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"Il ne nous restera rien" : Acculés par 1,5 million d'euros de dettes, Pierre et Frédérique, couple emblématique de "L'amour est dans le pré", vendent leur exploitation

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Durant son passage au Salon de l'Agriculture, le couple emblématique de la saison 7 du programme de M6 a annoncé qu'il arrêtait son activité.

Frédérique et Pierre se sont rencontrés dans la saison 7 de "L'amour est dans le pré" - © vidéo : M6 / photo : PsnewZ / Bestimage

Ils font partie des couples nés devant les caméras de "L'amour est dans le pré" qui résistent à l'usure du temps. Pierre et Frédérique se sont rencontrés lors de la saison 7 du programme animé par Karine Le Marchand et vivent une idylle sans nuage. En revanche, sur le plan professionnel, le duo, apparu dernièrement dans le prime des 20 ans de l'émission, traverse une crise majeure. Présents au Salon de l'Agriculture sur leur stand, le producteur d'armagnac depuis cinq générations et sa compagne ont annoncé au "Parisien" qu'ils allaient cesser leur activité, y étant contraints par des difficultés financières. Le couple est en effet acculé par 1,5 million d'euros de dettes, dont près de 80 % auprès de la banque et de la coopérative- qui les avait encouragés à s'agrandir- auxquelles s'ajoutent dettes sociales et crédits divers. Une somme faramineuse qu'il n'est pas en mesure de rembourser.

"C'est devenu la maison de l'enfer""Le tribunal nous a signifié qu'il allait nous placer en liquidation judiciaire lors de l'audience du 13 mars", a ainsi expliqué Frédérique à nos confrères. "J'arrête l'agriculture, car je ne peux plus continuer. Nos biens personnels vont être saisis pour payer les créanciers, et il ne nous restera rien, plus rien. Il n'y a plus d'échappatoire", a abondé Pierre qui, selon lui, aurait dû prendre cette décision beaucoup plus tôt. "Mais aujourd'hui j'ai une famille, j'ai un fils, et je choisis la survie", a poursuivi l'agriculteur, dévasté de devoir se séparer de son exploitation. "C'était (la maison) de mon arrière-grand-père, celle qui me faisait rêver quand j'étais gamin. Je me disais qu'un jour, je vivrais là (...) Désormais, c'est devenu la maison de l'enfer, celle des huissiers et des contrôles."

Les aléas climatiques, comme le gel, la sécheresse ou la chute des rendements, ont lourdement plombé leur activité. En cinq ans, seules trois récoltes ont pu être réalisées, et le couple se retrouve désormais dans un gouffre financier. "Depuis deux ans, nous vivons avec des huissiers presque chaque semaine à la maison et avec, parfois, plus d'une quinzaine de lettres recommandées par jour", ont listé les tourtereaux. Ils ont même envisagé le pire, comme l'a confié Frédérique : "On a été tous les deux sous anxiolytiques pendant un an. On a les a arrêtés car, à un moment, on s'est dit qu'on allait se pendre. Si je n'avais pas été là, avec notre fils Gabriel, on se suicidait. Cela fait deux mois et demi qu'on connaît un burn-out. Un mec seul face à cela se suicide".

Alors, face à cette situation intenable, la raison l'a emporté. "On va peut-être se retrouver dans un mobile home à 150 euros par mois avec ma belle-mère, mais, au moins, on sera ensemble", conclut Pierre.

publié le 2 mars, Olivier Cortinovis , Puremédias

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