L'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis pour avoir mordu les fesses d'une collaboratrice
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L'ex-animateur star de TF1 avait été mis en examen le 6 septembre dernier pour agression sexuelle. Il a été condamné plus durement que ne le demandait le procureur lors de son procès.
Comment sont mesurées les audiences radio ? - © BestImage
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi 4 janvier 2026 l'animateur Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis, le déclarant "coupable" d'agression sexuelle, pour avoir mordu, à deux reprises, les fesses d'une collègue à l'époque où il présentait la matinale de la radio ChérieFM. Cette peine, sur des faits remontant à la période 2015-2016, est supérieure aux réquisitions de la procureure. Lors de l'audience, en décembre, le ministère public demandait six mois de prison avec sursis. Aujourd'hui en retrait du monde médiatique, Vincent Cerutti, ex-présentateur de "Danse avec les stars" sur TF1, va faire appel de la condamnation, a annoncé son avocat, Me Antoine Vey.
Vincent Cerutti va faire appel de la condamnation Les faits remontent à 2015. À cette époque, la victime de 34 ans est recrutée comme standardiste chez Chérie FM. Dès sa première semaine, elle va découvrir l'autre visage de la star télé. Dans les colonnes du journal, d'anciens collaborateurs le décrivent alors comme "immature", "mal dans sa peau" et jouissant d'une "impunité totale" grâce à son statut de présentateur de plusieurs émissions sur TF1.
Dès sa première semaine à la radio, Vincent Cerutti aurait lancé à la victime : "T'as un beau cul dans ce jean, ça donne envie de se mettre dedans". Quelques mois plus tard, la situation va déraper. "Après une émission, Vincent Cerutti s'assoit sur une chaise et pose les pieds sur la table de travail de la jeune femme. Agacée, celle-ci saisit une des chaussures du présentateur et la lance à travers la pièce. Devant l'assemblée, Cerutti attrape alors Aline, la plaque au sol, mains dans le dos, et lui mord les fesses à travers son pantalon ! La jeune femme crie. Une personne intervient : "Arrête, elle a mal !", relatent nos confrères. À son domicile, la standardiste constate qu'elle a un gros bleu, à l'endroit de la morsure. Elle prend un cliché de la marque avec son téléphone. Elle retourne cependant au travail le lendemain. Trois mois plus tard, Vincent Cerutti profite d'une photo de groupe pour mordre à nouveau la jeune femme lorsque celle-ci s'accroupit sur la marche devant lui. Cette dernière sent un gros pincement au niveau de la fesse droite, et hurle. Plusieurs témoins assistent à la scène, à commencer par la nouvelle coprésentatrice de l'émission, Stéphanie Loire".
"Le Parisien" révèle qu'une enquête interne a débuté plusieurs mois après les faits. "Ses résultats sont accablants. Vincent Cerutti est mis à pied une semaine par le groupe NRJ en avril 2017. Malgré les bons résultats d'audience, son employeur négocie une rupture de contrat, avec un an d'avance. En septembre 2017, Stéphanie Loire présente seule la matinale" peut-on lire.
Après une première plainte en décembre 2017, classée sans suite un an et demi plus tard, la victime a saisi les prud'hommes, avant de porter plainte pour harcèlement sexuel contre Vincent Cerutti. L'animateur sera fixé sur son sort courant 2024.
Quelques minutes après la publication de l'enquête du Parisien, Vincent Cerutti a "regretté", à travers un communiqué posté par ses avocats sur Instagram, "que des faits objets d'une instruction secrète et non achevée soient portés à la connaissance du public".
"Ce geste n'a jamais eu la moindre connotation sexuelle""Il rappelle qu'il est présumé innocent et conteste la qualification juridique des faits. La morsure qui lui est reprochée, il y a 8 ans, s'inscrivait dans un jeu, certes stupide, réciproque, prenant place dans une ambiance potache d'équipe de matinale radio. Ce geste n'a jamais eu la moindre connotation sexuelle. Avec le recul, Monsieur Cerutti regrette évidemment s'être prêté à ces jeux idiots mais réaffirme avec force n'avoir jamais commis aucune agression sexuelle" peut-on lire.
publié le 4 février, Benjamin Rabier , Puremédias