto "toujours en contrat" avec le groupe Canal+Selon un extrait de procès-verbal, relayé par Anaël, un compte bien informé sur l'actualité du groupe Canal+, la démission de Franck Appietto de ses fonctions de président a été actée le 6 octobre 2025. Contacté par Puremédias, l'intéressé a indiqué être "pour l'instant" en congés. "mes projets futurs restent rattachés au groupe Canal+ avec qui je suis toujours en contrat", a ajouté le cadre que Cyril Hanouna prenait plaisir à inviter sur le plateau de "TPMP" pour célébrer les bonnes audiences du programme de C8 même quand celles-ci résultaient d'une couverture XXL de l'affaire Lola.

Gérald-Brice Viret a été désigné pour succéder à Franck Appietto à la tête de CStar. Le président-directeur général de Canal+ France en charge des antennes et des programmes multiplie les casquettes. Il a été nommé le 27 août 2025 vice-président de Prisma Media, à la tête des pôles Femme, TV, Ludique, Découverte et Économique du groupe entre les mains de Vincent Bolloré. L'homme de confiance du milliardaire n'a pas tardé à peser de tout son poids sur la ligne éditoriale de certaines publications comme "Télé Loisirs".

"Ce n'est pas pour des raisons idéologiques à 'Télé Loisirs' mais plutôt pour mettre du Canal+ à tous les étages", expliquait ainsi à Puremédias Emmanuel Vire, délégué syndical SNJ-CGT à Prisma Media. Les dernières décisions éditoriales confirment cette stratégie de valorisation des programmes de l'entité dirigée par Maxime Saada.Après avoir placé à la Une Benjamin Laverhne, acteur principal du film "En fanfare" diffusé sur Canal+ fin septembre 2025, "Télé Loisirs" remet ça en affichant Florence Foresti en couverture de la semaine du 1er au 7 novembre 2025. L'humoriste est mise en avant pour "Boys, Boys, Boys", son spectacle... en rediffusion sur CStar avec la republication d'une interview qui remonte à l'an passé. De son côté, "Télé 2 semaines", autre titre du pôle TV du groupe Prisma, a mis en avant Baptiste Lecaplain, Jérémy Ferrari et Arnaud Tsamère, dont "le spectacle de tous les records arrive sur Canal+".Partout, les synergies menaçant l'indépendance éditoriale et l'autonomie de chaque titre de presse sont à l'oeuvre. Gérald-Brice Viret a imposé une double page sur le cardinal François Bustillo dans les colonnes de "Femme actuelle". Celle-ci a été écrite par Véronique Jacquier, chroniqueuse de l'émission "En quête d'esprit", programme dominical qui aborde des sujets spirituels et philosophiques depuis 2020, sur CNews, autre entité du groupe Canal+. "La double page est faite par CNews et livrée clés en main", précisait "Les jours".

"C'est le début de la guerre éclair"Le 8 octobre dernier, une assemblée générale s'est tenue au siège de Prisma à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) en présence de 350 salariés sur les 750 que compte l'entité, relatait à l'époque "Le Monde". Les syndicats CFDT et CGT, à l'origine du rassemblement, avaient écrit le tract suivant pour appeler à la mobilisation : "Quatre ans de tranquillité et puis... le départ de Claire Léost, l'arrivée d'Arnaud Lagardère, et c'est le début de la guerre éclair : interventionnisme débridé et cost-killing à tous les étages".Autre conséquence de ce "cost-killing" dénoncé en interne, le gel des piges a été acté jusqu'à la fin de l'année sur tout le pôle "Femme", géré par Gérald-Brice Viret, forçant certains titres à faire une croix sur des articles et à réduire le nombre de pages leurs éditions.Pour rappel, un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) visant 54 postes (dont 27 postes de journalistes) est en effet en cours au sein du groupe. Une phase de départs volontaires a été ouverte entre le 18 août et le 10 octobre.

publié le 27 octobre, Ludovic Galtier Lloret , Puremédias

Liens commerciaux