Le ZEvent interdit les politiques de participer à l'événement après l'inscription polémique d'un député pro-Loi Duplomb à l'événement de streaming
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L'inscription du député Renaissance Denis Masséglia au marathon caritatif de streaming en ligne, a suscité une vague de critiques. À tel point que l'organisation modifie ses règles et bannit désormais toute figure politique de l'événement.
La bande-annonce du ZEvent 2025, organisé par Zerator - © Youtube, /ZenatoR
Créé en 2016, le ZEvent est devenu en quelques années l'un des plus grands événements caritatifs français sur Twitch. Avant même son top départ, l'édition 2025, qui se déroulera du vendredi 5 septembre à 18h au dimanche 7 septembre minuit depuis le Zénith de Montpellier, a suscité une vive polémique.
"Je déposerai plainte pour menaces, insultes et incitations au suicide"Tout est parti de l'inscription du député Renaissance Denis Masséglia. Le parlementaire du Maine-et-Loire, passionné de jeux vidéo, avait partagé le 27 juillet sur X sa participation au célèbre marathon caritatif initié par Zerator. Très vite, une levée de boucliers s'organise, et les réactions fusent sur les réseaux sociaux. Le streamer Antoine Daniel va jusqu'à le qualifier de "petit député médiocre" sur Bluesky, estimant qu'il "est toujours temps de se désinscrire et d'être cohérent dans sa nullité".
Au cœur des critiques : son soutien à la loi Duplomb, jugée toxique par certaines associations, notamment la Ligue contre le cancer... qui figure justement parmi les bénéficiaires de cette édition du ZEvent. Dans un communiqué, posté sur X ce 30 juillet, Denis Masséglia se défend. "Avant d'être député, j'étais un joueur invétéré de jeux vidéo, un lecteur passionné de mangas, un spectateur assidu d'e-sport. Une culture à part entière, qualifiée par certains de 'populaire', 'geek' - qui n'a pas toujours été considérée. Une culture qui m'a amené à m'inscrire au ZEvent", écrit-il, rappelant avoir respecté "les pré-requis imposés aux streamers par l'organisation."
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"Depuis, je subis un déferlement de haine" dénonce-t-il. "Je lis des messages d'une brutalité extrême, certains s'arrogent le droit d'insulter et de menacer. (...) je déposerai cette semaine une première série de plaintes pour menaces, insultes et incitations au suicide", annonce-t-il encore. "Au-delà des agressions et du phénomène de meute, je déplore les rumeurs. Les informations que certains partagent sont fausses : je n'ai entrepris, à ce jour, aucune démarche pour me retirer", ajoute le député. "Toutefois, eu égard à l'ampleur du désordre généré par cette polémique, je comprendrais que l'organisation souhaite adapter les critères de sélection des streamers participants."
C'est désormais le cas. Car face à l'ampleur de la polémique, l'organisation du ZEvent est sortie du silence et a tranché : désormais, toute personne exerçant ou ayant exercé un mandat politique, à quelque niveau que ce soit, ne pourra prendre part à l'événement. Sans faire référence à Denis Masséglia, l'équipe de Zerator évoque une décision dictée par "l'envergure que prend l'ouverture cette année et l'engouement" suscité par l'événement.
Dans une charte publiée en ligne, elle réaffirme les principes de "neutralité partisane et confessionnelle", et se réserve "le droit discrétionnaire de refuser ou d'annuler une participation à tout moment si elle estime que les contenus ou comportements d'une personne compromettent l'image, la sécurité ou l'esprit de l'évènement".
publié le 31 juillet, Bruna Fernandez , Puremédias