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Juju Fitcats candidate de "Danse avec les stars" sur TF1 : "Ce n'est pas parce qu'on fait du crossfit et de la musculation qu'on est un bon danseur"

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La créatrice de contenus, également animatrice sur M6, sera accompagnée de Jordan Mouillerac sur le parquet de "Danse avec les stars" saison 15.

L'influenceuse et animatrice Juju Fitcats - © NAOMIE SOYEZ / TF1

"Ça fait 15 ans que j'attends ce moment !". À l'annonce de sa participation à la saison 15 de "Danse avec les stars", Juju Fitcats avait laissé exploser sa joie de figurer dans le programme avec lequel elle "a grandi". "Je pense que je peux montrer beaucoup de choses au sein de cette émission, autant d'un point de vue performance physique que d'un point de vue personnalité", expliquait-elle sur sa chaîne YouTube avant de recevoir l'heureuse nouvelle.

Accompagnée de Jordan Mouillerac, finaliste avec Bilal Hassani en 2021 et gagnant de la dernière saison avec Lénie, la compagne de Tibo Inshape espère bien réussir à "se mettre dans sa bulle, sans trop stresser, pour aller le plus loin possible", comme elle l'a confié à Puremédias. Et elle l'assure : "Ce n'est pas parce qu'on fait du crossfit et de la musculation qu'on est bon danseur", voulant éviter l'étiquette de favorite de la compétition.

Propos recueillis par Léa Stassinet

Puremédias : Vous aviez dit que "Danse avec les stars" était votre rêve. Quelle est la première image qui vous vient à l'esprit lorsqu'on parle de cette émission ?Juju Fitcats : Ce qui me vient en tête en premier c'est la première saison en 2011, avec Matt Pokora qui gagne l'aventure. Et moi qui regarde ça avec des étoiles dans les yeux en me disant : "Mais c'est quoi cette émission de dingue ?". Vraiment, je revois ça avec Katrina (Patchett, la partenaire de Matt Pokora, ndlr), les deux étaient sublimes. Et de là, cette émission ne m'a plus quittée, je l'ai dans la peau. C'était il y a 15 ans.

Quel rapport entretenez-vous avec la danse ?J'ai eu l'occasion de danser un petit peu par période, six mois par ci, un an par là, sur différents styles de danse que j'aime pratiquer. Jamais très en profondeur, jamais très souvent parce qu'avec mon métier, je bouge partout tout le temps, je ne suis jamais trop chez moi donc c'est difficile d'avoir des habitudes stables. Mais la danse m'a toujours accompagnée. Quand je suis triste, je danse, quand je suis en colère, je danse, quand je suis heureuse, je danse, quand j'ai besoin d'évacuer une pression, je danse. À la salle de sport, entre deux séries, je danse. La danse, c'est mon quotidien à ma façon bien sûr, sans faire de choré, sans être une danseuse professionnelle, juste parce que ça me fait du bien. J'ai l'impression de laisser mon corps se libérer et vivre un peu sa vie comme il en a envie. La danse permet cette spontanéité qu'on a quand on est enfant, en lâchant prise.

Vous parlez de lâcher prise mais "Danse avec les stars" reste une compétition filmée. Comment appréhendez-vous cela ?J'ai quand même la chance, depuis deux ans et demi, en animant chez M6, d'être habituée aux grosses caméras de télé. Ça aide. Je suis aussi habituée au public, parce que sur "La France a un incroyable talent", on a du public face à nous. Pour autant, je suis quand même très stressée. Parce que "Danse avec les stars", c'est une mise à nu. J'ai envie d'être capable de le faire et de réussir à me détacher de tout ce qui est autour. J'ai envie de réussir à me mettre dans une bulle, me dire que c'est moi et moi seule, la petite fille que j'étais, mon aventure, mon partenaire en face qui est là pour me coacher et me permettre de vivre ça. Et il faut que tout le reste, ce soit du bonus. Mais c'est dur de se mettre dans ces conditions-là.

