"La polémique est complètement oubliée" : M. Pokora se confie sur le tournage du téléfilm "Oradour, ne m'oublie pas", bientôt diffusée sur TF1
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La future fiction de la Une inquiète les représentants du massacre d'Oradour-sur-Glane, qui craignent un "manque de rigueur historique" dans l'adaptation de ce drame.
© "C'était très frustrant" : Matt Pokora déplore l'annonce de son NRJ Music Award passée incognito au générique de fin du show de TF1
"Il y a des projets qui changent un homme". Plutôt habitué à endosser un costume de showman pendant ses spectacles, M. Pokora a totalement changé d'uniforme lors du tournage d'"Oradour, ne m'oublie pas", téléfilm attendu sur TF1. Dans cette fiction historique réalisée par Pierre Aknine, le chanteur de 40 ans campe un officier des Forces françaises libres., parachuté en mission pour la Résistance, près du village dont le nom reste associé au massacre de sa population par les SS. Si l'interprète de "Elle me contrôle" garde une trace indélébile de ce rôle intense, il reconnait que cette production s'est montée dans une urgence déconcertante. "Le problème, c'est que tout s'est goupillé très vite. Ce sont des films difficiles à débloquer, car ça coûte cher. On a fait pleins d'efforts pour que ça se fasse, à la dernière minute on a eu un feu vert et tout s'est enchaîné", a-t-il révélé à nos confrères du "Parisien".
Des inquiétudes sur "la vérité historique" de la fictionCe calendrier resserré est allé jusqu'à créer des tensions avec les institutions locales, qui ont découvert tardivement le lancement de ce projet. Mais, il semblerait que le dialogue ait permis de lever toutes les inquiétudes et que le climat soit désormais apaisé. "La polémique est complètement oubliée. Tout va bien. On est allé voir les gens du village. On a échangé, juste après le tournage", assure le coach de "The Voice Kids", qui ne se souvenait que vaguement de ce récit avant de se plonger dans son personnage.
L'adaptation en téléfilm de ce drame historique a été mal perçue par la communauté historique et les associations entretenant la mémoire du massacre perpétré, le 10 juin 1944. Dans un communiqué publié le 4 juillet dernier, deux organismes et la commune d'Oradour-sur-Glane se sont émus de n'avoir été ni "consultés ni informés en amont" et ont demandé à la première chaîne et au ministère de la Culture "la plus grande vigilance" sur la teneur du projet. "Nous ne sommes pas opposés aux fictions, mais nous ne souhaitons pas que l'histoire de la commune soit romancée", appréhendait Fabrice Escure, président du Centre de la Mémoire du village martyr, contacté par "BFMTV.com". "Nous sommes extrêmement attachés à la véracité des faits", renchérissait-il.
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Pas le premier rôle de M. PokoraLa requête des contestataires semble ne pas être restée lettre morte puisque, selon le héros de cet unitaire évenementiel, un rendez-vous a été organisé entre les deux parties pour dissiper les tensions. Pour le porte-parole de toute une communauté, ce n'était pas l'image de M. Pokora qui posait problème, mais bien "la genèse du projet". L'apprenti comédien avait déjà fait ses preuves aux côtés de Muriel Robin dans "Le premier oublié", diffusé en 2019 sur TF1. Une première expérience en souvenir de son grand-père, atteint de la maladie d'Alzheimer, comme sa mère dans la fiction.
publié le 30 novembre, Raphaël Gioia , Puremédias