"La télé-réalité est en train de s'adoucir" : 24 ans après "Loft Story", Christophe explique pourquoi il a accepté de participer à "La Bataille, la malédiction de l'île" sur TFX
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24 ans après "Loft Story", Christophe, le grand gagnant du programme de M6 avec Loana, a fait son grand retour dans la télé-réalité en participant à "La Bataille, la malédiction de l'île" sur TFX. Il s'est confié sur son expérience dans une interview accordée à Puremédias.
Le générique de "La Bataille, la malédiction de l'île" sur TFX. - © vidéo : TFX / photo : CECILIA LERER / AH PROD ! / TF1
Après une saison 10 de "La Villa des coeurs brisés" riche en émotion, TFX a lancé une toute nouvelle télé-réalité intitulée "La Bataille, la malédiction de l'île", le 10 novembre 2025. 20 candidats divisés en 10 binômes se sont envolés pour l'Indonésie afin de relever le défi de ce nouveau programme d'aventure. Parmi eux, les téléspectateurs ont eu la surprise de retrouver Christophe, 24 ans après sa victoire aux côtés de Loana dans la première saison de "Loft Story". Ce dernier est venu accompagné de son fils Matis, 22 ans, qu'il a eu avec Julie, candidate rencontrée dans le jeu culte de M6. Malheureusement, cette aventure n'aura pas duré longtemps pour le père et le fils, puisqu'ils ont été les premiers candidats à être éliminés. Leur départ a été diffusé ce mercredi 19 novembre. Lors d'une interview accordée à Puremédias, Christophe s'est confié sur ce retour aux sources.
Propos recueillis par Mathis Ferrut
Puremédias : Pourquoi avez-vous accepté de faire votre retour en télé-réalité quasiment 25 ans après "Loft Story" ?Christophe : Je n'ai pas pensé au fait que ce soit une télé-réalité. J'ai pensé à l'aventure. On a voulu m'envoyer avec mon fils à l'autre bout du monde faire une émission de survie... Ça, c'est génial !
Vous avez mis du temps avant d'accepter ?On a hésité. On en a parlé en famille parce qu'on prend toujours les décisions à plusieurs. Julie a un gros boulot aujourd'hui, donc on a dû réfléchir aux possibles conséquences dues aux réseaux sociaux. Aujourd'hui, ce n'est pas comme à notre époque avec le "Loft". Franchement, c'est difficilement refusable, c'est quand même génialissime. Pour nous, c'est un truc à faire en tant que père et fils. Donc non, on n'a pas dit oui immédiatement. On s'est concerté à quatre, et quand la décision a été prise, on s'est lancé à fond.
Justement, les réseaux sociaux, ça vous faisait peur ?Ça faisait un peu peur, mais après, je nous connais avec mon fils. Nous sommes des gens gentils, donc je ne vois pas ce qu'on allait pouvoir faire ou dire qui allait faire en sorte qu'on prenne la foudre. De toute façon, moi maintenant, j'ai 48 ans, lui, il est jeune, il vit avec ça, c'est beaucoup moins problématique qu'il y a 25 ans.
Et puis vous, il y a 25 ans, vous avez déjà connu un sacré déferlement médiatique...C'était fou et heureusement qu'il n'y avait pas Internet à l'époque parce que ça aurait été compliqué. C'est pour ça que j'avais un peu peur pendant toutes ces années. Aujourd'hui, je ne vais pas vous mentir, je m'en fiche un peu plus.
"Avec Julie, on a vite compris qu'on ne faisait pas partie du système du show-business"Pourquoi avez-vous fait le choix de vous retirer si longtemps du monde de la télé ?Avec Julie, on a vite compris qu'on ne faisait pas partie du système du showbusiness. À Paris, ça a été un peu compliqué, on a profité de ce qui a été faisable et après, on s'est dit "pour vivre heureux, vivons cachés". Donc, on a préféré partir à la campagne, avoir notre premier enfant et voilà. Ce n'est pas un monde qui nous attirait plus que ça, donc on a créé notre vie simple et normale de notre côté.
Que pensez-vous de la nouvelle génération de candidats ?Je dois avouer qu'au départ, j'avais des préjugés. Je craignais que certains soient un peu limite. Mais en les rencontrant, j'ai été absolument subjugué. Je les trouve hyper pros, hyper bons, hyper affectueux. En fait, je n'ai que des compliments à leur faire parce qu'on a été super bien reçu. On n'a pas arrêté de rigoler ensemble, comme si, même avec une génération d'écart, ça ne posait pas problème. J'ai compris que c'étaient des professionnels.
Candidat de télé-réalité est donc devenu un vrai métier...C'est ça. Mais c'était bien parce qu'on avait, quand même, les candidats de la dernière saison de "Secret Story" qui n'étaient pas habitués non plus. Eux aussi, ils étaient un peu déroutés du fait d'avoir des caméramans qui te suivent, qui viennent vers toi, qui finalement poussent un peu la discussion ou la chose. D'ailleurs, on voit que les gens de "Secret Story" et nous, on n'était pas très bons dans cette activité, alors que d'autres, effectivement, ont tout de suite la répartie. Ils sont capables de créer une action, de faire quelque chose, d'attirer la caméra... C'est assez impressionnant quand même. On voit qu'il y a du métier.
