Marie Denarnaud, de "HPI" à "Désenchantées" : "TF1 est une anomalie dans ma carrière"
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Vedette de "HPI" sur TF1, Marie Denarnaud décroche le premier rôle de la mini-série "Désenchantées", adaptée du best-seller éponyme de Marie Vareille.
Bande-annonce de "Désenchantées" sur France 2 - © Eloïse Legay - Banijay Studio - France Télévisons
Exit la commissaire Céline Hazan de "HPI", welcome la journaliste Fanny Courtin de "Désenchantées". Visage familier du grand public depuis des années, celle qui est devenue star du petit écran grâce au phénomène "HPI" avec Audrey Fleurot sur TF1, retrouve le service public dans cette mini-série de 4 épisodes de 52 minutes adaptée du roman éponyme de Marie Vareille. Dans "Désenchantées", Marie Denarnaud incarne une journaliste qui va retourner dans sa ville natale pour enquêter sur la disparition d'une adolescente, Sarah Leroy, survenue quinze ans plus tôt. Pour l'actrice de 47 ans, ce projet marquait également un retour aux sources après son passage sur la Une.
"Au début, TF1 ne voulait pas de moi pour incarner Céline Hazan dans 'HPI'""France Télévisions est mon premier employeur, depuis 25 ans. TF1 est une anomalie dans ma carrière. Une chouette anomalie mais je me souviens qu'au début, ils ne voulaient pas de moi pour incarner Céline Hazan. France 2, c'est vraiment plus ma famille. C'est un endroit où il y a quand même un vrai travail autour de films qui parle de la société (...) France Télévisions a été un vrai partenaire dans ma carrière. C'est le groupe qui m'a confié des vrais beaux rôles, des vrais grands rôles en premier. Je leur dis merci. J'espère que ça va durer".Marie Denarnaud ne renie en rien son passage sur la première chaîne de France. Au contraire. "J'ai toujours eu envie, surtout à la télévision, qui reste un endroit populaire, de raconter des choses aux gens, de leur raconter notre société, de ce dont j'ai pu être témoin. Grâce à 'HPI', j'ai vécu des choses folles. L'an dernier, je jouais au théâtre un spectacle vraiment raide, adapté de 'King Kong Théorie' de Virginie Despentes. À la sortie, on me dit qu'il y a des gens qui m'attendent. C'était les Morganettes, des fans d''HPI' qui se baladent en meute et qui s'habillent comme Morgane Alvaro. Ils se sont rencontrés à travers la série. 80% d'entre eux n'avaient jamais mis un pied dans un théâtre de leur vie. Ils avaient plein de questionnements. Tout d'un coup, ils venaient de prendre Despentes en pleine figure. J'ai pleuré. Je me suis dit que si je n'avais pas fait 'HPI', ils ne seraient jamais venus voir la pièce".
"Pas forcément ensevelie sous les projets" depuis la fin d'"HPI", celle qui jure par le théâtre ("j'ai besoin de travailler au théâtre, sinon je meurs" glisse-t-elle dans un sourire) voulait "depuis longtemps" travailler avec le réalisateur David Hourrègue ("Germinal", "Skam"). "J'aurais probablement dit oui à tout ce qu'il m'aurait proposé" confesse-t-elle, avouant d'ailleurs "ne pas avoir fini de lire" le roman de Marie Vareille. "Dans 'Désenchantées', je trouvais hyper intéressant le rapport à l'adolescence, à la maternité, à la transmission, au fait d'être sœurs et tout simplement d'être une fille" conclut-elle.
publié le 12 novembre, Benjamin Rabier , Puremédias