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"Je vais te casser la mâchoire" : Un homme condamné à un an de prison ferme pour "menaces" contre Erik Tegnér, directeur de "Frontières" et chroniqueur sur CNews et Europe 1

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Déjà connu de la justice pour apologie du terrorisme, un homme de 29 ans a été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, pour avoir menacé sur les réseaux sociaux le chroniqueur d'extrême droite Erik Tegnér. Il lui reprochait ses positions sur le conflit à Gaza.

Erik Tegnér, chroniqueur de CNews et Europe 1, commentait l'actualité ce jeudi 16 octobre - © Europe 1

Un homme de 29 ans, déjà condamné pour apologie du terrorisme, a été condamné mardi 14 octobre à deux ans de prison, dont un an ferme, par le tribunal correctionnel de Montbéliard (Doubs) pour des menaces visant le chroniqueur de CNews et directeur du média identitaire "Frontières", Erik Tegnér. "Merci à tous de votre formidable soutien depuis le début, c'est une immense victoire, on continue", a réagi le chroniqueur d'extrême droite sur X, en remerciant les équipes de CNews et d'Europe 1, dont Christine Kelly, avec qui il collabore sur Europe 1.

"Dans mon quartier, on t'aurait séquestré à poil comme une p*te"Le prévenu, Amin B., s'en était pris à lui sur le réseau X, entre avril et mai 2024, lui reprochant ses positions jugées "trop pro-israéliennes". "Je vais te casser la mâchoire (...) je vais te filmer en train de te tabasser", avait notamment écrit l'homme sous pseudonyme, selon le procureur de Montbéliard, Paul-Édouard Lallois. Dans ses messages, il affirmait également : "Dans mon quartier, on t'aurait séquestré à poil comme une p*te", ou encore : "Je m'apprête à rejoindre les rangs du Hamas".

Identifié grâce à son adresse IP, Amin B., technicien en maintenance informatique employé par le conseil départemental du Territoire de Belfort, avait été interpellé en août dernier et placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès. À l'audience, il a reconnu être l'auteur des menaces, tout en les minimisant, expliquant qu'il s'agissait selon lui "de paroles virtuelles" et justifiant ses propos par "les violences infligées aux Palestiniens".

Le procureur a souligné que "ses propos traduisent une haine de l'Occident". Le prévenu, suivi pour troubles psychiatriques, avait déjà été condamné par le passé pour des faits similaires. En 2015, alors jeune majeur, il avait écopé d'un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme et menaces antisémites, après des messages haineux contre le consul général d'Israël à Marseille et l'ancien député Meyer Habib. Une photo du drapeau de l'État islamique avait été retrouvée dans son ordinateur.

Il avait également été condamné à huit mois de prison pour violences au couteau, et s'était fait remarquer pour avoir refusé la minute de silence en hommage aux victimes de "Charlie Hebdo". Le tribunal de Montbéliard a assorti sa peine d'un mandat de dépôt immédiat. Amin B. a aussi été condamné à une interdiction de tout contact avec Erik Tegnér, de paraître à proximité de son domicile ou de ses lieux de travail, ainsi qu'à une interdiction définitive d'exercer dans la fonction publique d'État.

publié le 17 octobre, Bruna Fernandez , Puremédias

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