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"Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra" : Alexandra Rosenfeld révèle avoir témoigné anonymement dans "Elle" pour dénoncer les violences de Jean Imbert

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L'ancienne Miss France est sortie de l'anonymat ce mardi 19 août en publiant sur Instagram un témoignage détaillé contre son ex-compagnon, le chef Jean Imbert, qu'elle accuse de violences physiques et psychologiques.

Alexandra Rosenfeld, ancienne campagne du chef Jean Imbert, l'accuse de violences psychologiques et physiques - © Jack Tribeca / Bestimage

"Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra. Et maintenant, je parle." C'est par ces mots qu'Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006 et Miss Europe la même année, a décidé de briser le silence. Dans un long post Instagram, publié ce mardi 19 août 2025, la trentenaire revient sur la relation qu'elle a entretenue il y a plus de dix ans avec le chef Jean Imbert, gagnant de "Top Chef"et aujourd'hui à la tête de restaurants prestigieux. Jusqu'ici, elle avait témoigné anonymement sous le pseudonyme d'"Éléonore" dans une enquête publiée par "Elle" en avril dernier, aux côtés de trois autres anciennes compagnes du cuisinier.

"Il m'a mis un coup de tête, mais ce qui m'a abîmée c'est l'emprise"Si elle ne nomme jamais son agresseur, son témoignage, ne laisse aucun doute sur son identité. Le magazine confirme : "Dans notre enquête sur le cuisinier des stars Jean Imbert, parue le 23 avril 2025, et dans laquelle plusieurs anciennes compagnes l'accusaient de violences physiques et psychologiques, nous l'avions appelée Eléonore, un beau prénom pour une ancienne reine de beauté. Aujourd'hui, Alexandra Rosenfeld a décidé de sortir de l'anonymat et de parler en son nom sur son compte Instagram".

La première image partagée par Alexandra Rosenfeld est celle d'un compte rendu médical : "Traumatisme par choc direct. Fracture des os propres du nez", peut-on lire. "Il y a plus de dix ans, j'étais avec quelqu'un. Il m'a mis un coup de tête, une fois", écrit-elle. "Mais bizarrement, ce qui m'a marquée, ça n'est pas ça. Ce qui m'a abîmée, c'est tout ce qu'il y avait autour. Le mépris, les rabaissements, les silences, les mots parfaitement placés pour me faire douter de moi, de ma valeur. C'était lent, insidieux... l'emprise".

Une mécanique qu'elle dit avoir mise longtemps à identifier. "Je ne savais même pas que ça s'appelait comme ça", poursuit-elle. Aujourd'hui installée au Pays basque avec son compagnon Hugo Clément, Alexandra Rosenfeld explique avoir choisi de parler publiquement pour appuyer les récits des autres femmes. "Il y a quelques mois, des journalistes m'ont appelée. Trois femmes racontaient des choses... que j'aurais pu écrire. Mais vraiment, mot pour mot. Elles parlaient de lui... Et de ce qu'il avait continué à faire bien après moi. (...) Je savais qu'elles disaient vrai. Et je savais qu'elles risquaient de ne pas être crues."

À LIRE AUSSI : "J'ai touché mon nez, je saignais " : Jean Imbert, gagnant de "Top Chef" en 2012, accusé de violences conjugales par quatre ex-compagnes

Dans l'enquête de "Elle", plusieurs anciennes campagnes du cuisinier, parmi lesquelles la directrice de fonds Kelly Santos et l'ex-actrice Lila Salet, décrivent elles aussi des violences verbales, psychologiques et parfois physiques. Certaines parlent de jalousie maladive, d'emprise, de coups.

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra Rosenfeld (@alexandrarosenfeld)

Elle détaille ce qu'elle appelle "la mécanique des violences psychologiques" : "la confusion émotionnelle" et le "gaslighting collectif", puis le "silence" qu'elle s'était imposé pour tourner la page. Jusqu'au moment où d'autres femmes ont parlé : "Tu réalises : ce n'était pas que moi. Et ce n'est toujours pas fini." "Je ne suis pas revenue pour me venger. Je suis revenue pour soutenir celles qui sont devenues des amies", insiste Alexandra Rosenfeld, expliquant vouloir briser l'isolement dans lequel elle s'était murée après la rupture. "Quand j'ai essayé d'alerter, de parler, j'ai vu les regards se fermer. Je suis devenue l'ex jalouse. Alors j'ai continué ma vie. J'ai mis de la distance. Du silence."

Anticipant les réactions sceptiques souvent adressées aux femmes qui témoignent, Alexandra Rosenfeld ajoute : "Pourquoi elles parlent maintenant ? Pourquoi elles sont restées ? Elle veut se faire remarquer ? À ça, je réponds : Je parle maintenant, parce que j'ai mis du temps à guérir. Je suis restée, parce que j'étais sous emprise. Et je ne cherche rien à gagner - juste la paix d'être en accord avec moi-même."

"Ce qu'il a répondu est faux"Dans son enquête, "Elle" avait donné la parole à l'équipe de communication de Jean Imbert, qui reconnaissait un "coup de tête" mais parlait d'une réaction de défense dans "un moment de violences subies". "Il en regrette profondément les conséquences pour elle", affirmait alors son équipe. Des propos que l'ancienne Miss conteste fermement : "Ce qu'il a répondu est faux. Et les personnes présentes le savent." Deux témoins avaient confirmé la scène à l'époque. L'ex-chroniqueuse télévision se dit également choquée par la stratégie défensive du chef : "Sa défense autour de ce nez fracturé a été de dire qu'il se défendait." Une lecture que la jeune femme balaie : "Il m'a saisie, pas l'inverse."

Les faits dénoncés par l'ancienne Miss-France, survenus entre 2013 et 2014, sont désormais prescrits. Jean Imbert, qui reste présumé innocent, continue de nier toute violence et se dit victime de "relations insoutenables marquées par des crises et des insultes'.

publié le 19 août, Bruna Fernandez , Puremédias

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