"Tibo InShape se comporte un peu comme un coach avec moi"On vous connaît à l'origine comme créatrice de contenus sportifs sur les réseaux sociaux. La pression du résultat est-elle dans votre tête ?Je n'ai pas encore réfléchi à cette pression-là, peut-être que ça va m'en ajouter une (rires). J'ai vraiment conscience d'une chose : le crossfit, la musculation, ça n'a rien à voir avec la danse. Ce n'est pas parce qu'on fait du crossfit et de la musculation et qu'on en fait bien, qu'on est un bon danseur. Surtout que le crossfit, la muscu, ça rigidifie le corps. La danse, c'est de la souplesse, de la légèreté, c'est du relâchement. Je n'ai pas du tout la prétention d'arriver en me disant parce que je fais du crossfit, j'irai jusqu'en finale. Maintenant, bien sûr que j'ai une pression, mais je ne l'ai pas par rapport aux gens qui me suivent parce que je pense qu'eux sont heureux que mon rêve se réalise et c'est déjà amplement suffisant. La pression, je l'ai juste par rapport à moi-même parce que moi, j'ai tellement regardé cette émission que je me suis vue mille fois participer. Et ça ne se passera jamais comme je l'ai imaginé. C'est un travail de l'accepter et après de réussir à le vivre comme ça va se passer et de l'appréhender semaine après semaine.

Vous rêviez de participer, mais est-ce qu'il y a une chanson sur laquelle vous rêvez de danser ?Depuis 15 ans, non, mais là, très récemment, il y en a une sur laquelle je me suis projetée sur un tango. C'est la chanson de "KPop Demon Hunters" (le film d'animation à succès de Netflix), "Golden". Je pense que là on serait sur un vrai beau tableau. Après, j'aime beaucoup les chansons de Tate McRae, Justin Bieber. Je suis très reggaeton aussi.

Votre mari Tibo InShape, créateur de contenus sportifs, est le Youtubeur français le plus suivi. Est-ce qu'il vous a aidé à préparer les entraînements ?Il est très motivant. Là, il se comporte un peu comme un coach avec moi. C'est assez marrant parce que moi, j'ai assez peu confiance en mes capacités de façon générale. Je ne suis pas très confiante dans la vie de tous les jours. Je sais que je peux donner l'air en animant en télé, mais je fais un gros travail quotidien sur moi parce que je suis vite déçue de moi-même. Je suis vite très exigeante et du coup, très dure envers moi. Ce matin (l'interview a eu lieu mi-décembre, ndlr), je pleurais déjà de stress. Et lui est dans ce truc : "Tu ne vas pas te laisser déstabiliser. Bien sûr que tu mérites d'être là. J'ai confiance en tes capacités". Et c'est lui justement qui m'a dit ce matin : un prime après l'autre. Ça m'aide.

"J'ai été honnête dès le début avec M6"Vous êtes un visage de M6 depuis plus de 2 ans. Leur avez-vous demandé la permission de participer à cette émission de TF1 ? Moi, j'anime depuis deux ans et demi sur M6. Je suis très heureuse dans ce groupe parce que je le trouve très bienveillant et il me considère beaucoup. Moi, je suis une jeune femme, j'ai 30 ans, je vis des réseaux sociaux et j'arrive dans un milieu de télé où il y a plus d'hommes que de femmes, qui est plus âgé aussi. Je me suis tout de suite sentie à ma place. Mais dès le début, j'ai été honnête avec eux et je leur ai dit : "Je suis hyper heureuse d'animer chez M6 et j'espère que ça durera le plus longtemps possible. J'ai à cœur de progresser avec vous parce que vous me faites confiance. Mais il y a une émission à côté de laquelle je ne peux pas passer parce que si je passe à côté, je trahis la petite fille qui est en moi :c'est 'Danse avec les stars'".

Comment ont-ils réagi ?Il y a 2 ans, quand j'avais passé le casting une première fois, ils le savaient. Ça ne s'est pas fait pour des raisons de santé. Et là, quand je l'ai repassé, ils l'ont su aussi, je leur ai dit. Et quand ça a commencé à se profiler, quand on a commencé à me parler de contrat, là, j'ai commencé à me dire que ça risquait d'aller au bout. Et j'ai tout de suite appelé les grands patrons de la chaîne en leur expliquant. Et quand je les ai vus lors de la finale de "La France a un incroyable talent", la première chose qu'ils m'ont dite c'est : "Alors, on va aller danser l'année prochaine ?". Ils m'ont dit : "Tu as toujours été honnête avec nous et tu es quelqu'un de très fidèle. Tu es très respectueuse dans ton travail et avec les équipes". Et ils ont vu que ce n'est pas Juju l'animatrice qui parlait, mais est l'enfant qui a regardé l'émission et qui n'aurait jamais cru ça possible. Et je pense qu'ils sont humains et qu'ils se sont dit en fait, là, c'est son rêve de gamine et on ne peut pas aller contre ça. Et je pense qu'ils ont l'intelligence de se dire que ça leur apportera aussi, parce que c'est une belle exposition pour moi. Et à la fin, tout le monde est gagnant. Je suis très reconnaissante qu'ils aient pris la chose comme ça et ça m'a fait beaucoup de bien.

publié le 23 janvier, Léa Stassinet , Puremédias

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