"Il est un peu en panique" : Tristan Waleckx dévoile les dessous de ses échanges avec Pascal Praud depuis la diffusion du "Complément d'enquête" sur CNews
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L'un des maillons forts de CNews s'était montré sans pitié avec le magazine de France 2 après la diffusion de cette enquête.
"Tu as travaillé pendant 10 mois et il n'y a rien" : Pascal Praud dézingue le "Complément d'enquête" sur CNews - © TMC
Le "Complément d'enquête" consacré au fonctionnement de CNews a déclenché "une tempête médiatique". Très attendu et largement commenté avant sa diffusion, le numéro du 27 novembre dernier a offert un record de saison au magazine de France 2, avec 1,09 million de téléspectateurs réunis devant leur écran entre 23h02 et 00h19. Le rouleau compresseur ne s'est pas arrêté-là, puisque dès le lendemain, Pascal Praud et plusieurs figures des médias de Vincent Bolloré ont commenté le reportage qui leur avait été dédié. Le présentateur vedette de CNews avait été le plus véhément en qualifiant de "naufrage" le travail de Lilya Melkonian et de ses équipes. "Il n'y a rien. Je regardais et à un moment, j'ai presque eu un fou-rire. Tu as travaillé pendant 10 mois et il n'y a rien, ça fait pschitt", avait notamment dénoncé celui qui n'a pas souhaité participer directement à l'investigation.
Pascal Praud pas aussi serein que prétendu ?Quatre jours après ce succès d'audience, le patron du magazine, Tristan Waleckx, a assuré le service après-vente de cette émission dans "Quotidien". Il a notamment tenu à revenir sur "la riposte coordonnée des médias de Vincent Bolloré" et les reproches émis par certains journalistes, dont Pascal Praud. Le présentateur et journaliste a assuré entretenir des échanges réguliers avec ce dernier, avant et après la diffusion de ce reportage. "Pascal Praud nous appelle tous les jours. Il paraît très serein comme ça, mais il est un peu en panique. Il nous engueule, nous dit que c'est n'importe quoi", indiquait l'invité de Yann Barthès, répétant que "pour quelqu'un de serein, il téléphone beaucoup".
Exemple de l'une des conversations "off" entre les deux hommes, l'objet de la participation d'Élizabeth Lévy au débat. Tristan Waleckx a ainsi révélé la teneur des négociations âpres entretenues : "Quand Elisabeth Levy a appelé pour annuler sa venue, il m'a appelé pour me dire que ce n'était pas lui qui lui avait demandé. Elisabeth Levy m'a appelé juste après pour me dire : "Vous avez dit à Pascal que j'avais dit que c'était Pascal qui avait dit d'annuler". Donc voilà, il est dans une espèce de...". Yann Barthès l'a alors coupé afin de terminer sa phrase : "Une espèce de cour de récré". "Un petit peu", a répondu le présentateur du magazine d'investigation.
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"Pas du tout un aveu d'échec"Tristan Waleckx s'est également défendu du retrait à la dernière minute d'une séquence entière de ce reportage. Une mise en cause tardive de l'Arcom, venue contredire frontalement les accusations de Reporters sans frontières, avait contraint les équipes de l'émission à procéder à un changement de dernière minute. Du pain béni pour leurs contradicteurs, qui avaient raillé ce vent de panique au sein de la rédaction. "La plus grosse partie de l'étude RSF est toujours dedans, on a simplement supprimé la partie sur le temps de parole nocturne. Retirer cette séquence n'est pas du tout un aveu d'échec ou d'erreur, on maintient que toute cette séquence était vraie", a commenté le journaliste sur le plateau du talk-show. Au nom de ses camarades, il a précisé avoir voulu faire preuve d'une "extrême prudence", faute de temps : "On n'a pas pu mettre à jour le contradictoire de l'Arcom. C'est pour ça qu'on n'a pas mis la séquence".
publié le 2 décembre, Olivier Cortinovis , Puremédias