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"J'ai dû faire 12 ou 13 kilomètres par émission" : Comment Arthur et la production de "Bataille Navale" sur TF1 ont recréé le jeu culte sur un plateau géant

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Arthur revient en prime time avec une création d'ampleur : "Bataille navale", première adaptation télévisée du jeu de société culte. TF1 mise sur un divertissement spectaculaire mêlant culture générale, stratégie et mise en scène impressionnante.

Après le "Dernier Cercle" en juin, Arthur présentera "Bataille navale" en décembre sur TF1 - © TF1, PHILIPPELEROUX

Nouvelle création 100% française. Après "Le Dernier cercle", Arthur présentera "Bataille navale", un divertissement grandeur nature inspiré du jeu de société mythique, le 12 décembre prochain sur TF1. Le principe est fidèle à l'original : toucher puis couler la flotte adverse, mais en répondant à des questions de culture générale. QCM, rapidité, identification d'images : chaque bonne réponse offre un tir permettant d'atteindre les cases adverses. Quatre équipes d'anonymes s'affrontent, encadrées par l'animateur, jusqu'à une finale appelée "l'Assaut final." À la clé : 50.000 euros.

"La seule chose qu'on n'avait pas prévue, c'est la distance à parcourir 200 fois par émission"Mais comment le jeu de société a-t-il été transposé à l'écran ? Chaque équipe est séparée par un écran géant, qui, comme dans le jeu, les empêche de connaître les placements des bateaux adverses. Sur un immense plateau interactif, les équipes sont représentées physiquement par dix joueurs placés en fonction de chaque bateau, c'est la fameuse "flotte". Au-dessus, le duo principal fait office de capitaine d'équipe, et répond aux questions posées par Arthur. Quant au public, il est également séparé en deux, pour ne pas risquer de donner des indices à l'équipe adverse. Seul l'animateur se déplace d'un côté à l'autre pour animer chaque manche, ce qui lui a fait parcourir un petit marathon.

"Je me suis beaucoup amusé à présenter ce programme", a-t-il confié lors d'un point presse auquel Puremédias a assisté. "La seule chose qu'on n'avait pas prévue, c'est la distance à parcourir 200 fois par émission. À la fin, j'étais crevé", sourit-il. "Il fallait courir, monter les escaliers... et encore, à l'écran, ça ne se voit pas parce qu'on fait une ellipse au montage. Mais j'ai passé la journée à courir. Ma montre connectée m'a demandé s'il y avait un problème, puisque j'ai dû faire, je ne sais pas, 12 ou 13 kilomètres par émission. Je n'ai fait que des allers-retours. Après c'est très sympa, ça maintient en forme !".

Transformer une petite grille en un méga-show télévisuel a pourtant été un défi. Arthur détaille : "Le plus important pour nous, c'était de donner une ampleur de 'shiny floor', d'énorme show, à ce petit jeu qui est dans une boîte de 10 cm par 10 cm, Et donc, le défi a été de créer ce dispositif. Je crois que les écrans qui sont utilisés, ceux du sol, mais il y aussi les 'recto-verso', sont les plus gros écrans qu'il y ait à la télévision française". Il ajoute : "Le fond, nous l'avions, mais il fallait trouver une forme qui soit 'waouh'".

"Techniquement, c'est une vraie prouesse"Moe Bennani, créateur du format et fondateur de DreamSpark, confirme : une "société américaine", spécialiste des grands formats, a conçu le décor. "Il y avait une problématique principale, c'est que lorsque que l'on joue aux jeux de société, on est deux candidats l'un en face de l'autre, et on a uniquement notre perspective du jeu. Là, il fallait montrer aux téléspectateurs qui regardent un point de vue, puis l'autre. Montrer l'enjeu du côté des jaunes, puis du côté des verts, par exemple, d'où le fait qu'Arthur ait fait des kilomètres dans le studio." Et la mise en scène a été conçue pour renforcer la tension, "avec cette tête chercheuse qui vient chercher la case", résume Moe Bennani.

Et derrière le spectacle, la complexité technique fut immense : "Il y avait un autre développement technologique à faire, parce que les gens sont de dos, de face et de chaque côté d'un mur" explique Arthur. "Donc rien que ce travail du réalisation, et la mise en place des caméras, ça a été des semaines et des semaines de réflexion, puisque tout est multiplié par deux. Le nombre de caméras, la lumière, le son. Un travail immense, également nourri par des simulations et calculs sophistiqués pour calibrer la grille et les tirs. "Et en plus, comme on ne le trouvait pas assez compliqué, on a rajouté des candidats physiques sur le sol", ironise-t-il. "Donc techniquement, c'est une vraie prouesse".

Au départ, l'équipe, partie "tout feu flamme", avait "tout envisagé", des décors en forme de bateaux physiques, à la "réalité augmentée". "Au début je voyais des porte-avions avec des participants dedans et je voulais même m'habiller en amiral pour présenter l'émission !" s'amuse Arthur. "Mais la réalité, c'est j'étais toujours partisan de la simplification au maximum, pour pouvoir être lisible, que ce soit en termes de mécanique de jeu, ou visuellement. Plus on donne d'éléments à voir aux téléspectateurs, plus on risque de porter à confusion", explique-t-il. "Donc on a préféré faire simple, mais chic, comme le luxe, plutôt que de faire 'Foir'fouille'".

publié le 29 novembre, Bruna Fernandez , Puremédias

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