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"Le bus : les Bleus en grève" : Netflix répond à Raymond Domenech, qui accuse la plateforme d'avoir réalisé "un film sensationnaliste qui n'a d'autre vocation que celle de 'remuer la m*rde'"

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Dans une lettre incendiaire, l'ancien sélectionneur des Bleus s'est estimé "meurtri et trahi" par le documentaire sur le psychodrame à Knysna mis en ligne par le service de streaming.

La bande-annonce de "Le Bus : Les Bleus en grève" - © Netflix

Raymond Domenech, seul contre tous. À Knysna au moment de la Coupe du monde 2010, comme seize ans après à l'issue du visionnage du documentaire "Le bus : les Bleus en grève", mis en ligne sur Netflix le 13 mai. Le sélectionneur des Bleus a pourtant voulu apparaître dans ce film devant "être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée" sur l'une des pages les plus noires du sport français. Il y intervient plusieurs fois, et donne accès aux producteurs à son carnet intime, y dévoilant des notes parfois violentes envers ses propres joueurs. Or, dans un communiqué cinglant partagé sur X jeudi, le désormais consultant sur L'Equipe TV dénonce "un réquisitoire extrêmement violent contre s(m)a personne. Un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde". L'ancien coach, "meurtri et trahi", enrage contre la plateforme qui lui aurait promis un droit de regard avant la publication, ce qui n'a pas été le cas.

"Ni un réquisitoire, ni une tribune""Ce qui se voulait être une thérapie est devenu une poubelle haineuse", résume l'ex-compagnon d'Estelle Denis, alors que le film a connu un changement de réalisateur en cours de fabrication, pour aboutir à un rendu jugé "sensationnaliste et qui n'a d'autre vocation que de remuer la merde pour faire de l'audimat". Ce jeudi, Netflix a réagi à ce coup de sang auprès de l'AFP, expliquant que le documentaire n'était "ni un réquisitoire, ni une tribune, et qu'il avait été réalisé dans une logique de confrontation de récits".

Selon l'un des producteurs du doc, Yoan Zerbit, Raymond Domenech a bien donné accès à son carnet de bord, un document personnel "où il balançait toutes ses émotions, toutes ses frustrations". Ce dernier, invité de "Culture Médias" sur Europe 1, a assuré qu'"aucune interview n'a été payée". Avec son camarade Stephen Kamga, il a ajouté qu'il leur avait fallu de longs mois pour convaincre l'homme clé de leur film de donner un accord de principe et ensuite de répondre à leurs questions face à la caméra.

Des droits d'auteurs pour Raymond Domenech"On ne rémunère pas les intervenants pour leur participation. On a eu une vraie liberté éditoriale, on ne leur a jamais permis de voir les images avant la sortie. On a été très clairs avec l'ensemble des intervenants sur ce point. Après, on a eu bien entendu à échanger sur des achats d'archives", a confirmé Stephen Kamga. Le fameux carnet de bord du coach faisait-il partie de ces investissements ? "Il a (touché) des droits, mais plus sur son livre que sur son journal intime", a concédé le producteur. Raymond Domenech avait en effet publié "Tout seul (éd. Flammarion)" en 2012, dans lequel il était revenu sur son passage contrasté à la tête de la sélection tricolore.

D'autres personnages phares de cette affaire n'ont pas souhaité figurer dans cette production. C'est notamment le cas de Nicolas Anelka, l'ancien attaquant estimant avoir déjà livré sa version et son regard, notamment dans son livre "L'Incompris". Franck Ribéry a, lui, promis une future prise de parole pour balancer ses vérités.

publié le 15 mai, Olivier Cortinovis , Puremédias

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