Avez-vous eu des coups de cœur dans l'aventure ?Avec Matis, on a plein de coups de cœur. Mais celui qu'on cite principalement, c'est Vivian. J'avais un mauvais a priori sur lui. Et en fait, en le rencontrant et en passant des moments avec lui, c'est mon préféré. Je le trouve assez extraordinaire. Il est tellement drôle, il est tellement sincère... J'ai beaucoup d'affection pour lui.
"C'est intéressant de faire venir des candidats plus âgés pour attirer les ménagères"Ces derniers temps, de plus en plus d'anciennes stars de télé-réalité font leur grand retour. Il y a eu Kamel du "Loft Story 2" dans "Les Cinquante", Jean-Pascal, Georges-Alain dans "The Cerveau", vous dans "La Bataille"... Comment expliquez-vous ce phénomène ?Il y a eu tout un phénomène de télé-réalité que j'ai détesté. "Les Marseillais", "Les Ch'tis", "Les Anges"... C'était très violent, c'était très cru. Mais depuis quelque temps, la télé-réalité en train de s'adoucir et c'est beaucoup plus sur l'humour, l'amour ou la séduction. Peut-être que cela motive les anciens à revenir. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que les jeunes ne regardent plus beaucoup la télé. Moi, je suis un enfant de la télé, j'adore la télé. Mais les jeunes, ils ne sont pas très télé. C'est donc probablement intéressant de faire venir des candidats plus âgés pour attirer les ménagères. En plus, les candidats actuels adorent partager ce genre de moment avec les anciens. Ils sont très accueillants. Donc, vu que ça ne pose aucun souci dans les castings, c'est une bonne idée. Évidemment, on ne va pas faire "La Villa des cœurs brisés" avec les vieux, ça serait bizarre. En revanche, sur plein d'autres programmes comme "Les Cinquante" ou "La Bataille", c'est intéressant de mélanger les générations.
"Il y a peu de chance qu'on me revoit dans ce genre de programme"Vous seriez prêts à faire d'autres aventures ?Normalement non. Ça ne fait pas partie des projets. Je voulais faire l'expérience avec mon fils, lui montrer ce que c'était et on s'est régalé. Donc ce n'est pas au programme. Il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu'un jour, il y aura une proposition intéressante, mais bon, je vais avoir 49 ans et ce n'est pas spécialement mon kiff. Je ne suis pas un professionnel du secteur. Donc il y a peu de chance qu'on me revoit dans ce genre de programme.
Avez-vous des nouvelles de vos anciens colocataires du Loft ?Ouais, on a toujours des contacts avec à peu près la moitié des candidats. Chacun a pris des directions différentes, donc je comprends. Là, on va bientôt fêter les 25 ans du "Loft". Donc peut-être qu'avec un peu de chance ça peut rapprocher et puis on aura peut-être l'occasion de se voir tous. On ne sait jamais. Moi, j'aimerais bien en tout cas. Loana, on a des nouvelles de temps en temps. On l'a toujours invitée à venir nous voir. Ça ne s'est jamais fait hélas, mais il ne faut jamais dire jamais.
Vous seriez donc content de la revoir...Oui bien sûr. On a participé à un truc de dingue il y a 24 ans. Il n'y a que les gens qui ont participé à cette aventure qui savent ce que c'est. Moi, ça me manque de ne pas pouvoir le partager avec les autres.
Vous et Loana, vous vous êtes partagés la victoire de "Loft Story". Comment expliquez-vous vos deux parcours extrêmement différents depuis votre sortie ?Il faut comprendre qu'à l'époque, Loana, c'est une énorme star. C'était incroyable, la différence qu'il y avait entre elle et moi. Moi, j'étais vraiment le garçon simple, à la limite qui ne rêvait que de rentrer dans sa campagne. Loana, c'était une déesse. Partout où on allait, c'était un truc de fou. Donc, sachant que j'ai trouvé que c'était déjà difficile pour moi psychologiquement, imaginez pour elle... Cela devait être très compliqué.
Vous avez regardé la série Culte sur le Loft ?Oui. J'ai adoré. J'ai trouvé que c'était hyper bien fait. Ça reflète vraiment bien la situation de l'époque. J'ai même appris quelques trucs sur la guerre des chaînes. J'en connaissais un peu, mais pas tout. On a regardé ça en une après-midi avec Julie. On a trouvé ça génial.
Votre expérience dans "La Bataille", a-t-elle donné des envies de retour en télé à Julie ?Non. Elle est très contente pour nous, elle adore nous regarder dans les épisodes histoire de se marrer un peu, mais non, ce n'est pas du tout pour elle.
Peut-être pour un prime spécial pour les 25 ans de "Loft Story" en 2026 ?Oui, dans ce cas, on viendra tous les deux avec grand plaisir.
publié le 19 novembre, Mathis Ferrut , Puremédias